Indice des prix à la production vivrière : une hausse de 3,6 % au 1er trimestre 2022

Par Fulbert Adjimehossou,

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Indice des prix à la production vivrièreLes tendances des prix des céréales ont été dévoilées par Instad

L’indice des prix à la production vivrière s’est établi à 145,2 au 1er trimestre 2022, soit une hausse de 3,6 % par rapport à l’année dernière. C’est ce qu’indique l’Institut national de Statistique et de la Démographie (Instad) dans le bulletin trimestriel dévoilé le 4 mai 2022. Cette hausse s’explique par l’accroissement des indices des cultures maraichères (+23,4 %), des légumineuses (+18,3 %) et des céréales (+6 %). « En glissement annuel, cet indice (celui des céréales) a connu une hausse (+6,0 %) due principalement à l’accroissement de l’indice des prix du mil (+21,5) et du riz (+7,9).
Cette situation traduit la forte demande de ces produits sur le marché au cours de la campagne céréalière », a souligné l’Instad. Cependant, comparé au dernier trimestre de l’année 2021, on enregistre plutôt une baisse de l’indice des prix à la production des céréales de 29,0 %. Il prend en compte le maïs, le Sorgho blanc, le mil, et le riz. « Ce relâchement est favorisé essentiellement par le repli des indices du maïs (-38,4 %) en rapport avec l’abondance observée dans la production de cette culture en période de récolte », précise le bulletin.
En ce qui concerne les racines et tubercules qui regroupent le manioc, la patate douce, le taro et l’igname, l’indice des prix affiche 143,3 au premier trimestre 2022 contre 133,6 au quatrième trimestre 2021, soit un accroissement de 7,3 %. « La hausse de cet indice est imputable essentiellement au renchérissement des prix du manioc dont l’indice a connu une hausse de 69,1 %. Les évolutions de prix observées sont dues d’une part, à la rareté de ces produits du fait que le premier trimestre soit la période des dernières récoltes des racines et tubercules et d’autre part, à la présence des acheteurs des pays voisins sur nos marchés », font remarquer les statisticiens de l’Instad.
Par contre, l’indice des prix à la production des légumineuses affiche une baisse de
7,4 % par rapport au quatrième trimestre 2021. Une situation qui s’explique par la baisse des indices des prix à la production de tous les produits de ce sous-groupe, notamment le haricot (-6,4 %), le pois d’angole (-30,2 %) et le voandzou (-14,6 %). Du côté des produits maraichers, une hausse de 56,6% a été notée par rapport au trimestre précédent. L’évolution des indices de la tomate (+60,5 %) et du piment (+76,1 %) a été à la base de cette augmentation.
Ces indices sont basés sur l’’ensemble des marchés primaires qui correspondent à ceux situés très proches des lieux de production et sur lesquels les prix des produits sont collectés mensuellement par l’ex-Onasa. Au total, 16 produits vivriers sont suivis.

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