Intégration régionale au sein de l’Uemoa: Le marché commun progresse à son rythme

Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori,

  Rubrique(s): Société |   Commentaires: Commentaires fermés sur Intégration régionale au sein de l’Uemoa: Le marché commun progresse à son rythme


Dans le cadre de son programme d’activités, le Bureau de la représentation de la Commission de l’Uemoa au Bénin organise, du 21 au 30 novembre, des sessions d’information et de sensibilisation sur le thème « La libre circulation des personnes, le droit d’établissement et la promotion du secteur privé au sein de l’Uemoa ». C’est par la ville de Parakou qu’il a ouvert, ce lundi 21 novembre, le bal des rencontres programmées.

LIRE AUSSI:  Assainissement des finances publiques:Le système intégré de gestion des marchés publics lancé

Parakou a eu, ce lundi 21 novembre, l’honneur d’accueillir la première de la série des sessions d’information et de sensibilisation qu’organise le Bureau de la représentation de la Commission de l’Uemoa au Bénin. C’est sur le thème « La libre circulation des personnes, le droit d’établissement et la promotion du secteur privé au sein de l’Uemoa ». La rencontre qui a eu lieu en prélude à celles prévues à Malanville, Bohicon, Grand-Popo et Cotonou, a été présidée par le représentant résident de la Commission de l’Uemoa au Bénin, Yawovi Batchassi.
En effet, pour construire le marché commun qui est l’objectif ultime de l’Uemoa, un certain nombre de textes communautaires sur la libre circulation des personnes et des biens, puis sur le droit d’établissement, ont été adoptés. « Chaque année, depuis 2013, nous faisons un exercice qui a trait à une revue annuelle permettant à la Commission de l’Uemoa d’évaluer le degré de mise en œuvre des réformes politiques, des programmes et projets communautaires par les Etats membres », a expliqué le représentant résident de la Commission de l’Uemoa au Bénin. Il s’est référé au Traité de l’Uemoa en son article 4 qui fixe un certain nombre d’objectifs comme le renforcement de la compétitivité des activités économiques et financières des Etats membres, la construction d’un marché ouvert concurrentiel et un environnement juridique rationalisé et harmonisé. Ensuite, créer entre les Etats membres un marché basé sur la libre circulation des personnes, des biens, des services, des capitaux, le droit d’établissement des personnes exerçant une activité indépendante ou salariée.

LIRE AUSSI:  Remise de dons de l’ambassade des Etats-Unis à Malanville:Une décortiqueuse de riz et du matériel didactique et sportif aux jeunes

Défis et perspectives

« Lorsque nous faisons le bilan, que ce soit en 2021 ou cette année, la plupart des pays ont de grandes difficultés à appliquer les textes en matière de libre circulation des personnes », a indiqué Yawovi Batchassi. Face à cette situation, informe-t-il, l’organisation a jugé bon dans son agenda pour 2022 de travailler sur cette thématique, en plus de la liberté de circulation des biens et des capitaux, sans oublier les actions menées pour promouvoir le secteur privé. Il a, au nom du président de la Commission de l’Uemoa, salué le gouvernement et les plus hautes autorités du Bénin, pour leurs engagement et accompagnement constants au processus d’intégration régionale.
Présent à la séance, le représentant du ministre de l’Economie et des Finances, Abdoul-Nourry Baguidi, a indiqué que le Bénin soutient l’organisation desdites sessions. Ainsi, outre la communication sur les actions pour le développement du secteur privé au sein de l’Uemoa, les participants ont suivi une autre sur la libre circulation des personnes et le droit d’établissement, toujours au sein de l’organisation. A l’occasion, Yawovi Batchassi est revenu sur les aspects généraux du processus d’intégration régionale, la réglementation communautaire en matière de libre circulation des biens, des personnes, des services puis des capitaux et du droit d’établissement. Par rapport à l’état des lieux et de mise en œuvre effective des textes communautaires, il a fait constater que des efforts restent à fournir au niveau de tous les Etats membres. A la base de cette situation, il évoque le défi sanitaire lié à la crise de Covid-19 et celui lié à la fin de la préférence nationale. Il y a également le défi sécuritaire, celui lié aux paiements illicites le long des corridors au franchissement des frontières et le défi relatif à la méconnaissance des textes communautaires. En termes de perspectives, il annonce la sensibilisation et la formation des agents au niveau des frontières, des opérateurs économiques aux droits et devoirs, les visites inopinées aux frontières. S’ajoutent l’instauration d’un visa unique de l’Uemoa, l’harmonisation des législations nationales en matière de services qui favorisera la mobilité au sein de l’espace, puis la mise en place d’un mécanisme d’alerte aux entraves à la libre circulation.
Sinon, le taux de mise en œuvre en 2021 est de 58 % contre 54 % en 2019. Ce qui, dans le détail, donne 52 % pour le Bénin, 81 %
pour le Burkina Faso, 49 % pour la Côte d’Ivoire, 36 % pour la Guinée-Bissau, 77 % pour le Mali, 65 % pour le Niger, 49 % pour le Sénégal et 55 % pour le Togo.