Installation d’usines de transformation du cajou: Gaston Dossouhoui et ses cadres définissent les stratégies

Par Maryse ASSOGBADJO,

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Faire de l’anacarde la deuxième filière porteuse après le coton

Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui, a eu des échanges, ce jeudi 16 août à l’Agence territoriale de développement agricole (Atda) de Parakou, avec les cadres des structures décentralisées de son département. La rencontre vise a porté sur les stratégies à mettre en place pour faciliter le choix des sites pour l’installation prochaine des usines de transformation dans les bassins de production du cajou. 

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Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep), Gaston Dossouhoui, a présidé, ce jeudi à Parakou, une rencontre d’échanges pour baliser le terrain, en vue de l’implantation prochaine des unités de transformation dans les différentes zones qui seront éligibles. Le souci du gouvernement, explique-t-il, est de faire de l’anacarde la deuxième filière porteuse après le coton en vue de booster l’économie nationale. Il œuvre pour relever ce défi.
La rencontre a connu la participation des directeurs départementaux de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche des Collines, Paul Boni ; de la Donga, Abdoulaye Chabi Issa Chabi, et du Borgou, Khalifa Bori Bata. Etaient aussi présents, le directeur de la production végétale du Maep, Roland Zoglogbossou et les cadres de l’Agence territoriale de développement agricole (Atda), pôle 4, dont l’une des filières phares est le cajou.
« A la recherche de solutions fiables au profit de la filière anacarde, l’Etat vient de trouver un partenaire crédible prêt à l’accompagner dans la transformation », se réjouit le ministre Gaston Dossouhoui.
Cette chance qui est en train de s’offrir à la filière doit être également portée par les acteurs locaux. « Avec les efforts de l’industrie locale, nous rentrerons dans l’histoire comme le premier pays africain à transformer la totalité de sa production locale des noix d’anacarde », projette le ministre.
Cela nécessite des démarches. Pour y arriver, le choix des sites potentiels doit être justifié en vue de convaincre les investisseurs. « Il nous faut avoir une idée claire des zones de fortes et de faibles densités de production locale », explique-t-il.
Il s’attarde sur les indicateurs à considérer pour faciliter la mise en place des usines. « Nous devons mapper les industries locales en vue d’avoir une idée des zones de concentration de l’anacarde et son volume. Il nous faut examiner les facilités de collecte de dispositif humain ou commercial existantes qui favorisent les grands regroupements de stocks », insiste Gaston Dossouhoui.
Selon la présentation faite par l’assistant chargé du programme anacarde du Maep, Antoine Houngbédji, la cartographie de la production du cajou dans les grandes zones de production affiche 75 640,554 tonnes dans le Zou-Collines ; la zone centrale Est Borgou-Sud et extension Alibori 87 482,104; la zone centrale Ouest-Donga avec extension Atacora, 42 827,474 tonnes et le Borgou Nord-Alibori, 14 898 tonnes.
Même si ces chiffres sont en forte progression, le Bénin n’entend pas fléchir. D’où la mise en place des usines de transformation s’avère nécessaire. Les zones de production qui n’en disposent pas encore pourront bientôt être privilégiées si elles sont éligibles.
« Le choix des sites ne doit pas être un casse-tête. Nous identifions les zones potentiellement éligibles pour abriter ces usines compte tenu de la disponibilité de la matière première », précise le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche.
Toutefois, la matière première ne doit pas être le seul élément à prendre en compte. D’autres paramètres entrent également en ligne de compte dans le choix définitif des sites. « Il faut aborder la question en termes de capacité à gérer la matière première de base et amener les éléments techniques capables de peser dans la balance », indique-t-il.
Deuxième culture de rente après le coton, la filière anacarde connaît un regain d’intérêt ces dernières années. Le Bénin prévoit d’atteindre une production de 300 000 tonnes de noix d’anacarde en 2021. Sa production actuelle est d’au moins 120 000 tonnes. Pour atteindre cet objectif, il faudra compter sur le dynamisme des acteurs. « C’est une question d’engagement. Si nous nous y mettons réellement, en un an, nous pourrons inverser la tendance », lance Gaston Dossouhoui.
Le Bénin est actuellement à 10% du taux de transformation de l’anacarde. Son challenge est d’atteindre au moins 50 % d’ici 2021. Pour le ministre, ce challenge repose sur l’anticipation et le dynamisme. « On ne se lève pas un matin pour grandir», dit-il pour inciter les acteurs à cerner l’enjeu de production et de compétitivité qui se présente à l’anacarde.
A l’issue des échanges, les acteurs des structures décentralisées se sont éclatés en groupes pour réfléchir sur les documents stratégiques à élaborer en vue de faciliter le choix des sites aux investisseurs étrangers.

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