Gestion du Parc national W: Les communautés riveraines attendues dans la coproduction de la sécurité

Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori,

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Une rencontre a eu lieu, en fin de semaine dernière à Kandi, avec les élus communaux et leaders traditionnels riverains du Parc national W. Outre la coproduction de la sécurité, il y avait également au centre des échanges, le problème de l’envahissement de cette réserve cynégétique par les agriculteurs et les éleveurs.

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Après avoir repris vie, grâce aux efforts consentis par le gouvernement à travers la mise en œuvre d’un plan d’intervention basé sur la délégation de sa gestion, le Parc national W risque de connaître à nouveau des difficultés, si rien n’est fait dans l’immédiat. Il subit à nouveau des pressions anthropiques. Tous les acteurs impliqués sont appelés à jouer leur partition. Aussi faudrait-il que les élus de la quatrième mandature au niveau des communes riveraines au parc, s’approprient les mesures gouvernementales prises pour qu’il retrouve une faune et une flore riches en espèces variées et appréciées.
Courant 2017, a rappelé le préfet de l’Alibori, Mohamadou Moussa, le gouvernement du Bénin a validé l’accompagnement de African Parks Network, pour ressusciter et réhabiliter le Parc W. « Aujourd’hui, si nous faisons le point, vous allez constater que le terrain est balisé pour faire de ce parc, un patrimoine digne de ce nom », s’est-il réjoui.
Néanmoins, malgré les avancées significatives réalisées, il y a encore des problèmes qui persistent sur le terrain. « Le parc est envahi par les bœufs. Le front agricole est très envahissant. On a trouvé des champs de coton qui sont au milieu du parc. Il y a également des champs de cultures vivrières », a déploré le coordonnateur du plan d’intervention prioritaire, Christophe Lemée. «Dès que le travail le permettra, il s’agira de tracer une limite pour le front agricole. Il y aura des espaces de rappel des zones d’occupation contrôlée. C’est-à-dire que les bœufs pourront y venir à certaines périodes», a-t-il indiqué, en annonçant les premières mesures à prendre.
« Nous avons déjà un creuset d’échanges avec les femmes. Mais sur le plan de la sensibilisation et de la gestion du renseignement, il faut créer également un creuset d’échanges avec les élus locaux, les communautés et les leaders religieux. Nous avons également compris quelque peu les difficultés qui sont les leurs et auxquelles nous allons essayer d’apporter des solutions pour qu’ensemble, nous puissions avancer », a laissé entendre le directeur du parc, Abdel Aziz Bello. L’implication et l’engagement des communautés riveraines au parc, dans le cadre de la coproduction de la sécurité, sont donc attendus.

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