Grève dans l’Enseignement maternel et primaire: Enseignants et agents de la santé dans la rue à Porto-Novo

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau,

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Grève dans l’Enseignement maternel et primaire

Plusieurs centaines de travailleurs, notamment des enseignants et des agents de santé ont battu le macadam, ce mardi 20 mars à Porto-Novo. La marche est partie de la Bibliothèque nationale à Ouando et a échoué à la préfecture de l’Ouémé.

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Les marcheurs sont réunis au sein du Comité des luttes des travailleurs de l’Ouémé et du Plateau. Ils ont été soutenus par le secrétaire général de la Confédération des syndicats des travailleurs du Bénin (Cstb), Kassa Mampo. Les manifestants ont surtout désavoué les responsables syndicaux membres de l’Intersyndicale de la maternelle et du primaire (Imp) qui ont signé, dans la soirée du lundi 19 mars, une motion de suspension de la grève en cours depuis le 23 janvier dernier, au niveau du sous-secteur de l’enseignement maternel et primaire. Ils les ont traités de tous les noms d’oiseaux avant de se réjouir de constater que l’appel à la reprise des cours lancé par ces responsables syndicaux n’a pas été suivi par les militants à la base.
Dans leur motion de protestation lue à la préfecture de Porto-Novo par leur porte-parole, Jean-Marie Noumonvi, les travailleurs exigent, entre autres, « la cessation immédiate des actes ou propos de banalisation et profanation de la fonction enseignante par le gouvernement, l’arrêt sans délai des actes de harcèlement, d’acharnement, d’humiliation et de menaces contre les grévistes d’une part, puis d’exposition des travailleurs salariés en général à la vindicte populaire d’autre part ». Aussi, réclament-ils la libération des fonds défalqués sur les salaires du mois de février dernier avec présentation d’excuses publiques aux travailleurs et à leurs familles. « Car, tout le monde sait que c’est le salaire du travailleur salarié qui fait travailler le zémidjan, le menuisier et la femme vendeuse de piment au marché Dantokpa de Cotonou, Ouando de Porto-Novo et Arzékè de Parakou etc. », estime Jean-Marie Noumonvi. Les marcheurs exigent de meilleures conditions d’études et de travail pour les élèves et enseignants. Ce qu’ils ont d’ailleurs laissé transparaître clairement à travers les messages écrits sur les pancartes et affiches que certains brandissaient. On lisait entre autres messages : « Sans la rétrocession, le gouvernement a la couleur, la peinture et les pinceaux de l’année scolaire 2017-2018 » et « Six arrêtés signés, je n’en veux que deux bien validés ». Ce qui passe surtout, insiste-t-il, par la satisfaction des revendications liées aux questions des statuts particuliers et la situation des vacataires.
Les enseignants grévistes ont été soutenus par des agents de santé réunis au sein de la section Ouémé du Collectif des syndicats du secteur de la santé. Ceux-ci aussi ont lu une motion de protestation par la voix de leur porte-parole, Edouard Capo-Chichi. Ils exigent principalement la restitution intégrale et sans condition des défalcations sur salaire pour fait de grève et de meilleures conditions de vie et de travail dans les centres de santé. Les différentes revendications contenues dans les deux motions lues ont été martelées par le secrétaire général de la Cstb, Kassa Mampo.
Recevant les deux motions, le secrétaire général de la préfecture de l’Ouémé, Jean-Baptiste Akpamagbo, représentant le préfet, a félicité les marcheurs pour la discipline, l’ordre et l’écoute dont ils ont fait preuve tout au long de la marche encadrée par les éléments de la Police républicaine. Il les rassure de ce qu’un compte-rendu fidèle de leurs doléances sera fait à qui de droit

Thibaud C. NAGNONHOU,
A/R Ouémé-Plateau

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