Implication de la Société civile dans l’atteinte des Odd: La Giz et le ministère du Développement initient un creuset d’échanges

Par Valentin SOVIDE, AR/Zou-Collines,

  Rubrique(s): Société |   Commentaires: Commentaires fermés sur Implication de la Société civile dans l’atteinte des Odd: La Giz et le ministère du Développement initient un creuset d’échanges


Le ministère du Plan et du Développement (Mpd) en partenariat avec la coopération allemande Giz a organisé, ce mercredi 13 septembre à Bohicon, un atelier technique de mise en place du cadre de concertation des Objectifs de développement durable (Odd). Il s’agit d’un creuset d’échanges en vue de renforcer le dialogue entre l’Etat et la Société civile pour l’atteinte des résultats.

LIRE AUSSI:  Carnet noir: Le colonel Jean-Marie Ahodi s’en est allé

Un atelier de mise en place du cadre de concertation des Objectifs de développement durable (Odd) s’est ouvert, ce mercredi 13 septembre à Bohicon, pour durer trois jours. Il est organisé afin d’opérationnaliser le cadre de concertation et de dialogue des Osc autour des Odd, un cadre recommandé par le Forum politique de haut niveau (Fphn) tenu en juin dernier et accompagné par la Giz à travers son programme d’appui à la décentralisation et au développement communal de la Giz (Pddc/Giz). Outre les acteurs de ce programme, il regroupe des cadres du ministère du Plan et du Développement (Mpd), du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), des responsables des organisations de la Société civile (Osc), et plusieurs personnes ressources.
La mise en place du cadre de concertation et de dialogue des Osc autour des Odd vise « à asseoir un creuset d’échanges en vue de renforcer le dialogue entre l’Etat et la Société civile pour une mise en œuvre efficiente et efficace des Odd », affirme Rufino d’Almeida, directeur de cabinet du ministère du Plan et du Développement. Elle s’inscrit dans la logique du processus participatif de contextualisation de la mise en œuvre de l’agenda 2030 et de ses objectifs que le Bénin a entrepris depuis la priorisation des cibles Odd qui s’est déroulée avec l’appui des Partenaires techniques et financiers (Ptf) de février à mars dernier. De par le principe de responsabilité partagée, le nouveau programme de développement durable implique la participation de l’Etat mais aussi des acteurs du développement dont les Osc.
« La participation de tous les acteurs pertinents est donc primordiale pour un développement durable et inclusif du pays», déclare Nestor Ahouangan, coordonnateur du Pddc/Giz. Le cadre de l’agenda 2030 permet de renforcer les formes de coopération et de favoriser les partenariats multi-acteurs dont l’un des acteurs concernés est la Société civile, porte-parole des citoyens des localités du Bénin, explique-t-il. La dynamisation de ce cadre permettra non seulement d’assurer l’effectivité de la complémentarité entre l’Etat et la Société civile dans la coordination et le suivi de la mise en œuvre de l’agenda 2030, mais aussi de relever le défi de l’appropriation de ce nouvel agenda par les acteurs.
Le Pddc/Giz, à travers son champ d’action de valorisation des expériences communales agenda 2030, vise le renforcement des connaissances et l’appropriation des principes des Odd par les acteurs surtout au niveau local.

LIRE AUSSI:  Formation des jeunes de Dassa-Zoumè en agro-business : Gaston Dossouhoui soutient l’autonomisation de 25 filles-mères

S’approprier l’agenda

Les expériences développées sur la base de ces connaissances par les acteurs communaux dans le processus de mise en œuvre de l’agenda 2030 peuvent être capitalisées et appliquées au niveau national.
Les acteurs locaux doivent s’approprier l’agenda avec ses objectifs et principes de mise en œuvre, et comprendre leurs rôles de vecteurs de changement dans le processus de mise en œuvre et de suivi de cet agenda.
A l’ouverture des travaux, Rufino d’Almeida a rappelé que «L’adhésion du Bénin au nouvel agenda international de développement intitulé Objectifs de développement durable (Odd) pose d’immenses défis pour sa mise en œuvre ». Ce nouvel agenda exige, avant toute chose, une gouvernance engagée et dédiée, des partenariats mondiaux revitalisés soutenus par des politiques publiques cohérentes, une mobilisation accrue des ressources et une révolution des données statiques, précise-t-il. Chaque pays est donc invité à mettre en œuvre ce programme en tenant compte de ses réalités, ses capacités et niveaux de développement ainsi que des aspirations et priorités nationales; et cela nécessite une collaboration permanente entre toutes les entités concernées, c’est-à-dire le Gouvernement, le secteur privé, la Société civile et les Ptf, explique Rufino d’Almeida. « Les travaux et sessions de ce cadre doivent nous permettre de nous nourrir mutuellement des bonnes pratiques, en même temps qu’ils permettront de produire à échéance régulière le rapport alternatif Odd du Bénin», martèle-t-il avant d’ouvrir officiellement les travaux de l’atelier.
Adopté en 2015, le nouvel agenda 2030 s’articule autour de dix-sept objectifs et de cent soixante-neuf cibles. Le Bénin s’est donc mis dans une série d’actions pour opérationnaliser lesdits objectifs. Et la première action a été de mettre en place une direction nationale pour coordonner toutes les interventions allant dans le sens de la mise en œuvre des Odd. C’est donc cela qui justifie la création de la Direction générale de la coordination et du suivi des Odd qui a pour rôle de coordonner toutes les interventions qui visent à opérationnaliser les Odd d’ici 2030, explique E. Damase Dagbénonbakin, l’un des participants aux travaux. Ce cadre est très important puisque quand le Bénin a élaboré un rapport au forum de haut niveau présenté en juillet dernier au siège des Nations Unies, ce rapport n’était pas accompagné du rapport des acteurs de la Société civile. Ce cadre est donc une instruction du ministre d’Etat pour rassembler les acteurs des Osc autour d’un creuset en vue de mettre en place une feuille de route, pour que de façon régulière, ce rapport alternatif puisse être élaboré?