Guérisseur, il tente d’assassiner son client après l’avoir abêti (9e dossier): Apollinaire Wèdji condamné à dix ans de travaux forcés

Par LANATION,

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L’accusé du 9è dossier inscrit au rôle de cette deuxième session de la Cour d’assises de la Cour d’appel de Cotonou a nom Apollinaire Wèdji dit dah Agonlin. Il comparaît pour le chef d’accusation de tentative d’assassinat, pratique de charlatanisme et escroquerie. Il prétendait délivrer la victime de la sorcellerie, mais il la dépouillait méthodiquement de ses biens, jusqu’au jour où il a tenté de s’en débarrasser… sans succès. La Cour de céans, présidé par Thierry Ogoubi, qu’assistaient les assesseurs Evariste Akouna, Rogatien Glagladji et les jurés Thomas Honoré Emmanuel Alogou, Abraham Santos Fakambi, Louis Gbogbanou, Codjo Jonas Montcho et Gbènato Sylvie Hazoumè (suppléante) a instruit l’affaire et conclu à la culpabilité de l’accusé, défendu par Me Théodore Zinflou. Me Seïdou Abou est le greffier d’audience et Honoré Alowakinou, l’avocat général.

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Courant novembre 2009, le nommé Lawani Assani fit la connaissance d’Apollinaire Wèdji, guérisseur traditionnel. Ce dernier lui proposa de le purifier et, pour ce faire, lui administra diverses potions magiques. C’est ainsi qu’il réussit à avoir une emprise totale sur sa personne, lui fit signer à son profit des conventions de vente de deux de ses parcelles sises à Agori et de son domaine de deux hectares sis à Zè, sans aucune contrepartie. Le samedi 28 novembre 2009, Apollinaire Wèdji proposa à Lawani Assani de l’accompagner à Covè où il devrait rencontrer des investisseurs. Arrivés à Covè, il installa Lawani Assani au motel TG de Covè. De 14h à 2h du matin le lendemain, Apollinaire abandonna l’homme seul dans la chambre d’hôtel. Lorsqu’il revient à 2h du matin, il l’invita à prendre place avec lui à bord d’une voiture Toyota RAV4. Arrivés à hauteur du village Houngomey, le véhicule a marqué un arrêt. Apollinaire demanda à son compagnon Assani de le suivre. Il le conduit alors dans la forêt sacrée de Kponzoun. Une fois sur les lieux, il lui ordonna de se déshabiller et de se coller à un gros arbre pour sa purification. Naïvement, Lawani Assani s’exécuta. Apollinaire se posta alors derrière lui et lui tira quatre coups de feu dessus, puis l’abandonna sur les lieux, convaincu de lui avoir donné la mort. Mais bien que grièvement blessé, Lawani Assani ne succomba pas à ses blessures. Après une nuit d’agonie dans la forêt, il parvint à se traîner jusqu’au bord de la voie où les secours ont pu lui être portés.

Interpellé sur les faits, Apollinaire les a d’abord reconnus mais après, s’est terré dans une dénégation systématique. Le bulletin n°1 de son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation et l’enquête de moralité lui est favorable, et il était en possession de ses moyens au moment des faits.
Né vers 1972, Apollinaire, dans la fleur de l’âge, la boule à zéro, allure vigoureuse, arrive à la barre et ne reconnaît pas les faits.

