Fragilité des systèmes agroalimentaires : 4 milliards de personnes menacées par la malnutrition

Par Claude Urbain PLAGBETO,

  Rubrique(s): Société |   Commentaires: Commentaires fermés sur Fragilité des systèmes agroalimentaires : 4 milliards de personnes menacées par la malnutrition

Fragilité_systèmes_agroalimentaires

Le Rapport 2021 de la Fao sur la Situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture met en exergue la vulnérabilité des systèmes agroalimentaires. Face à l’insécurité alimentaire grandissante avec les chocs dont la Covid-19, l’institution préconise des mesures de résilience et d’efficience plus accrues.

Quelque 3 milliards de personnes ne peuvent se permettre une alimentation saine et énergétique dans 143 pays pris en compte par l’étude. En plus, 1 milliard d’autres risquent de se retrouver dans la même situation si un choc vient à les priver d’un tiers de leurs revenus, dont 95 % se situent dans les pays à revenu intermédiaire des tranches inférieure et supérieure. Et, jusqu’à 845 millions de personnes pourraient voir le coût de l’alimentation augmenter si des itinéraires de transport d’importance critique devaient subir une perturbation.
Ces chiffres révélés par l’édition 2021 du Rapport de la Fao sur la Situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture témoignent de la fragilité des systèmes agroalimentaires nationaux mise en évidence par la pandémie de Covid-19. Cette vulnérabilité peut avoir des répercussions sur un grand nombre de personnes, notamment dans les pays à faible revenu, souligne le document sous-titré « Rendre les systèmes agroalimentaires plus résilients face aux chocs et aux situations de stress ».
Déjà avant la crise, le monde n’était pas en voie d’atteindre l’engagement commun qui a été pris, celui d’éliminer la faim et la malnutrition sous toutes ses formes d’ici à 2030. L’atteinte de cet objectif est davantage compromise. En fait, 720 à 811 millions de personnes sont touchées par la faim en 2020, soit jusqu’à 161 millions de personnes de plus qu’en 2019, selon l’édition 2021 de L’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde ; une situation largement due à la crise sanitaire.

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Pratiques durables

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) appelle à renforcer la capacité des systèmes et celle de leurs acteurs à prévenir, anticiper et absorber les chocs. Cela passe, estime l’institution onusienne, par deux éléments clés à savoir la diversification de la production et des sources d’approvisionnement et la redondance, c’est-à-dire la duplication d’éléments critiques des systèmes agroalimentaires.
En fait, souligne le rapport, complétée par des stocks existants et des importations, une production intérieure diversifiée permet d’assurer des disponibilités alimentaires même en cas de perturbations. L’adoption de pratiques de production plus durables (agroécologie, agriculture climato-intelligente et conservation de la biodiversité) est importante, en plus de la création ou du renforcement de coopératives d’agriculteurs. En fait, les systèmes agroalimentaires sont de plus en plus menacés par des situations de stress au long cours, telles que le changement climatique, la déforestation, la dégradation des ressources naturelles et d’autres crises prolongées.
La Fao préconise des moyens d’existence inclusifs et durables en faveur des ménages en milieu rural, par la réduction des contraintes qui pèsent sur le crédit, l’épargne et les liquidités. Les politiques devront particulièrement mettre l’accent sur les ménages principalement féminins qui sont les plus touchés par les chocs et les situations de stress, en raison, surtout, d’un manque d’accès à la terre et aux autres actifs. Toutes choses qui font subir aux nourrissons et aux jeunes enfants des dommages irréversibles, notamment le retard de croissance et l’émaciation, et un lourd tribut à la société à long terme.

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Protection sociale

Le Rapport sur les objectifs de développement durable 2020 indique que les perturbations dans les services de santé et dans l’accès à une alimentation adéquate ont alourdi les bilans de mortalité infantile des moins de 5 ans et de mortalité maternelle. En somme, priorité devrait être accordée aux programmes de protection sociale, à l’éducation et à la diversification des revenus, à l’accès aux services de base tels que l’eau propre et l’assainissement, recommande la Fao.
Un réseau de transport robuste est également nécessaire pour garantir un accès physique à la nourriture au niveau infranational face aux chocs : sécheresses, inondations, conflits armés. La fermeture de liaisons de transport d’importance critique se traduirait par une augmentation de 20 % au moins du temps de trajet, ce qui entraînerait une augmentation du coût des aliments dans plus de quarante pays analysés, indique le rapport de la Fao.
La mise en place d’un réseau souple et efficace de distribution passe par des investissements conséquents dans les infrastructures et la recherche. Pour ce faire, l’appui des pouvoirs publics est indispensable pour créer un environnement favorable à une meilleure coordination des chaînes d’approvisionnement alimentaires. Leur bon fonctionnement permettra d’améliorer les moyens d’existence des agriculteurs et la situation des entreprises et d’assurer à tous l’accès à l’alimentation.

