Gouvernance politique: Des cadres de l’administration informés sur la vision du gouvernement

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Le gouvernement représenté au débat à bâton rompus

Quatre ministres ont échangé, dimanche 29 juillet dernier à Cotonou, avec le Collectif des cadres des administrations publique et privée (Ccapp) autour du thème : « Le gouvernement de la rupture, un gouvernement de confiance ou de défiance ? ».

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Le gouvernement a fait l’option de travailler, pas pour les élections, mais pour l’avenir, donc les générations futures. Ce qui suppose que « Le succès de demain est en train d’être construit aujourd’hui », à en croire Baudelaire Hounliho, président du Collectif des cadres des administrations publique et privée (Ccapp), au cours de la séance de discussions à bâtons rompus avec quatre membres du gouvernement, dimanche 29 juillet dernier à Cotonou. Pour lui, cela appelle à des sacrifices auxquels il n’a pas manqué d’exhorter les cadres. « Ce sacrifice doit commencer par nous », a-t-il martelé, indiquant que l’exemple doit provenir d’eux avant d’espérer une telle attitude de la population qui constitue, précise-t-il, la grande masse.

Une certaine population se plaint de ne rien voir pointer à l’horizon des actions du gouvernement, mais les quatre ministres ont soutenu que le bout du tunnel est pour bientôt. « D’ici là, les réalisations seront visibles », a martelé Oswald Homéky, ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports.
A travers ces échanges, les cadres recommandent au gouvernement de ne pas laisser ceux qui travaillent pour les élections gagner le terrain, si tant est que ce sont les succès de demain qui se préparent aujourd’hui et qui motivent les actions du gouvernement.
Par la voix de son président, le Ccapp exhorte le gouvernement à mieux communiquer sur ses actions pour éviter les intoxications, assurant que le collectif s’engage à l’accompagner.
Aussi, les cadres ont-ils souhaité que de telles discussions se tiennent régulièrement pour donner l’opportunité d’informer le peuple.
Baudelaire Hounliho a, par ailleurs, convié les partenaires sociaux à faire confiance au gouvernement. Puisque, affirme-t-il, « Sans confiance, on ne peut arriver à construire une nation prospère et harmonieuse ».
Baudelaire Hounliho a fait remarquer que le pays traverse une situation de crise profonde. Une crise de confiance publique qui serait la base de toutes les situations difficiles que le pays connaîtrait sur le triple plan : social, économique et institutionnel. Cela s’est traduit, a-t-il souligné, par l’échec de l’amendement constitutionnel au Parlement qui n’est, soutient-il, que la preuve de l’absence de confiance entre les acteurs politiques. Les opposants aux réformes en cours laissent croire que rien ne se fait et amplifie la perte de confiance, a-t-il poursuivi pour montrer l’utilité de ce cadre d’échanges qui vise à restaurer la confiance publique.

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Impatience

Les grandes réformes annoncées par le gouvernement sont mises en œuvre sans tambour ni trompette. Plusieurs chantiers sont également ouverts sur plusieurs plans (institutionnel, économique, etc.). Les plaintes des Béninois semblent s’amplifier laissant place parfois au désespoir ou à la désillusion.
Séverin Quenum, garde des sceaux, ministre de la Justice, rassure de la mise en œuvre effective du Programme d’action du gouvernement. Selon lui, « Toutes les actions avec des échéances sont quasiment en train d’être posées », ajoutant que les réformes suscitent des remous. Reconnaissant que lesdites actions ne sont pas très visibles, il rassure qu’elles le seront de plus en plus.
Les ministres de la Justice et de la Législation Séverin Quenum, celui du Tourisme, de la Culture et des Sports, Oswald Homéky, leur collègue de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie Odile Attanasso et celui de la Santé, Benjamin Hounkpatin, sans langue de bois, ont développé en quoi les cadres peuvent continuer à croire en le gouvernement. Les échanges qui ont tourné autour du thème « Le gouvernement de la rupture, un gouvernement de confiance ou de défiance ? » ont favorisé une meilleure compréhension des actions du gouvernement de même que ses options.
Les ministres ont eu l’opportunité d’expliquer en quoi le peuple, notamment la classe politique et les cadres ont encore de bonnes raisons de croire au gouvernement et d’espérer que le pays est sur la bonne voie.
Les quatre ministres du gouvernement ont entretenu l’assistance sur les chantiers en cours, en lien avec trois axes majeurs. Les réformes institutionnelles et politiques avec comme contenu de discussion, le processus d’amendement de la Constitution et le revirement jurisprudentiel au sujet du retrait du droit de grève ont été évoqués pour le premier axe. Le deuxième axe a porté sur les réformes économiques et l’assainissement des finances publiques. Il a été abordé à ce propos la lutte contre la corruption et les indicateurs de performances économiques, l’amélioration de l’environnement des affaires, la transformation structurelle de l’économie et les perspectives en matière de performances économiques. Enfin, le troisième axe a abordé la question de l’emploi des jeunes et la protection sociale.