Il dépouille méthodiquement son client

Il raconte avoir été réveillé une nuit par un inconnu qui disait avoir obtenu son numéro par un de ses habitués. Cette personne voulait le rencontrer. Aussi a-t-il pris la route de Houèdo dans Calavi, suivant les indications reçues, en compagnie de sa femme dans le véhicule. Au lieudit, il retrouve l’intéressé qui n’était pas seul. Il dit avoir conduit ses hôtes à la maison pour échanger avec eux. Lawani Assani, expose alors avoir des difficultés avec les sorciers, et que ses affaires ont périclité de ce fait. Apollinaire dit avoir réclamé 120.000FCFA pour lui venir en aide avec la préparation d’un savon spécial. Ses hôtes, après avoir échangé quelques propos en français, lui auraient remis une avance de 80.000FCFA. Rendez-vous fut pris pour deux semaines plus tard, afin qu’ils payent le solde et récupèrent le produit. Un mois plus tard, voilà Assani tout content d’avoir eu satisfaction et revenant solliciter le guérisseur traditionnel pour aider sa fille qui vit en Europe et qui a des difficultés avec son mari, non sans témoigner de l’efficacité du premier traitement dont il a personnellement bénéficié, et dont les effets positifs commençaient à se ressentir avec la signature d’un contrat par lequel on lui confiait à nouveau un marché. Pour le problème de la fille, Apollinaire dit avoir réclamé 50.000FCFA, avoir fait le travail à la satisfaction du demandeur, dont la fille lui aurait même envoyé plus tard un flacon de parfum en guise de reconnaissance, la paix étant revenue dans son foyer. C’est un peu plus tard, poursuit Apollinaire, que le sieur Assani est retourné le voir, lui proposant de lui vendre une parcelle sise à Alègléta parce qu’il avait besoin d’argent pour exécuter le marché dont il était attributaire. A ses dires, il aurait décliné l’offre, faute d’argent, et suggéré à son compagnon de confier le dossier aux démarcheurs. Sur le chemin du retour, ils auraient aperçu une enseigne de démarcheur, se sont dirigés vers le lieu où ils auraient rencontré le titulaire. Plus tard, ce démarcheur que lui Apollinaire ne connaissait pas avant leur rencontre ce jour-là, l’appelle pour se plaindre de ce qu’il avait proposé un acheteur à son ami Assani, qui n’en a pas voulu, estimant que le prix proposé ne lui convenait pas ; mais qui vendra en catimini la parcelle à l’intéressé, sans plus lui verser sa commission. Sur son interpellation, Assani aurait fini par verser au démarcheur sa commission. Près d’un mois après, le même Assani serait revenu lui dire qu’il voudrait vendre une autre parcelle, le prix de vente de la première ne permettant pas de faire face à ses besoins. Ayant vu cette deuxième parcelle, il l’a acquise avant de se voir proposer, une fois encore par le même Assani, une ferme située à Zè. Il accepte de lui acheter deux hectares de terrain. Et l’histoire ne s’arrête pas là. Toujours dans le besoin d’argent, Assani lui aurait demandé de l’aider à avoir un peu d’argent pour compléter la provision dont il disposait, car il devait voyager. Il lui vend alors une autre parcelle à 5.000.000 FCFA et le prie de lui faire un prêt de 2.000.000FCFA car il avait besoin de 7 millions dans l’immédiat. Ce qui fut fait contre décharge.
Plus tard encore, Apollinaire dit avoir été appelé par un chef de brigade, qui lui montre une photographie d’Assani, bandages sur l’abdomen, lui demandant s’il le connaissait. Réponse affirmative. A la question de savoir qu’est-ce qui les liait, il a répondu qu’il est son guérisseur et qu’il lui a acheté des parcelles. C’est alors que le gendarme lui a demandé de patienter jusqu’à l’arrivée d’Assani. Une fois sur les lieux, celui-ci aurait discuté en aparté avec les gendarmes, avant de sortir pour affirmer que lui Apollinaire l’a emmené en voyage six mois plus tôt et lui a tiré dessus, qu’il lui a également pris une somme de 50.000.000 FCFA de même qu’il n’avait pas encore payé le prix des parcelles qu’il lui a vendues et pour lesquelles il lui a délivré des conventions de vente.

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Riche guérisseur ou fieffé menteur ?

