Guy Camille Adinci, directeur général de l’Onip: « Nous ambitionnons de devenir leader dans le domaine du journal numérique »

Par Maryse ASSOGBADJO,

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Organe de presse écrite du service public, le quotidien La Nation s’impose comme une référence dans l’univers médiatique béninois. Il entend maintenir sa flamme en alliant efficacité, professionnalisme et modernité pour combler les attentes du plus large public. C’est la volonté qu’affichent ses responsables en l’occurrence, Guy Camille Adinci, directeur général de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip), qui dévoile ses ambitions pour le journal à l’occasion de la parution de son 7000e numéro.

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La Nation : Le quotidien La Nation, dont l’Onip est l’éditeur, célèbre son 7000e numéro. Quels sont les sentiments qui vous animent ?

Camille G. Adinci: Je vous remercie de l’opportunité que vous m’offrez. C’est d’abord un sentiment de joie que j’éprouve pour ce journal qui a traversé le temps et est demeuré le quotidien de référence. Je saisis d’ailleurs l’occasion pour rendre un vibrant hommage à tous ceux qui ont contribué à cette oeuvre de maintien du journal dans l’univers médiatique national.
Je suis également animé par un sentiment de responsabilité. Car, aujourd’hui nous avons le devoir de poursuivre l’oeuvre de nos prédécesseurs avec l’obligation de faire mieux. C’est à cette tâche que nous nous attelons, avec l’ensemble du personnel de l’office depuis bientôt deux ans. Et par la grâce de Dieu, nous y arriverons.

Qu’est-ce qui a changé depuis la célébration du 6000e numéro en termes d’innovation et d’amélioration apportées au journal ?

Beaucoup de choses ont changé. La vie étant une dynamique, depuis la célébration du 6000e numéro en mai 2014, les lecteurs et autres partenaires du journal ont dû constater qu’il y a une amélioration en termes de qualité du produit que nous leur offrons: la qualité au niveau de l’impression, la qualité des articles produits. Vous devez constater avec nous l’apparition depuis un certain temps de nouvelles rubriques qui viennent agrémenter les colonnes du journal pour le bonheur de ses lecteurs.
Outre les innovations au niveau du journal papier, il y a eu également une petite révolution au niveau du site internet du journal. C’est vrai qu’un site existait, mais aujourd’hui, nous avons travaillé à le rendre plus dynamique. Nous parlons de petite révolution, parce qu’aujourd’hui, plus rien ne peut se faire, dans ce monde globalisé, sans les technologies de l’information. L’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) et le journal La Nation s’inscrivent dans cette dynamique en travaillant tous les jours pour coller à l’actualité afin de figurer parmi les premiers en matière d’informations instantanées. Certes, tout n’est pas encore rose, mais nous avons pour ambition de maintenir le cap et devenir le leader incontournable dans le domaine du numérique où nous comptons exceller dans la publication et la vente en ligne du Journal.

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Quelles ambitions nourrissez-vous à l’horizon du 8000e numéro ?

Déjà quotidien de référence,
La Nation se doit d’abord de maintenir le cap. C’est important. Nous devons travailler à faire face aux défis actuels et à ceux de demain pour demeurer dans le peloton de tête. Car une chose est d’être leader et une autre est de le demeurer. Pour le 8000e numéro, c’est dans quelques années, nous n’allons pas baisser les bras. Entre autres ambitions, nous avons pour rêve d’avoir des représentations du journal dans toutes les 77 communes afin d’être plus proche des populations béninoises. Nous voulons, en tant que média de service public, contribuer au développement de nos communautés. Nous avons aussi comme ambition d’avoir des éditions du week-end, d’éditer des magazines thématiques : sports, culture, économie, santé, environnement, Tic… Tout cela ne sera possible qu’avec des journalistes. C’est cela notre projet à court terme.

Comment La Nation entend-elle faire face au défi du numérique ?

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Si c’est au journal papier que vous faites allusion, je peux vous rassurer qu’il a encore de beaux jours devant lui. Le journal papier ne va pas disparaître de si tôt. Si en Occident les gens ont eu une grande culture de la lecture, le journal papier est demeuré malgré les Tic, je crois qu’il y a de l’espoir.
Toutefois, je puis affirmer qu’aujourd’hui, soit on est dans le numérique, soit on est à côté. Il n’est plus possible, de nos jours, de faire quoi que ce soit sans les technologies de l’information et de la communication. C’est une révolution qui va à grande vitesse. Il y a le ‘’e-médecine’’, le ‘’e-commerce’’, le ‘’e-santé’’….
Vous voyez par exemple toutes les possibilités qu’offre un téléphone androïd. Avec un simple téléphone, vous écoutez la radio, vous suivez la télévision, vous êtes en contact permanent avec vos proches et vous pouvez même, à partir de ce même téléphone, transférer de l’argent.
Alors tout ceci pour vous dire que nous n’avons pas le choix, c’est un défi qui s’impose à nous. Nous sommes déjà dedans, et nous prenons les dispositions pour nous y maintenir. C’est pour cette raison que nous nous battons pour rendre dynamique le site du journal, le moderniser pour ne pas être du reste.
C’est pourquoi j’invite tous nos lecteurs, nos partenaires, ainsi que nos clients, à cette occasion de la célébration du 7000e numéro de notre quotidien de référence La Nation, à visiter, à acheter et à s’abonner désormais au journal numérique à travers notre site www.lanation.bj

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Propos recueillis par Maryse ASSOGBADJO