Gestion des ressources pastorales au Bénin: La Fao forme des cadres en système d’information géographique (SIG) et télédétection

Par La Redaction,

  Rubrique(s): Société |   Commentaires: Commentaires fermés sur Gestion des ressources pastorales au Bénin: La Fao forme des cadres en système d’information géographique (SIG) et télédétection


Les cadres de la direction de l’Elevage ont été familiarisés à l’utilisation de Systèmes d’information géographique (SIG) et de la télédétection pour développer de telles applications. C’est à la faveur d’une formation animée à leur intention par l’agronome et spécialiste en SIG et télédétection, Dr Adi Mama, du 10 au 13 juillet dernier à la salle de conférences de la Représentation de l’Organisation des Nations Unies (Fao) au Bénin à Cotonou, dans le cadre du projet TCP/BEN/3608 «Appui au Développement de l’Elevage à travers l’amélioration de l’Alimentation Animale».

LIRE AUSSI:  Coupe du monde Russie 2018: Le Maroc face à son destin

Source : FAO

Comment quantifier les ressources pastorales d’une région ou de l’ensemble du Bénin et planifier leur gestion à partir des données de Systèmes d’information géographique (SIG) et de la télédétection ? De façon spécifique, comment identifier les axes et les zones de concentration de la transhumance bovine, évaluer la biomasse et la végétation disponibles selon les saisons climatiques, et évaluer la capacité de charge des différentes régions du Bénin? Telles sont les problématiques quoi étaient au cœur de la formation à l’intention des cadres de la direction de l’Elevage. Elle a été animée par l’agronome et spécialiste en SIG et télédétection, Dr Adi Mama, du 10 au 13 juillet dernier à la salle de conférences de la Représentation de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’agriculture au Bénin (Fao) à Cotonou.
Essentiellement pratique, la formation a permis à une vingtaine de responsables des différents services de la direction de l’Elevage au ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche d’acquérir les bases théoriques et pratiques liées aux Systèmes d’information géographique (SIG) et à la télédétection satellitaire. Plusieurs logiciels ont été installés et leurs manipulations enseignées. Ainsi, les participants ont appris à relever les coordonnées d’un point géographique, à faire le traking d’une aire géographique, mesurer les superficies d’une aire géographique donnée, télécharger les données sur la végétation, les interpréter et les représenter sous forme de carte, ainsi que l’utilisation et quelques traitements des images satellitaires. Ils ont surtout appréhendé les opportunités qu’offrent les SIG et la télédétection en matière de production de données géo-référencées sur les ressources naturelles et de planification de leur utilisation. « A partir des données issues des SIG et de la télédétection, on peut calculer en poids et en superficie la biomasse et le couvert végétal disponibles pour le pâturage des animaux ; les axes et villages de concentration de la transhumance bovine peuvent être identifiés et suivis ; les effectifs d’ovins, bovins, de volailles et autres animaux peuvent être connus et suivis ; le potentiel en ressources végétales, animales et en ce qui concerne l’ensemble des ressources naturelles peut être évalué pour chaque commune, département ou l’ensemble du pays », a souligné le formateur, Dr Adi Mama, chercheur en Agronomie et spécialiste en SIG et télédétection. « D’autres applications de la télédétection et des SIG peuvent être développées pour aider dans leurs missions les différents services de la Direction de l’Elevage», a-t-il poursuivi. « Avec les logiciels de SIG et de télédétection, une cellule peut être créée par exemple à la direction de l’Elevage pour produire de façon régulière des données sur les ressources animales, la végétation ou d’autres domaines liés à ses activités», a-t-il suggéré.
Pour le directeur de la ferme de l’Okpara, Byll Orou Kpérou Gado, la formation en SIG et télédétection va surtout aider à maîtriser les limites de l’exploitation, d’une superficie de 33 000 ha dans la commune de Tchaourou, afin de faire face aux litiges fonciers avec les riverains et aux vols de bétail. « Nous allons pouvoir identifier correctement les coordonnées géographiques de la ferme et préserver les ressources de ce patrimoine de l’Etat créé depuis 1952 », a-t-il promis, au terme de l’atelier de formation.
Le coordonnateur du projet TCP/BEN/3608, Basile Oké, chef service à la direction de l’Elevage, chargé de la Promotion des filières, renchérit en précisant que la formation, intervenue quelques jours après le vote du Code pastoral qui prescrit à l’Etat d’évaluer chaque année la capacité du pays avant la campagne de transhumance, permettra à la direction de l’Elevage à travers la télédétection d’apprécier la capacité de charge des régions et du pays. « Cet atelier est venu à point nommé puisque la direction de l’Elevage peut désormais produire, tel que recommandé par le formateur, des données de façon périodique sur l’évolution du couvert végétal et déterminer les capacités de charges des différentes régions et le nombre de transhumants étrangers que le pays peut accueillir », a-t-il souligné.
Exécuté par la Fao au Bénin depuis novembre 2017, le projet TCP/BEN/3608 « Appui au Développement de l’Elevage à travers l’amélioration de l’alimentation animale » vise l’amélioration de l’accès des petits producteurs aux aliments pour animaux à travers une bonne valorisation des résidus agricoles et sous-produits agro-industriels en alimentation animale.

LIRE AUSSI:  Dématérialisation de l'Administration: La révolution qui va métamorphoser le quotidien des Béninois