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Le Rapport 2021 de la Fao sur la Situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture met en exergue la vulnérabilité des systèmes agroalimentaires. Face à l’insécurité alimentaire grandissante avec les chocs dont la Covid-19, l’institution préconise des mesures de résilience et d’efficience plus accrues.

Quelque 3 milliards de personnes ne peuvent se permettre une alimentation saine et énergétique dans 143 pays pris en compte par l’étude. En plus, 1 milliard d’autres risquent de se retrouver dans la même situation si un choc vient à les priver d’un tiers de leurs revenus, dont 95 % se situent dans les pays à revenu intermédiaire des tranches inférieure et supérieure. Et, jusqu’à 845 millions de personnes pourraient voir le coût de l’alimentation augmenter si des itinéraires de transport d’importance critique devaient subir une perturbation.
Ces chiffres révélés par l’édition 2021 du Rapport de la Fao sur la Situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture témoignent de la fragilité des systèmes agroalimentaires nationaux mise en évidence par la pandémie de Covid-19. Cette vulnérabilité peut avoir des répercussions sur un grand nombre de personnes, notamment dans les pays à faible revenu, souligne le document sous-titré « Rendre les systèmes agroalimentaires plus résilients face aux chocs et aux situations de stress ».
Déjà avant la crise, le monde n’était pas en voie d’atteindre l’engagement commun qui a été pris, celui d’éliminer la faim et la malnutrition sous toutes ses formes d’ici à 2030. L’atteinte de cet objectif est davantage compromise. En fait, 720 à 811 millions de personnes sont touchées par la faim en 2020, soit jusqu’à 161 millions de personnes de plus qu’en 2019, selon l’édition 2021 de L’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde ; une situation largement due à la crise sanitaire.

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Pratiques durables

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) appelle à renforcer la capacité des systèmes et celle de leurs acteurs à prévenir, anticiper et absorber les chocs. Cela passe, estime l’institution onusienne, par deux éléments clés à savoir la diversification de la production et des sources d’approvisionnement et la redondance, c’est-à-dire la duplication d’éléments critiques des systèmes agroalimentaires.
En fait, souligne le rapport, complétée par des stocks existants et des importations, une production intérieure diversifiée permet d’assurer des disponibilités alimentaires même en cas de perturbations. L’adoption de pratiques de production plus durables (agroécologie, agriculture climato-intelligente et conservation de la biodiversité) est importante, en plus de la création ou du renforcement de coopératives d’agriculteurs. En fait, les systèmes agroalimentaires sont de plus en plus menacés par des situations de stress au long cours, telles que le changement climatique, la déforestation, la dégradation des ressources naturelles et d’autres crises prolongées.
La Fao préconise des moyens d’existence inclusifs et durables en faveur des ménages en milieu rural, par la réduction des contraintes qui pèsent sur le crédit, l’épargne et les liquidités. Les politiques devront particulièrement mettre l’accent sur les ménages principalement féminins qui sont les plus touchés par les chocs et les situations de stress, en raison, surtout, d’un manque d’accès à la terre et aux autres actifs. Toutes choses qui font subir aux nourrissons et aux jeunes enfants des dommages irréversibles, notamment le retard de croissance et l’émaciation, et un lourd tribut à la société à long terme.

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Protection sociale

Le Rapport sur les objectifs de développement durable 2020 indique que les perturbations dans les services de santé et dans l’accès à une alimentation adéquate ont alourdi les bilans de mortalité infantile des moins de 5 ans et de mortalité maternelle. En somme, priorité devrait être accordée aux programmes de protection sociale, à l’éducation et à la diversification des revenus, à l’accès aux services de base tels que l’eau propre et l’assainissement, recommande la Fao.
Un réseau de transport robuste est également nécessaire pour garantir un accès physique à la nourriture au niveau infranational face aux chocs : sécheresses, inondations, conflits armés. La fermeture de liaisons de transport d’importance critique se traduirait par une augmentation de 20 % au moins du temps de trajet, ce qui entraînerait une augmentation du coût des aliments dans plus de quarante pays analysés, indique le rapport de la Fao.
La mise en place d’un réseau souple et efficace de distribution passe par des investissements conséquents dans les infrastructures et la recherche. Pour ce faire, l’appui des pouvoirs publics est indispensable pour créer un environnement favorable à une meilleure coordination des chaînes d’approvisionnement alimentaires. Leur bon fonctionnement permettra d’améliorer les moyens d’existence des agriculteurs et la situation des entreprises et d’assurer à tous l’accès à l’alimentation.

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