Institut national pour la promotion de la femme: De nouvelles ambitions

Par LANATION,

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Femmes leaders

L’Institut national pour la promotion de la femme sera dorénavant un organe actif appelé quotidiennement à l’écoute des plaintes des femmes. Le Conseil des ministres en sa séance du mercredi 21 juillet 2021 a décidé de le réorganiser en lui donnant une nouvelle impulsion. L’Institut national pour la promotion de la femme a comme nouvelle mission d’œuvrer pour la promotion de la femme aux plans politique, économique, social, juridique et culturel. Wilfried Léandre Houngbédji, Secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement, a donné des détails sur ses nouvelles orientations.

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« La nouvelle mouture que prend l’Institut national pour la promotion de la femme vise à en faire un organe véritablement actif au plan de la protection et de la promotion de la femme», a déclaré Wilfried Léandre Houngbédji, lors de son traditionnel point de presse des mercredis, après le Conseil des ministres.
Selon ses explications, le gouvernement a plus que jamais à cœur la question des violences faites aux femmes. Dans la nouvelle version de l’Institut national de la femme, il est prévu qu’il dispose d’un secrétariat exécutif qui sera tenu par une femme et d’un conseil d’administration où les femmes seront majoritairement représentées. « Il est utile de voir qu’il y a une nouvelle ambition attachée à cet institut dans le sens de la protection et de la promotion des femmes béninoises», a précisé le porte-parole du gouvernement. En termes d’innovations, l’institut disposera d’une cellule d’écoute chargée de recueillir les plaintes des femmes de l’administration publique comme privée. Il va également disposer d’un fonds d’assistance aux victimes des violences. Preuve que le gouvernement accorde une importance capitale à la femme.
Selon Wilfried Houngbédji, « Le président de la République ne veut pas que l’Institut serve juste à porter des slogans. Il veut que l’Institut national de la femme soit actif au quotidien, qu’il veille à écouter effectivement les plaintes des femmes et à les orienter ».

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Une dimension nouvelle

L’approbation des statuts de l’Institut national de la femme vient donner une dimension nouvelle à la lutte contre les violences faites aux femmes. Une autre nouveauté de l’institut, c’est le droit dont il dispose d’ester en justice et du droit de se constituer partie civile dans les affaires qui le conduiront devant la justice. C’est un acte qui vise à montrer à l’opinion publique en général et à la femme béninoise en particulier que l’institut n’est pas un organe pour garnir le décor. « L’Institut national pour la promotion de la femme pourra ester en justice en fonction des gravités des faits dont il va connaitre ou parfois se porter partie civile», a fait savoir le porte-parole du gouvernement. Pour lui, c’est un nouvel acte qui fonde le renouveau de cet institut mais surtout de la protection de la femme béninoise. Tirant leçon des faiblesses rédhibitoires de l’Institut national de la femme, le Conseil des ministres a décidé de le réorganiser entièrement. Dans sa nouvelle configuration, il est un organisme public doté de la personnalité juridique, de l’autonomie financière et de prérogatives importantes pour mener des actions plus déterminantes en faveur de la femme. Il faut préciser que, dans les jours ou semaines à venir, les nominations seront faites afin de le rendre opérationnel.

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Ulrich AKPOVO (Stag.)