Insécurité à Parakou: Trois présumés braqueurs abattus par la police

Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori,

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Une voiture de la police

Dans la nuit du jeudi 9 au vendredi 10 septembre dernier, les éléments du commissariat de police du 3e arrondissement de Parakou ont mené une opération musclée au quartier Nima, derrière l’église du christianisme céleste. Bilan : trois présumés braqueurs abattus. Au détour d’une conférence de presse animée, vendredi 10 septembre à la direction départementale de la Police républicaine du Borgou, des précisions par rapport à l’intervention ont été apportées.

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La direction départementale de la Police républicaine du Borgou, à Parakou, a servi de cadre, vendredi 10 septembre dernier, à une conférence de presse. C’est pour préciser les tenants et les aboutissants de l’opération musclée menée dans la nuit du jeudi 9 au vendredi 10 septembre dernier par les éléments du commissariat de police du 3e arrondissement de Parakou et qui a été fatale à trois présumés braqueurs, au quartier Nima.
Selon le film de l’évènement tel que rapporté par le commissaire Ambroise Koffi Hounhouédo, du commissariat de police du 3e arrondissement, le jeudi 9 septembre tard dans la nuit, son équipe de patrouille a été alertée par la société ” Gozem” du vol de l’une de ses motos Bajaj, suite à un braquage. Sous prétexte qu’il ne reconnaît plus exactement la voie qui mène vers sa destination, le client que le conducteur de l’engin a pris au carrefour ” Papinini” pour le quartier Nima lui aurait demandé de faire demi-tour. Il se fera rejoindre par un complice, pour pouvoir l’attaquer et le déposséder de sa moto. Le conducteur a dû s’enfuir, avant d’alerter les responsables de la société. Ces derniers ont saisi la police. La moto étant dotée d’un dispositif de tracking (Gps), les recherches ont permis, poursuit le commissaire Ambroise Koffi Hounhouédo, de la localiser dans un domicile au quartier Nima. Des personnes interrogées dans ladite maison, par rapport à la provenance de la moto retrouvée, ont laissé entendre qu’elle a été ramenée par leur frère qui a fait un tour en ville. Mais, pour les nécessités de l’enquête, la police a préféré les garder, en mettant la maison sous surveillance.
A en croire le commissaire, c’est au petit matin du vendredi vers 5 h 40 min que l’équipe de patrouille a été informée que trois personnes viennent d’y rentrer. Pour les arrêter, le dispositif d’intervention a été aussitôt mis en place. Mais sommés d’ouvrir la porte, ils n’ont pas cru devoir obtempérer. Ce qui a obligé les policiers à la défoncer pour accéder aux deux chambres de la maison. Au cours de la manœuvre, l’un des suspects a escaladé le mur par la douche pour s’enfuir. Poursuivi, il va chercher à se cacher dans des herbes, avant de dégainer son poignard, au moment où un policier tentait de l’interpeller. Il a finalement été neutralisé, en voulant arracher à l’agent son Akm.
Ses deux autres compères s’étaient entre-temps cachés sur les plafonds. Alors que les policiers évoluaient à l’intérieur des chambres, l’un d’eux sauta du plafond avec un pistolet double canon de fabrication artisanale dont il était prêt à faire usage. Manque de pot pour lui, la riposte des policiers ne s’est pas fait attendre. Elle lui a été fatale tout comme au dernier qui a dû sortir de sa cachette, pour escalader le mur par l’arrière-cour, tenant une machette accrochée à la hanche. C’est au moment où il se préparait à la saisir que la police l’a descendu.
La fouille effectuée sur leurs corps ainsi que la perquisition de la maison ont permis de retrouver du chanvre indien, un arrache clou, un marteau, des poignards, des gourdins, une musette militaire, une tenue militaire, la clé d’une moto neuve, des téléphones portables, etc.
Informé, le procureur a ordonné que leurs dépouilles soient déposées à la morgue, en attendant la poursuite de l’enquête pour retrouver leurs éventuels complices.
Pour le commissaire Alain Bamenou Sènignon, directeur départemental adjoint de la Police républicaine du Borgou, cette prouesse traduit l’engagement du directeur général de la Police républicaine (Dgpr), Soumaïla Yaya, et de ses collaborateurs, à en découdre avec les criminels. A cet effet, explique-t-il, un planning de patrouille a été établi par la direction départementale de la Police du Borgou, pour la quiétude des populations dans les zones rouges et difficiles d’accès, mal éclairées, les ghettos ou lieux de vente de produits illicites. Dans le cadre de la coproduction de la sécurité, il a invité les populations à collaborer avec les forces de l’ordre, pour démasquer les hors-la-loi qui perturbent leur quiétude.

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