Handicap international : clap de fin pour le projet « Sécurité routière »

Par Valentin SOVIDE, AR/Zou-Collines,

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Le projet « Sécurité routière » de l’Ong Handicap International en partenariat avec la Coopération belge au développement et le Centre national de sécurité routière (Cnsr) a clôturé officiellement ses activités, mercredi 8 décembre dernier à Bohicon, après 4 ans de mise en oeuvre dans les départements de l’Atlantique et du Littoral.

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La lutte contre les accidents de la route se pose comme un enjeu de santé publique et une cause nationale. Des suites de ces sinistres qui surviennent sur le chemin de l’école, en voyage ou encore au cours du trajet service-domicile, des milliers de personnes, plus de 4 000 au Bénin, passent de longues semaines d’immobilisation à l’hôpital et beaucoup d’entre elles ne parviennent plus jamais à vivre, travailler ou jouer comme elles le faisaient auparavant. Handicap International étant une organisation de solidarité internationale indépendante et impartiale, qui intervient dans les situations de pauvreté et d’exclusion, de conflits et de catastrophes, a décidé de changer les choses. C’est bien ce qui a conduit à mettre en œuvre le « Projet Sécurité routière » pour améliorer le niveau de sécurité des usagers de la route en général et des plus vulnérables en particulier. Ainsi, durant quatre ans, ce projet a œuvré à « promouvoir la prévention routière au Bénin, en particulier dans les départements de l’Atlantique et du Littoral ».

Résultats largement atteints

Un atelier de clôture de ce projet s’est tenu dans la journée du mercredi dernier à Bohicon et a regroupé les responsables dudit projet avec les différents acteurs impliqués dans l’atteinte des objectifs. Boni Yacoubou, chef du projet, Clément Bagnoa, spécialiste régional de Réadaptation, Verkyse Doma, directeur général adjoint du Cnsr et autres officiels ont procédé à une évaluation bilan du chemin parcouru en quatre ans par ce projet dans les deux départements qu’il a couverts. Après des analyses aussi critiques qu’objectives, ils se sont aussi réjouis de l’atteinte des objectifs qui se résument essentiellement à améliorer la situation des usagers de la route à travers une gestion efficace de la sécurité routière au Bénin. Puis, contribuer à renforcer les capacités organisationnelles et opérationnelles du Cnsr dans la mise en œuvre de son plan d’action. Le projet SR est parvenu aux deux résultats attendus à environ 80 %, grâce au dynamisme des acteurs qui ont su réorienter les activités opérationnelles qui ont permis d’évoluer dans le sens de l’objectif visé.
Présentant les résultats le chef projet, Boni Yacoubou, indique qu’outre les nombreuses études réalisées, les équipements offerts aux structures, au moins 28 000 jeunes usagers vulnérables (15-29 ans) sont sensibilisés aux principaux facteurs de risque d’accidents de la circulation. Des représentants des Organisations de la société civile et des Organisations des personnes handicapées actives dans le domaine de la sécurité routière ont été sensibilisés et formés aux techniques de plaidoyer, communication/information et renforcées/accompagnées dans la mise en œuvre de plans. Des cadres et agents du Cnsr sont sensibilisés, formés et appuyés au cours de la mise en œuvre du projet. Mieux, une cinquantaine de formateurs de la Police républicaine ont été formés. Et 1047 recrues de cette même Police républicaine sensibilisées et formées à la collecte de données des constats d’accident et au remplissage des fiches d’analyse des accidents corporels de la circulation.
Aujourd’hui, grâce à ce projet, les usagers de la route ont amélioré leurs connaissances en matière de conduite, d’attitudes et de comportements à risque de 15 %, sur deux comportements à risque entre le début et la fin du projet, grâce à des campagnes de sensibilisation efficaces. Puis, les compétences et capacités des institutions non gouvernementales en matière de gestion, mise en œuvre efficace des actions relatives à la sécurité routière ont augmenté de 25 %, entre le début et la fin du projet.

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Leçons tirées

Entre autres leçons tirées de l’exécution de ce projet, on note aussi que les activités en lien avec les acteurs publics requièrent une proactivité et une anticipation. Dans le cadre du projet, l’élaboration et l’adoption du nouveau corpus du code de la route a été un processus au cours duquel la mobilisation des acteurs publics et le respect du timing défini ont pu être possibles malgré les aléas en termes de disponibilité. Il a cependant fallu être très proactif et anticipatif pour y parvenir.
Aussi, la contribution financière du partenaire aura permis de pallier l’insuffisance du budget alloué à certaines activités. En effet, reconnait le chef projet, Boni Yacoubou, face à l’insuffisance du budget pour certaines activités, la contribution du partenaire Cnsr a été d’un secours important pour réaliser les activités relatives notamment à l’élaboration de la politique nationale de sécurité routière. L’autre acquis du projet est la mise en place d’une plateforme des acteurs de la sécurité routière.
A la clôture des travaux, les acteurs présents à la rencontre de Bohicon ont été unanimes à saluer les résultats obtenus par « Sécurité routière ». Boni Yacoubou, Clément Bagnoa, Verkyse Doma ont tour à tour plaidé pour la pérennisation des acquis de ce projet. A cet effet, à en croire des confidences faites, après la clôture du projet, un nouveau est en cours de négociation dans le cadre du programme 2022-2026. Il portera sur la Réadaptation et Sécurité routière.