La Cour s’étonne que Lawani, un ingénieur, à son âge, se plaigne de sorcellerie à un guérisseur. Ne serait-il pas plutôt allé le solliciter pour avoir des marchés ? L’accusé répond que c’est la sorcellerie qui fait justement que toute opportunité de marchés s’éloigne. Que les sorciers s’installent sur le chemin du bonheur du client et que le savon qu’il prépare les en éloigne. Il nie formellement avoir donné quelque potion magique à boire à son client… La cour s’interroge sur la familiarité subite qui a pu s’installer entre eux pour qu’Assani lui fasse confiance à ce point et lui propose de lui vendre autant de parcelles, en si peu de temps, pour une valeur cumulée de 25.000.000FCFA environ. Aussi Thierry Ogoubi cherche-t-il à comprendre si en tant que guérisseur, Apollinaire a bien rendu le service qui lui était demandé, en neutralisant la poisse et en ouvrant la voie à une ère grasse. Car en se limitant à la première formalité, on pourrait aussi empêcher la chance de visiter le demandeur. L’avocat de l’accusé, qui ne s’y connaît pas moins, lui fait remarquer que c’est lorsqu’on a fait un « contre » qu’on est obligé de faire autre chose pour attirer la chance. En tout cas, s’il avait bien fait son travail, Lawani n’aurait pas autant de difficultés d’argent, lui fait observer le président. L’accusé se défend, arguant que Lawani lui a dit que le marché gagné portait sur 200.000.000 FCFA et qu’il devait avancer une partie pour exécuter le travail. Pour finir par dire qu’à ce jour, c’est Lawani qui reste lui devoir 2.000.000 FCFA, qu’il ne s’est jamais rendu en pays Agonlin avec lui, et que lui Apollinaire était allé se plaindre d’un locataire indélicat à la brigade, quand le chef de cette unité l’a interpellé alors qu’il s’en retournait. Bref, pour l’accusé, ce dossier n’est pas le sien. La Cour le croit-elle ? Pas sûr. Elle veut savoir comment il aurait pu avoir autant d’argent pour acheter toutes ces parcelles en un an à peine et au comptant. Apollinaire répond qu’il est agriculteur, dispose d’une voiture bâchée qu’il met également en location. Mieux, déclare-t-il, son travail le conduit aussi hors du Bénin, en Côte d’Ivoire notamment où il gagne assez d’argent.
Des zones d’ombre jonchent ses déclarations. La Cour et l’avocat général, lui rappellent qu’il est indiqué au dossier qu’il connaît le promoteur de l’hôtel TG, qui est son ami. Raison même de sa présence au mariage de celui-ci. Il nie catégoriquement. Nie se rendre souvent au village. Pourtant, il est célèbre et voyage beaucoup au gré des sollicitations, lui signifie la Cour, qui ne comprend pas pourquoi il s’obstine à nier ses relations avec le promoteur de l’hôtel. Il finit par concéder qu’il se rend au village quand il y a décès dans sa famille, mais ne dort pas à l’hôtel. De même, interrogé sur les balles reçues par Assani, il jure ne pas savoir manipuler une arme. Mais si aucun différend ne les oppose et qu’il lui a rendu de nombreux services, pourquoi Assani l’accuserait-il alors ? Réponse de l’accusé : « je ne sais pas» et «je suis très surpris ». Quid des confidences faites à son codétenu François Houénou et du service spécial qu’il lui a demandé? Assani soupire et laisse entendre qu’il est difficile de faire confiance à l’homme, que l’intéressé s’est fait proche de lui en prison mais a fini par le voler à plusieurs reprises. Le ministère public lui rappelle qu’il avait délaissé photocopie de la pièce d’identité d’Assani au nommé François Houénou et l’a chargé d’assassiner celui-ci une fois libéré de prison. Il nie, dit qu’en tant que guérisseur, il n’a pas besoin d’intermédiaire pour tuer quelqu’un s’il le voulait.
Son avocat Théodore Zinflou se fait donner acte de cette déclaration, comme de tant d’autres, brandit le diplôme de guérisseur traditionnel de son client, lui fait répéter qu’il avait deux maisons en location, qu’il ne comprend et n’écrit pas français et que le sieur Lawani communiquait avec lui en langue fon.

