Indice des prix de la FAO: La facture mondiale des importations alimentaires au plus bas

Par LANATION,

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La production céréalière mondiale subira vraisemblablement un déclin de 1,5 pour cent par rapport au résultat record de l’an dernier, essentiellement sous l’effet de la réduction des superficies ensemencées en maïs. Cependant, l’impact sera amorti par des niveaux « exceptionnellement élevés » de stocks existants, d’après les dernières prévisions du rapport semestriel Perspectives de l’alimentation paru récemment.
Si les conditions météorologiques restent normales durant le reste de la campagne, la FAO établit ses premières estimations de production céréalière mondiale en 2015 à 2,509 milliards de tonnes, un peu moins que le record de l’an passé mais près de 5 pour cent de plus que la moyenne des cinq dernières années. Dans le cas d’une légère baisse de la production, il faudrait diminuer les stocks d’environ 3 pour cent durant la nouvelle campagne (2015/2016), avec davantage de prélèvements de céréales secondaires et de riz que de blé.
« En 2015, la facture mondiale des importations alimentaires devrait toucher son plus bas niveau en cinq ans », souligne le rapport, compte tenu essentiellement du repli des cours internationaux, des faibles taux de fret et de la fermeté du dollar E-U. Les volumes d’importation des diverses composantes de la facture sont restés largement inchangés, voire ont augmenté. Les pays à faible revenu devraient aussi tirer parti de la baisse des factures d’importation.

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Chute des prix

L’Indice FAO des prix des produits alimentaires a reculé de 1,2 pour cent en avril dernier par rapport au mois précédent, avec 171 points, son niveau plancher depuis juin 2010 et inférieur de 19,2 pour cent à il y a un an. Les prix des produits laitiers sont ceux qui ont le plus baissé, mais le sucre, les céréales et les huiles végétales ont chuté également. En revanche, les prix de la viande ont augmenté en avril dernier, soit leur première hausse depuis août 2014.
L’Indice des prix alimentaires est un indice pondéré en fonction des échanges commerciaux qui mesure la variation mensuelle des cours internationaux de cinq grandes catégories de denrées: céréales, viande, produits laitiers, huiles végétales et sucre.
Les cours internationaux des produits alimentaires ont de fortes probabilités de rester sous pression à cause d’une offre abondante et du raffermissement du dollar, selon Perspectives de l’alimentation, qui fait remarquer que les «mouvements de devises et les développements macro-économiques pourraient avoir des incidences pour les marchés en 2015-2016″.

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Tendances et perspectives du marché !

Grâce à plusieurs années de bonnes récoltes ayant permis de reconstituer les stocks, la plupart des denrées de base affichent un excédent. Ainsi, la baisse escomptée de la production céréalière ne devrait pas avoir d’incidence sur les disponibilités de nourriture destinée à la consommation.
La production laitière devrait continuer à croître d’environ 2 pour cent en 2015, le repli des cours mondiaux stimulant les importations en Afrique. La suppression des quotas laitiers dans l’Union européenne devrait doper la production; c’était l’un des principaux facteurs à l’origine de la baisse mensuelle de 6,7 pour cent de l’Indice des prix des produits laitiers.
La production de sucre ne devrait enregistrer qu’une légère hausse – sous l’effet de l’Inde, de l’Union européenne et de l’Australie – mais demeurer supérieure à la consommation pour la 5ème année consécutive.
La production totale d’oléagineux de la campagne 2014/2015 affichera une forte augmentation de 5,7 pour cent compte tenu des récoltes exceptionnelles de soja. Avec le repli des prix dû à une demande plus timide du secteur des biocarburants et de la hausse des stocks, cela pourrait porter à une production réduite pour la prochaine campagne, selon la FAO.
La production mondiale de bœuf ne devrait croître que de 0,2 pour cent pour l’année à venir, tandis que celle de toutes viandes confondues progressera de 1,3 pour cent.
Le poisson est un aliment de plus en plus consommé à l’échelle mondiale, porté par la croissance rapide de l’aquaculture, laquelle devrait enregistrer une progression de 5 pour cent au cours de l’année à venir. Les prises de poisson sauvage devraient également rebondir après le manque à gagner lié au phénomène climatique El Nino. Ce relèvement encouragera une croissance rapide de l’usage de poisson sauvage pour l’alimentation animale dans l’aquaculture.

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(Source FAO)