Inondations à Karimama/D’importants désagréments occasionnés par le fleuve Alibori en furie

Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori,

  Rubrique(s): Société |   Commentaires: Commentaires fermés sur Inondations à Karimama/D’importants désagréments occasionnés par le fleuve Alibori en furie

Maurille gnassounou

Maurille gnassounou

L’axe Guéné-Karimama coupé en plusieurs endroits

Comme chaque année, le calvaire de nombre des populations de Karimama a repris avec la furie des eaux du fleuve Alibori. En dehors des désagréments occasionnés par les inondations, des cas de diarrhée et de vomissements enregistrés dans certains villages de la commune ont déjà fait 7 décès. 

Les inondations sont devenues une tradition dans la commune de Karimama. Chaque année, c’est pratiquement le même scénario avec comme principales victimes, les populations riveraines du Niger et ses affluents. Depuis quelques semaines, elles souffrent avec la montée des eaux de l’Alibori.

Outre les nombreux désagréments que leur ont causés les inondations des 26 et 27 août derniers, plusieurs villages ont été submergés. Avec l’état de l’axe Guéné-Karimama coupé en plusieurs endroits par les eaux du fleuve sorti de son lit, il n’est pas facile de joindre leurs populations dont certaines ont vu leurs habitations s’écroulées et leurs cultures emportées. Sans abris, elles dorment à la belle étoile.

LIRE AUSSI:  Opérationnalisation du Plan d’investissement extérieur au Bénin : Les résultats préliminaires de l’étude présentés

Appuyés par l’Agence nationale de protection civile, les membres de la plateforme chargée de la gestion des crises et des catastrophes naturelles dans la commune se sont retrouvés, mardi 5 septembre dernier à la mairie. C’était pour évaluer les dégâts enregistrés. Comme bilan, des écoles sont envahies par les eaux en cette veille de la rentrée scolaire, plus de 1500 ha de maïs, 965 ha de riz et près de 10 ha de produits maraîchers détruits.      

Par ailleurs, des cas de diarrhée et de vomissements ont été constatés depuis, vendredi 1er septembre, dans la commune. C’est à Boumba, une localité nigérienne frontalière à un village de Karimama, que les premiers maux ont été signalés.

On dénombre pour le moment, 25 personnes malades dont 11 ont été reçues au Centre communal de santé. Déjà, 7 décès ont été enregistrés. « En attendant les résultats des analyses effectuées sur les différents prélèvements, il est difficile de conclure à une épidémie de choléra ou de fièvre Ebola », a indiqué le directeur départemental de la santé dans l’Alibori, Bouraïma Mama. Ce dernier informe qu’il n’a eu connaissance que d’un seul décès à l’arrivée, sur les 5 cas de diarrhée transférés au centre de santé. « Tous les autres malades ont été traités et sont guéris », a-t-il assuré. Toutefois, il fait remarquer qu’il a également eu des informations selon lesquelles des décès en communauté sont à déplorer. Il rassure que la situation est sous contrôle quand bien, Monsè, un autre village situé à une cinquantaine de kilomètre de Karimama. Afin de circonscrire le mal, des équipes sillonnent actuellement les localités de la zone sanitaire de Karimama et de Malanville pour des consultations foraines. 

Maurille gnassounou

L’axe Guéné-Karimama coupé en plusieurs endroits

Comme chaque année, le calvaire de nombre des populations de Karimama a repris avec la furie des eaux du fleuve Alibori. En dehors des désagréments occasionnés par les inondations, des cas de diarrhée et de vomissements enregistrés dans certains villages de la commune ont déjà fait 7 décès. 

Les inondations sont devenues une tradition dans la commune de Karimama. Chaque année, c’est pratiquement le même scénario avec comme principales victimes, les populations riveraines du Niger et ses affluents. Depuis quelques semaines, elles souffrent avec la montée des eaux de l’Alibori.

Outre les nombreux désagréments que leur ont causés les inondations des 26 et 27 août derniers, plusieurs villages ont été submergés. Avec l’état de l’axe Guéné-Karimama coupé en plusieurs endroits par les eaux du fleuve sorti de son lit, il n’est pas facile de joindre leurs populations dont certaines ont vu leurs habitations s’écroulées et leurs cultures emportées. Sans abris, elles dorment à la belle étoile.

LIRE AUSSI:  Echos de l’Atacora-Donga: - L’administration publique dans le noir

Appuyés par l’Agence nationale de protection civile, les membres de la plateforme chargée de la gestion des crises et des catastrophes naturelles dans la commune se sont retrouvés, mardi 5 septembre dernier à la mairie. C’était pour évaluer les dégâts enregistrés. Comme bilan, des écoles sont envahies par les eaux en cette veille de la rentrée scolaire, plus de 1500 ha de maïs, 965 ha de riz et près de 10 ha de produits maraîchers détruits.      

Par ailleurs, des cas de diarrhée et de vomissements ont été constatés depuis, vendredi 1er septembre, dans la commune. C’est à Boumba, une localité nigérienne frontalière à un village de Karimama, que les premiers maux ont été signalés.

On dénombre pour le moment, 25 personnes malades dont 11 ont été reçues au Centre communal de santé. Déjà, 7 décès ont été enregistrés. « En attendant les résultats des analyses effectuées sur les différents prélèvements, il est difficile de conclure à une épidémie de choléra ou de fièvre Ebola », a indiqué le directeur départemental de la santé dans l’Alibori, Bouraïma Mama. Ce dernier informe qu’il n’a eu connaissance que d’un seul décès à l’arrivée, sur les 5 cas de diarrhée transférés au centre de santé. « Tous les autres malades ont été traités et sont guéris », a-t-il assuré. Toutefois, il fait remarquer qu’il a également eu des informations selon lesquelles des décès en communauté sont à déplorer. Il rassure que la situation est sous contrôle quand bien, Monsè, un autre village situé à une cinquantaine de kilomètre de Karimama. Afin de circonscrire le mal, des équipes sillonnent actuellement les localités de la zone sanitaire de Karimama et de Malanville pour des consultations foraines.