Grossesses en milieux scolaire et extrascolaire: Une campagne pour éradiquer le phénomène

Par Désiré C. VIGAN A/R Mono Couffo,

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L’esplanade intérieure de la direction départementale de la Santé sise à Lokossa, dans le Mono, a servi de cadre, mardi 29 octobre dernier, au lancement d’une campagne dénommée « Midjomido » initiée par l’Organisation non gouvernementale Care Bénin-Togo. Le top de cette campagne qui vise à éliminer les grossesses en milieux scolaire et extrascolaire marque la célébration, en différé, de la Journée internationale de la fille (Jifi).

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Décourager les prédateurs sexuels en milieu d’apprentissage, c’est l’objectif que poursuit la campagne Midjomido qui signifie « Laissez-moi continuer mes études » ou « Laissez-moi continuer mon apprentissage » en référence au terme Midjomido qui veut dire littéralement en langue fon « laissez-moi ». La campagne se veut un événement à répéter tous les ans, un mouvement qui va embraser tout le territoire national au moyen des activités physiques et virtuelles. Et ceci, jusqu’à l’éradication du phénomène des grossesses en milieux scolaire et extrascolaire. Telle a été la substance de la présentation faite de la campagne, mardi à Lokossa où plusieurs ministères sectoriels ont apporté leur soutien au démarrage des activités. Il s’agit du ministère en charge des Affaires sociales représenté par
Jean-Marie Nicolas Dandoga, directeur de cabinet du ministre ; du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle représenté par Jean Bénoît Alokpon ; et enfin du ministère de la Santé, au nom duquel le directeur départemental de la santé Etienne Hounkonnou est intervenu. Tour à tour, ils ont salué l’initiative et réitéré l’engagement de leurs différentes structures à jouer leur partition pour l’atteinte de l’objectif visé. La préfecture de Lokossa aussi ne sera pas du reste, a assuré le secrétaire général, Arnaud Agon.
A en croire la directrice de la mission Bénin Togo de Care international, Joyce Cepenou, l’initiative de la campagne Midjomido qui, dit-elle, s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale de la fille (Jifi), célébrée le 11 octobre dernier, est motivée par un constat fait à l’échelle continentale. Selon elle, il est constaté qu’en Afrique en général et au Bénin en particulier, l’augmentation sans cesse du taux des grossesses précoces est l’un des problèmes récurrents qui empêche le développement des compétences scolaires et professionnelles chez les adolescentes et les jeunes filles.
Et les chiffres en disent long sur l’ampleur du phénomène. Selon les résultats de l’Enquête démographique et de santé (Eds 2018) environ 13 % de jeunes filles de 15 à 19 ans ont commencé une vie procréative avec 3,3 % qui sont tombées enceintes de leur premier enfant. Spécifiquement dans le sous-secteur de l’Enseignement secondaire, les chiffres sont peu reluisants même s’ils indiquent une tendance baissière. Selon le directeur de cabinet du ministre, Jean Benoît Alokpon, 3 045 cas de grossesses ont été enregistrés en 2017, en milieu scolaire contre 2 912 cas en 2018, et 1 122 cas en 2019.
Des adolescentes et jeunes filles réunies dans un creuset dénommé club des scolaires et extrascolaires se sont fait porte-parole des victimes à travers un plaidoyer. Elles ont appelé non seulement à renforcer la protection autour de la couche juvénile mais aussi à élargir le champ des interventions.

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