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Lawani Assani, un miraculé ?

Après près de 3h de déposition, il est invité à se retirer. Les traits tirés, il jette un regard furtif au prétoire. Lawani Assani le remplace à la barre. 71 ans aujourd’hui, cet ingénieur en génie civil à qui l’on a procuré une chaise pour se tenir assis, dit s’incliner devant les mânes des ancêtres et saluer le professionnalisme de la Cour. Puis il raconte comment il a été conduit chez Apollinaire par un ami qui entendait l’aider à avoir des marchés pour son bureau d’étude. Très tôt, il bat en brèche les déclarations du guérisseur, précise n’avoir jamais eu de fille, mais trois garçons dont deux (métis) étaient dans le prétoire avec leur mère (blanche). Ils se sont bien rendus sur Covè, et son ami l’a logé au motel TG où il semble bien connu ; avant de partir en famille et de promettre de revenir plus tard avec les investisseurs qu’il entendait lui présenter. Contrairement à sa promesse, il ne revint pas à 19h mais vers 2h du matin. Direction Bohicon, à bord d’un véhicule RAV4 que conduisait un inconnu, son «ami» Apollinaire fumant une «cigarette à l’odeur bizarre». Confirmant la narration faite par la Cour, il dit avoir fait naïvement confiance à l’accusé. Qui l’a conduit dans la brousse, lui a ordonné de se mettre à poil et de formuler ses doléances devant un grand arbre, ce qu’il faisait quand il a reçu les décharges, se disant aujourd’hui « bourré de balles comme un agouti en déplacement», ne devant son salut qu’à la maladresse de son bourreau qui n’a jamais réussi à l’atteindre à la tête. Et à son endurance qui lui a permis, quoiqu’affaibli, de s’appuyer sur ses coudes (il dit avoir pourtant reçu des balles dans les bras), pour s’avancer dos au sol jusque vers la voie principale.
Pour en arriver là, l’accusé a dû lui donner des potions à boire, et ne lui a jamais fourni le moindre savon, assure-t-il. Puis il jure n’avoir rien vendu à l’accusé, et dit ne pas comprendre comment il a pu lui faire une décharge pour une somme de deux millions qu’il n’a jamais reçue. Pas plus qu’il ne comprend pas comment il a régulièrement délivré des conventions de vente, signées du reste par des parents à lui en qualité de témoins. La Cour est intriguée par le fait qu’il soit resté vivant deux jours après les faits seul dans la brousse, malgré le sang perdu, et surtout qu’il n’ait pas songé à fuir dès les premières décharges. Lui met en cause les pratiques du guérisseur qui l’aurait certainement maintenu sous son contrôle…et remercie Dieu.
L’avocat de l’accusé lui demande alors de dire s’il est aujourd’hui en possession de tous ses moyens. Sa réponse ne rassure pas la Cour, qui le relance. Il rassure sur son état de santé. Les débats peuvent se poursuivre. Me Zinflou l’interroge sur les sommes qu’il aurait remises à son client. Il dit avoir vendu un domaine pour 50 millions FCFA au nommé Victor Dossa, qui l’aurait payé en liquide, somme qu’il aurait remise intégralement à Apollinaire. Puis Me Zinflou s’étonne que la victime disant avoir été opéré au CHD Goho avant d’être référé au CNHU, il ne figure nulle trace au dossier de cette intervention. La victime sort le certificat médical initial de son sac et le remet à la Cour…
Comme renfort pour la victime, le premier témoin Jérôme Agbokan, celui-là même qui a mis Assani en contact avec l’accusé, dit avoir coupé tout contact avec son ami, sur instruction de l’accusé. Si pour lui, la victime ne peut jamais mentir, il ignore également ce qui pourrait pousser l’accusé à vouloir attenter à sa vie. C’est dame Odette Nascimento qui dépose ensuite comme témoin. Elle dit que son ami Assani l’a informée qu’il faisait des affaires avec l’accusé et qu’il a décidé de vendre des parcelles pour régler certaines dépenses y relatives, mais que l’argent est entre les mains de celui qui s’en occupe, en l’occurrence l’accusé.
