Gouvernance des entreprises publiques: L’Etat se montre plus exigeant

Par Ariel GBAGUIDI,

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Soucieux de l’amélioration de la gouvernance des entreprises publiques, l’Etat béninois se veut désormais être un actionnaire très regardant, entre autres, sur la surveillance, la transparence et l’obligation de résultats desdites entreprises.

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La question ne fait l’ombre d’aucun doute. L’Etat béninois, unique actionnaire dans les entreprises publiques, entend être plus exigeant en termes de gouvernance des-dites sociétés. Dès lors, de nouvelles mesures ont été prises afin de booster l’appréciation de la gouvernance à tous les niveaux. C’est du moins ce qui ressort de la communication présentée lors de la revue annuelle 2019 sur l’état de la gouvernance des entreprises publiques au Bénin. Une rencontre organisée en novembre dernier par la direction générale des participations de l’Etat et de la dénationalisation. Le thème retenu à cet effet est axé sur la reddition de comptes des entreprises publiques. Laquelle reddition,effectuée en bonne et due forme et à bonne date, témoigne d’une gouvernance de qualité.
A ces assises étaient conviés, plusieurs hauts responsables des sociétés d’Etat, des commissaires aux comptes, des experts comptables et autres acteurs impliqués dans la gouvernance des entreprises publiques.
A travers sa communication, le directeur général des participations de l’Etat et de la dénationalisation, Macaire Agbantè, martèle que l’Etat béninois se veut être, d’ici 2025, un actionnaire actif, responsable, exigeant, efficace au service de la création de valeur et de l’intérêt général.« Cette vision est fondée sur la nécessité de promouvoir un actionnaire exemplaire en matière de gouvernance, un actionnaire responsable et exigeant vis-à-vis des entreprises publiques, un actionnaire qui fait vivre le portefeuille des participations publiques pour une croissance économique durable et un développement socioéconomique harmonieux», explique-t-il.
Et pour atteindre cet objectif, à l’horizon 2025, l’Etat s’est fixé, selon Macaire Agbantè, des « lignes directrices ou axes d’intervention » qui sont au nombre de quatre. En effet, l’Etat tient dorénavant à
« assurer un niveau de surveillance des entreprises publiques susceptible de garantir leurs performances et de les prémunir contre les risques économiques et financiers ». Il entend aussi promouvoir au sein des entreprises publiques « un système de gouvernance basé sur la professionnalisation, la transparence, la reddition de comptes et la responsabilité sociale ». A ces deux mesures, s’ajoutent la valorisation des participations de l’État ainsi que le développement et la consolidation d’entreprises dans les secteurs et domaines déterminants pour la croissance économique nationale.
Cette réforme engagée par le gouvernement au sein de plusieurs entreprises étatiques, depuis 2016, a permis de bousculer les vieilles habitudes et d’amorcer effectivement l’amélioration de la qualité de leur gouvernance. Sauf que des défis majeurs restent à relever. Parmi eux, figure encore et toujours l’épineuse question de la reddition de comptes dont les éléments centraux sont : la production de l’information financière de qualité et l’exercice du commissariat aux comptes dans les règles de l’art.

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