Immersion et pré-insertion professionnelle des jeunes médecins: Satisfaction et attentes des étudiants et responsables

Par Maryse ASSOGBADJO,

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Mme FAMAGA Gaelle

Mettre à disposition des formations sanitaires chaque année, trois cent cinquante jeunes professionnels de santé et ce sur une durée de trois ans. Tel est le programme spécial concocté par le gouvernement et annoncé ce mercredi 14 juillet par le Conseil des ministres au profit des jeunes médecins. La mesure apporte de l’espoir aux concernés qui expriment leurs satisfaction et attentes à travers cette vox populi.

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Junior Akpoé, étudiant à l’Ecole supérieure des assistants sociaux: « Cette formation enrichira notre curriculum vitae »

C’est une bonne initiative. Ce programme permettra à l’étudiant d’avoir des acquis et expériences. Etant donné que nous serons formés par le gouvernement, les employeurs nous prendront plus au sérieux quand nous serons en quête d’emploi. Cette formation enrichira notre curriculum vitae. Elle permettra aussi de convaincre l’employeur de la qualité de la formation que l’étudiant a reçue, ce qui facilitera notre insertion professionnelle.

Goudjanian Lisniel, sage-femme en formation à la Faculté des Sciences de la Santé : « Ceci nous garantit un avenir à la fin de notre cursus »

A travers ce programme, le gouvernement nous donne la possibilité de ne pas chômer à notre sortie d’école. Ça pourrait aider plusieurs personnes, surtout ceux qui n’ont pas les moyens de voyager après leur formation. Ceci nous garantit donc un avenir à la fin de notre cursus. Cette décision vient à point nommé pour nous soulager, nous étudiants en fin de formation.

Wilfried Lalèyè, jeune agronome : « Il faudrait prendre les mesures afin que la réinsertion soit vraiment inclusive »

C’est une très bonne chose parce que c’est difficile d’étudier plus de quatre, voire sept ans pour certains et à la fin de sa formation être obligé de passer de clinique en clinique, à la quête d’un job pour survivre. Il ne sera plus question pour cette catégorie d’étudiants de se débrouiller pour survivre. On ne pourrait alors qu’applaudir cette décision du gouvernement. Il faudrait aussi prendre les mesures afin que la réinsertion soit vraiment effective et inclusive. C’est pour cette raison qu’il faut veiller à ce que la politique ne s’y mêle pas.

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Max Agossa, étudiant en 4e année de médecine : « Grâce à cette initiative, beaucoup de jeunes pourront facilement s’insérer dans le secteur public »

Je pense que c’est une bonne initiative que le gouvernement a prise et qui mérite d’être encouragée. C’est une aubaine pour beaucoup de jeunes. Grâce à cette initiative, ils pourront facilement s’insérer dans le secteur public. Ça permettra de réduire le taux de chômage et démontrera qu’ici au Bénin nous sommes valorisés, surtout dans le domaine de la médecine. Il est vrai que dans notre secteur, il n’y a pas assez de chômeurs mais ça va quand même réduire le risque de chômage.

Leganme Chamsard, étudiant en 5e année de médecine à la Fss : « Ça permettra de booster nos chances d’être recrutés »

Je pense que c’est une bonne initiative. D’autant plus qu’il y a déjà trop de médecins, nous avons généralement peu de chance d’être engagés en tant qu’agents de l’Etat. Ça nous permettra d’acquérir d’autres expériences et booster nos chances d’être recrutés. Cette décision gouvernementale est donc venue transformer nos peur et inquiétudes en espoir.

Dieu-donné Adovè, étudiant en médecine à la Fss: « Il faut rendre la mesure accessible à tous et sans favoritisme »

Ces dernières années, la jeunesse est confrontée à plusieurs problèmes. Après la formation, peu ont la chance d’être recrutés. Cette mesure est assez louable. Avec le temps, le gouvernement pourrait aussi revoir à la hausse le recrutement, vu le nombre de médecins diplômés qui sont livrés sur le marché de l’emploi chaque année. Avec cette mesure, nous avons la chance de ne pas désapprendre. Mais il faudrait surtout qu’elle soit réelle, accessible à tous et pour tous, sans favoritisme.

