Grève illimitée des enseignants à Natitingou: Les élèves des collèges exigent la reprise des cours

Par Eklou,

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Grève illimitée des enseignants à Natitingou: Les élèves des collèges exigent la reprise des cours

Par milliers, ils ont investi, hier lundi 16 novembre, les rues de Natitingou pour réclamer la tenue des cours dans les établissements fermés depuis peu avec la grève des enseignants. A travers une marche pacifique, le collectif des élèves des collèges de la Cité des Nanto a donné de la voix pour dénoncer le triste sort à eux réservé.

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Face à la paralysie de l’école, les élèves des trois collèges de la ville de Natitingou n’ont eu comme alternative que d’observer une marche pour réclamer ce qu’ils considèrent comme leur droit. La reprise des cours dans les différents établissements. Encadrés par la police, ils ont battu le macadam depuis le CEG I de la ville jusqu’à la Préfecture des départements de l’Atacora-Donga après une escale à la direction départementale en charge de l’Enseignement secondaire et de la Formation technique et professionnelle et à la mairie. Très déterminés mais ordonnés sous l’égide de la police, ils n’ont pas fait dans la dentelle pour montrer tout leur mécontentement face au triste sort à eux réservé. «Nous sommes des orphelins de l’école», «Un enfant sans instruction est une calamité pour la nation», «Permettez-nous d’être dignes de vous remplacer demain»…Ont-ils affiché sur les pancartes brandies à la tête de la marche. Des messages forts qui viennent à être portés par des S.O.S scandés lancés à l’endroit du chef de l’Etat.

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A la direction départementale en charge de l’Enseignement secondaire et de la Formation technique et professionnelle, c’est tout le personnel avec à sa tête le directeur Malick Soumanou qui est allé à la rencontre des marcheurs.
« Depuis trois semaines nous, écoliers et élèves sommes privés de nos cours en raison de la grève déclenchée par nos enseignants. Commencée pour être observée soixante-douze heures par semaine à savoir les mardis, mercredis et jeudis, la grève a vite fait de passer à quatre-vingt-seize heures la semaine. La journée du lundi seule semble épargnée par la fermeture des classes…En définitive, l’école ne vit plus et nous sommes obligés de rester à la maison en plein mois de novembre où en temps normal nous nous préparions déjà à passer les épreuves de la première série des devoirs surveillés », indique Caprine Hèdokingbé, porte-parole des manifestants, la voix hésitante et marquée par l’émotion. Appelant les partenaires sociaux et les membres du gouvernement, une fois encore à la table de négociations, afin que les problèmes de l’école soient définitivement réglés. Le collectif des élèves des trois collèges de Natitingou a invité par ailleurs le chef de l’Etat à agir pour sauver l’école et à épargner les enfants béninois de l’ignorance.

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Sauver l’école béninoise

Se disant solidaire de la marche qui témoigne, à ses dires, du ras-le-bol des élèves et de leur envie à reprendre les classes, Malick Soumanou s’est montré optimiste quant à une issue heureuse des négociations menées par le gouvernement avec les syndicats des différents ordres d’enseignement. « L’école n’est pas morte », souligne-t-il, tout en exhortant les élèves au calme et à la discipline. En attendant que les choses entrent en ordre, il les a invités à retourner dans les classes pour bénéficier des cours dispensés par les enseignants non affectés par les grèves.
A l’hôtel de ville de Natitingou, le maire N’da Antoine N’da dit sympathiser avec cette marche et encourage les manifestants à se battre pour avoir gain de cause. « Nous vous soutenons puisque c’est votre droit constitutionnel d’aller à l’école », note-t-il.
En l’absence du préfet des départements de l’Atacora-Donga, c’est Mashoudou Ashanti, secrétaire général de la Préfecture, qui a reçu la motion des manifestants, relevant au passage que la cause dont il s’agit ici est bien noble. « On ne peut avoir une éducation de qualité si les classes ne sont ouvertes qu’un seul jour dans la semaine », a-t-il avancé avant de promettre rendre compte fidèlement à qui de droit.