Gouvernement à l’ère de la Rupture: Prime à la compétence et aux résultats

Par Josué F. MEHOUENOU,

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Les remaniements ministériels sous nos cieux, on le sait, donnent souvent lieu à de profonds bouleversements aussi bien au niveau de l’Exécutif que dans les fonctions publiques, administratives ou politiques. Mais depuis cinq ans, le Bénin fait l’expérience d’une stabilité qui pourrait faire école. La compétence et les résultats si chers au président Patrice Talon semblent être les maîtres mots qui guident le choix des
« appelés » aux hautes fonctions.

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Le premier remaniement ministériel du président de la République Patrice Talon était intervenu le vendredi 27 octobre 2017 avec l’entrée de neuf nouveaux ministres et le départ de trois ministres. Depuis lors, l’équipe gouvernementale n’a plus connu grande mutation. Le chef de l’Etat a préféré continuer avec les mêmes. Même la pratique qui consistait à démarrer un nouveau mandat avec une nouvelle équipe gouvernementale a été abandonnée lors de la constitution du premier gouvernement de l’ère II de Patrice Talon. On y retrouve la quasi totalité des ministres qui, depuis le 7 avril 2016, avaient été appelés à cette fonction.
Tout calcul fait, on note un renouvellement à moins de 8 % du nouveau gouvernement de Talon II. Autrement, le chef de l’Etat a choisi de conserver près de 92 % des portefeuilles ministériels. Cette volonté manifeste, depuis cinq ans, de ne pas se séparer de ses collaborateurs inaugure, si on le peut dire ainsi, l’ère d’une autre forme de gouvernance au Bénin. Celle-là même qui veut qu’on donne aux cadres et techniciens, le temps nécessaire pour déployer force, énergie et génie, afin de combler les attentes des populations. Depuis cinq ans en effet, les Béninois font l’expérience d’une autre gestion au sommet de l’Etat. L’homme de la Rupture et son équipe ont pris sur eux d’en finir avec certaines pratiques jugées à l’antipode du développement et avancent avec à la clé des résultats, les réalisations faites çà et là dans le pays. Les prouesses dans certains secteurs étant la résultante de ce style de management.
« Au cours du quinquennat passé, nous avons su changer collectivement notre état d’esprit. Nous avons affiché notre ferme volonté de relever tous les défis qui se posent à nous », avait laissé entendre le chef de l’Etat dans son discours d’investiture, le 23 mai dernier à Porto-Novo. A présent, il s’agit au cours des cinq années à venir, de transformer l’essai que constituent les avancées, voire les prouesses réalisées ensemble, poursuivra-t-il. Ces prouesses, comme rendre l’eau potable disponible partout au Bénin d’ici à la fin de l’année 2023, parvenir d’ici 30 mois à l’autonomie énergétique, densifier le réseau routier de sorte qu’au terme du mandat toutes nos communes seront reliées entre elles par des voies bitumées, poursuivre la dynamique en faveur de l’assainissement et de la modernisation de notre cadre de vie, mettre en place un système de santé plus efficace… Le président Patrice Talon veut les relever avec les mêmes qui ont auguré avec lui la transformation du pays.

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Prime à la bonne gouvernance

La méthode Talon comme on peut le deviner, c’est de créer une certaine stabilité dans la gestion des affaires publiques, pour peu que les « appelés » à la gouvernance du pays auront fait preuve de bonne conduite dans la gestion des dossiers. Ces cinq dernières années, on peut noter avec satisfaction qu’aucun membre du gouvernement, ni aucun proche collaborateur de Patrice Talon ne s’est fait indexer dans une quelconque nébuleuse de mauvaise gouvernance. Pas de dossiers sulfureux qui fassent la Une de l’actualité, encore moins de dénonciations ou de mauvaise gestion des deniers publics. Le pli imposé par le chef de l’Etat aurait-il fait effet ?
Cela fait partie, sans aucun doute, des raisons qui leur valent l’admiration de leur chef qui ne cesse de reconnaître leurs mérites. « Si nous donnons le meilleur de nous-mêmes, si nous restons mobilisés, dans l’abnégation, nous allons changer le cours de l’histoire de notre pays et au-delà. Nous ferons en sorte de démontrer que le sous-développement n’est pas une fatalité », indiquait Patrice Talon en Conseil des ministres, il y a quelques jours.
Sérieux, rigueur, une volonté à toute épreuve sont indispensables, a-t-il prescrit, exhortant ses ministres et proches collaborateurs « à veiller en permanence à ce que les intérêts personnels ne l’emportent jamais sur l’intérêt général ». Selon lui, « le pays attend de nous, notre volonté inébranlable de prendre en charge les enjeux de développement qui constituent des défis à relever. C’est cela qui va déterminer notre succès collectif ». Un tel discours illustre bien la confiance qu’il accorde aux membres de l’Exécutif dans les missions qui sont les leurs. Sauf qu’on ne saurait réduire cette confiance aux seuls membres du gouvernement. La plupart des autres collaborateurs immédiats du président Patrice Talon sont restés inchangés depuis cinq ans et à l’entame du nouveau quinquennat, il a choisi de les maintenir ou même, de les promouvoir à des niveaux de responsabilités plus importants n

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