Forum sur les 10 ans des Cellules de participation citoyenne: Célébrer un outil anti-corruption aux performances avérées

Par Claude Urbain PLAGBETO,

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Le réseau Social Watch Bénin et l’Ong Alcrer organisent, jeudi 14 novembre prochain à Cotonou, un forum sur les dix ans des Cellules de participation citoyenne (Cpc). Il s’agira de célébrer cette initiative de veille citoyenne aux résultats salutaires et de réfléchir à sa pérennité.

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Mécanisme de mobilisation et d’implication des populations à la base dans la gouvernance locale, l’initiative des Cellules de participation citoyenne (Cpc) a 10 ans. L’Association de lutte contre le racisme, l’ethnocentrisme et le régionalisme (Ong Alcrer) et le réseau Social Watch Bénin entendent marquer cet anniversaire par un forum qui se tiendra, jeudi 14 novembre à partir de 8 h 30 à Bénin Royal Hôtel à Cotonou. Les tenants et les aboutissants de cette rencontre d’échanges ont été portés à la connaissance de l’opinion publique, à la faveur d’une conférence de presse animée, vendredi 8 novembre dernier à Cotonou.
« Après une décennie d’expérimentation de cet outil de contrôle de l’action publique et de promotion de la participation citoyenne à la base, il est apparu important de marquer un arrêt pour apprécier le chemin parcouru et projeter le mécanisme des Cpc dans l’avenir », laisse entendre Blanche Sonon, présidente de Social Watch Bénin et vice-présidente du Comité de pilotage et de suivi (Cps) du Programme de participation citoyenne aux politiques locales au Bénin (Particip II).
« Le but de cette activité est de célébrer une initiative citoyenne qui fait école dans la sous-région, d’identifier les défis qui se posent encore à la pérennisation des Cpc et de réfléchir aux perspectives », précise, pour sa part, Martin Vihoutou Assogba, président de l’Ong Alcrer et du Cps/Particip II. « A quoi sert-il d’allumer une lampe et de la mettre sous le boisseau ?», se demande Mme Sonon, soulignant que les résultats salutaires obtenus grâce à ces cellules citoyennes anti-corruption méritent d’être vulgarisés.
« Le forum sur les Cpc sera donc, indéniablement, l’occasion de mettre en lumière la contribution de ce mécanisme à l’enracinement de la bonne gouvernance dans les communes du Bénin où elles prennent une part active dans l’animation de la vie sociale», renchérit Martin Assogba.
Au nombre des activités prévues, indique le conférencier, il y aura des communications sur l’histoire des Cpc : de la naissance à la couverture intégrale du pays, les facteurs de leur succès ainsi que les pistes de solutions pour assurer leur pérennité. Suivront des discussions en panels sur la contribution réelle des Cpc à l’amélioration de la gouvernance locale au Bénin et les synergies à mettre en place dans les communes pour l’efficacité des mécanismes citoyens de démocratie participative.
En marge des travaux, les acteurs qui se sont distingués : membres des Cpc, autorités locales, radios et partenaires techniques et financiers, seront honorés et primés, en présence des représentants d’institutions de la République, des chancelleries diplomatiques, des organisations de la Société civile fortement attendus.

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Les Cpc en bref

Mises en place progressivement dans les 77 communes du Bénin, les Cpc accompagnent les populations à la base dans leurs aspirations à une gestion saine des affaires publiques, en privilégiant la transparence, l’intégrité, la reddition de comptes et l’équité. En effet, elles contribuent à la mobilisation sociale aux sessions du conseil communal et à la représentation des populations dans les instances de prise de décisions. Ces creusets œuvrent aussi à l’éducation à la citoyenneté des populations à travers des émissions radiophoniques et les assemblées de village ou de quartier de ville. Leur participation, en tant qu’observateurs, aux processus de passation des marchés n’est pas négligeable, tout comme leur rôle dans le contrôle de matérialité des investissements locaux, l’adoption de démarches participatives de gestion de la cité et les audiences publiques de reddition de comptes des élus communaux.
Initiées dès 2009 par Alcrer, les Cpc font suite aux Clubs anti-corruption créés en 2004 par l’Ong et aux Cellules locales de contrôle citoyen mises en place en 2006 par Social Watch. Les deux organisations ont fini par fédérer leurs approches à partir de 2013, et les Cpc sont désormais du domaine public.