Gestion durable des terres: Conclave autour du plan d’action

Par Valentin SOVIDE, AR/Zou-Collines,

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A quelques jours de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse édition 2021, il se tient, depuis hier mardi 15 juin à Bohicon, un atelier de renforcement des connaissances des parties prenantes en vue de la mise en œuvre du plan d’action national de gestion durable des terres.

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En prélude à la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sècheresse visant la mobilisation des efforts en faveur de la protection et de la restauration des écosystèmes naturels, le ministère du Cadre de vie et du Développement durable, organise pour 48 h, un atelier de renforcement des connaissances des parties prenantes.
Afin d’atteindre cet objectif, la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (Cnulcd) propose aux pays d’encourager les ménages, les communautés, le secteur privé et les gouvernements à entretenir de meilleures relations avec la nature et plus précisément la terre. Durant deux jours de travaux, les différentes parties prenantes vont mettre à jour leurs connaissances sur l’importance écologique de la diversité biologique dans son rôle de maintien des écosystèmes. Dans le domaine des savoirs traditionnels et de la biodiversité, les espèces sauvages et les habitats naturels continuent de contribuer à la sécurité alimentaire des ménages dans de nombreuses parties du monde. Au Bénin, 80 % de la population vivent en milieu rural et dépendent encore pour leurs besoins vitaux de l’exploitation des ressources de l’environnement, en particulier celles de la diversité biologique. Malheureusement, ces ressources font aujourd’hui l’objet de fortes pressions avec pour conséquence leur dégradation continue.
A l’ouverture des travaux de cette rencontre, le représentant du ministre en charge du Cadre de vie, le colonel Barnabé Sossa, a fait remarquer que cette reprise marque l’après Covid-19. Une reprise qui contribuerait bien à la résilience des économies et constituerait une action forte afin d’inverser les phénomènes de dégradation de l’environnement qui réduisent les moyens de subsistance de nos sociétés par la perte des services écosystémiques.
Au cours des travaux, ces acteurs auront à échanger, entre autres, sur les principales causes de la dégradation de la biodiversité, qui sont en fait le résultat de plusieurs facteurs d’origine naturelle ou anthropique. Parmi les facteurs anthropiques, on peut citer la poussée démographique, l’industrialisation, les réformes agraires, le régime foncier, la pauvreté, la politique et les lois. Les principales pressions exercées sur la diversité biologique proviennent de l’agriculture, de l’élevage et de la foresterie, de la pollution de l’air, de l’eau, des terres, de l’introduction d’espèces exotiques dans les systèmes naturels, de la surexploitation de certaines espèces et de leurs habitats et aussi des changements climatiques.
S’agissant des changements climatiques, l’accent sera mis sur leurs conséquences vécues ces derniers mois sans pluies. Les mois de mars, avril, mai et juin ont enregistré une chaleur étouffante en l’absence de la saison pluvieuse. Une situation qui impose désormais une intelligente résilience.

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