Honoré Alowakinou, d’entrée, campe le champ de ses réquisitions sur le tout-argent qui, en l’espèce, justifie le comportement de l’accusé. Qui, s’il avait reconnu les faits de charlatanisme seulement, a fini par varier, niant tout en bloc. Sur la base des larges débats enregistrés, l’avocat général, rappelant les éléments constitutifs des infractions en cause, estime que le crime a été soigneusement préparé. Que l’arme du crime a été acquise et que même en pleine incarcération, l’accusé visait toujours le décès de son ami. Lequel, dans la forêt, n’a dû son salut qu’à Dieu. Au total, Honoré Alowakinou retient que tous les crimes poursuivis en l’espèce sont établis et requiert la condamnation d’Apollinaire à la peine de travaux forcés à perpétuité.
Ce n’est pas l’avis de Me Théodore Zinflou qui va s’appuyer sur le diplôme de guérisseur traditionnel de son client pour battre en brèches la thèse de pratique de charlatanisme. Et puisque toutes les infractions de l’espèce se tiennent dit-il, c’est que si celle de charlatanisme tombe, tout le reste s’écroule. Et enseigne à l’appui que c’est depuis 1975 que la médecine traditionnelle a acquis droit de cité au Bénin. Puis de s’interroger sur ce qu’il y a lieu de faire dans le cas d’un intellectuel nanti d’un Bac plus 5 face à un tradi-thérapeute pure souche et analphabète? Mieux, Me Zinflou doute de la réalité de la scène nocturne dans la forêt, s’étonne que tout se soit passé, suivant le récit de la victime, comme si celui qui a tiré ne voulait pas attenter à sa vie, puisque les parties vitales de son corps n’ont pas été atteintes malgré cinq coups tirés et alors qu’il aurait été à portée de fusil… Montage, pense Me Zinflou. Pour inviter enfin la Cour à sortir Dieu du prétoire pour rester conforme à la Constitution du Bénin, Etat laïc. Et à faire ce que de droit si la preuve des infractions n’est pas formellement rapportée et que le moindre doute subsiste.
Pour la Cour, Apollinaire est coupable des faits mis à sa charge. Elle le condamne à la peine de dix ans de travaux forcés et au paiement des frais de justice. En détention depuis le 18 mars 2010, il retourne en prison pour près de cinq ans encore. Satisfaction de la partie civile. Qui réclame que lui soient remises les versions originales des conventions de vente en sa possession, que son bourreau lui rembourse la somme de 800.000FCFA représentant les frais médicaux, ainsi que 46.000.000 FCFA pour que tout ce qu’il lui a escroqué ou généré comme frais. Apollinaire Wèdji devra aussi interdire au sieur François Houénou d’attenter à sa vie.
Pour le ministère public, la condamnation d’Apollinaire doit pouvoir ouvrir droit à réparation, mais il laisse la Cour apprécier librement le quantum de la réparation. Me Zinflou ne comprend pas ce qui fonde ces prétentions exorbitantes, et rappelle que le principe de l’indemnisation, c’est le juste prix.
La Cour arbitre les prétentions pécuniaires de la partie civile à la somme de 500.000 FCFA pour réparation du préjudicie par lui subi, que l’accuse devra lui restituer, jugeant que la demande est exagérée en son quantum ; ainsi que la restitution de ses titres de propriété. En sus, Apollinaire devra restituer les parcelles appartenant à la victime, et il lui est interdit d’avoir à perturber la partie civile dans sa quiétude.

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