Ange Paterne Amoussouga, secrétaire général de la Fss: «Cette décision en soi est déjà une avancée»

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Mes appréciations sont pleinement positives parce qu’une telle réforme nous permettra de pouvoir utiliser les produits que nous avons au niveau de la Faculté des sciences de la santé, ceux que la faculté forme à grands frais avec les ressources de l’Etat. Cette décision est déjà une avancée. Je suis donc favorablement pour cette réforme qui va permettre d’insérer professionnellement la plupart des jeunes médecins que nous formons chaque année. La formation en médecine nécessite beaucoup de ressources. Ces jeunes qui sortent ont donc besoin d’être accompagnés financièrement et psychologiquement. Il y a un accompagnement important que l’Etat doit apporter pour faciliter cette insertion ».

Joël Mahounou, nutritionniste diététicien : «Que l’Etat envisage d’élargir le recrutement aux autres corps de métiers »

Nous sommes très heureux de l’initiative. Tout le monde n’a pas la chance d’être recrutés à l’issue de la formation. Cette décision permettra à certains étudiants d’avoir plus la main et de se donner une chance pour le futur. Ce qui constitue une chance pour eux d’être recrutés après avoir fait leurs preuves. On suggère aussi que l’Etat pense aux autres corps de métiers. Au nombre des jeunes médecins à recruter, qu’il y ait aussi des kinésithérapeutes, des nutritionnistes. Cet élargissement permettra à tout le monde de se sentir utiles pour la Nation.

Gaëlle Famaga, Contrôleur des services financiers : « Cette belle initiative va soulager les malades »

Cette belle initiative vient apporter un soulagement aux malades dans nos hôpitaux, surtout s’il y a dans le lot, des spécialistes pédiatres, des neurologues et bien d’autres. Il ne sera plus indispensable de se déplacer vers le Cnhu avant de voir un spécialiste.

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Gaella, étudiante en 5e année de médecine : « Cela vient étancher notre soif d’emploi »

Les pouvoirs publics ont trouvé juste. Cela vient étancher notre soif d’emploi parce que nous étudions dans des conditions précaires. Il y a beaucoup d’étudiants vulnérables parmi nous qui seront soulagés. En réalité, les études médicales ne nous permettent pas de jumeler une activité secondaire.

Gilles Gbaguidi, étudiant en 4e année de médecine générale : « Cette mesure permettra de renforcer le nombre de médecins dans nos hôpitaux »

Cette bonne initiative est venue comme pour combler l’effectif insuffisant du personnel dans nos institutions sanitaires. Elle permettra de renforcer le nombre de médecins dans nos hôpitaux. Aussi, elle permettra de combattre la précarité de l’emploi. C’est un plus pour notre formation professionnelle en ce sens que nous allons acquérir plus de connaissances et de savoir-faire.

Rossylve Glèlè, étudiante : «Si la mesure est réelle, nos aînés médecins auront eux aussi le temps de souffler un peu »

Au Cnhu, il y a assez de malades pour peu de médecins spécialistes. Il manque surtout des chirurgiens. Cette décision est venue à point nommé pour faire valoir les chirurgiens et autres spécialistes.
Si ce qui est dit est fait, nos aînés médecins auront eux aussi le temps de souffler un peu.

Adam Akakpo, agent à la Faculté des lettres : « Avec ce système, les étudiants pourront trouver mieux ailleurs »

Parfois, certains jeunes finissent et chôment. Mais avec ce système, ils pourront trouver mieux ailleurs à la fin de leur cursus. J’apprécie beaucoup l’initiative du gouvernement que je perçois comme une lueur d’espoir pour les étudiants en médecine.

 

Propos recueillis par Maryse ASSOGBADJO & Mathilde ASSOGBA et Estelle Vodounou (Stag.)