Grève au ministère de l’Economie et des Finances: Les travailleurs paralysent l’administration pour diverses raisons

Par zounars,

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Les travailleurs de l’administration centrale des finances ont observé, mardi 13 et mercredi 14 décembre, un mouvement de débrayage de 48 heures. Ils agitent plusieurs revendications qui, selon eux, doivent être satisfaites par le Gouvernement avant tout arrêt du mouvement. Ils menacent même de durcir le ton dès la semaine prochaine en passant à 72 heures de débrayage, en cas de non satisfaction de leurs doléances.

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Portes closes, bureaux vides, couloirs dégagés, à peine trouve-t-on des agents du ministère de l’Economie et des Finances à leur poste de travail ce mercredi. Et pour cause, le Syndicat des travailleurs de l’administration centrale des finances (Syntracef) était en grève de 48 heures. Les travailleurs agitent vingt-cinq revendications qui doivent trouver satisfaction auprès du Gouvernement dans un bref délai, faute de quoi le mouvement pourrait être durci. Ils dénoncent plusieurs décisions du Gouvernement qui auraient été prises «sans la moindre collaboration» des responsables dudit ministère.

Les travailleurs exigent que le Gouvernement revienne sur certaines nominations notamment celle du coordonnateur par intérim à la Cellule du Fonds européen pour le développement et du directeur des Assurances à la direction générale des Affaires économiques. Ces nominations irritent foncièrement le syndicat qui exige au Gouvernement de faire la promotion interne des cadres du ministère et de tenir compte de l’ancienneté des agents.
Barthélémy Avahounzo, premier secrétaire général adjoint du syndicat estime que le Gouvernement prend davantage des lois pour affaiblir les droits des travailleurs. « Chaque année, il y avait l’organisation des concours professionnels, maintenant on prend une loi pour dire que ce sera chaque quatre ans, et nous on ne peut pas accepter ça », confie-t-il. Selon le syndicaliste, les revendications sont anciennes pour la plupart et en juin dernier, un moratoire d’un mois avait été instauré mais n’a pas connu une suite favorable. « Maintenant, nous disons trop c’est trop : il faut passer à la vitesse de croisière. C’est ce qui justifie le mouvement de grève en cours actuellement» explique Barthélémy Avahounzo. Selon lui, lors des deux dernières assemblées générales organisées le 28 novembre et le 5 décembre derniers, les travailleurs ont affirmé à l’unanimité qu’il faut durcir le mouvement tant que les revendications ne seront pas satisfaites. Il souligne qu’à partir de la semaine prochaine, le mouvement passera à 72 heures de débrayage par semaine.

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