Insécurité routière en Afrique : Un appel urgent face aux chiffres glaçants

Par Fulbert Adjimehossou,

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« Nous appelons les gouvernements africains à mettre en place ou à garantir des institutions de sécurité routière, dotées de ressources suffisantes, habilitées, responsables et capables de gérer tous les éléments de la sécurité routière », insiste l’Alliance mondiale des ONG pour la sécurité routière dans sa déclaration en prélude à la Semaine mondiale de la sécurité routière du 16 au 22 mai 2022. L’enjeu est de réduire de 50 % le nombre de tués et de blessés graves sur les routes d’ici 2030 et de garantir le droit des personnes à une mobilité sûre. En parcourant les statistiques, on comprend mieux cet appel pressant pour ce qui concerne l’Afrique.

En réalité, bien qu’elle ait le taux de motorisation le plus bas au monde (2 % du parc mondial), l’Afrique enregistre le taux de mortalité routière le plus élevé (26,6 pour 100 000 habitants), soit près de 10 points de plus que la moyenne mondiale. Le continent compte 16% des décès sur les routes dans le monde. Environ 650 personnes meurent chaque jour sur les routes africaines, et 44 % des décès concernent des piétons et des cyclistes. Un enfant, sur le continent, a deux fois plus de risques de mourir sur la route qu’un enfant dans n’importe quelle autre partie du monde.

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En Afrique, les accidents de la route sont la quatrième cause de décès des personnes âgées de 5 à 44 ans. Plus de 75 % des victimes sont parmi les personnes en âge de travailler, entre 16 et 65 ans. « Ce ne sont pas seulement les victimes qui perdent la capacité de gagner leur vie et de subvenir aux besoins de leur famille, mais aussi les membres de la famille qui doivent s’occuper d’elles. Les frais médicaux et la baisse des revenus conduisent souvent les familles à un endettement écrasant. Au niveau national, on estime que les pays perdent 3 % ou plus de leur PIB par an en raison des accidents de la route », déplore l’Alliance.

Les Ong promettent  d’amplifier les preuves et les meilleures pratiques du monde pour  les gouvernements responsables du droit des personnes à être en sécurité sur la route et de l’objectif de 2030.