Invasion de la chenille légionnaire: Les brigades phytosanitaires s’activent pour la lutte

Par Collaboration extérieure,

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Les brigades phytosanitaires ontété installées dans les différents arrondissements du pays du 9 au 28 Juillet 2018 par le projet Tcp/Ben/3605 «Appui à la lutte contre la chenille légionnaire au Bénin» de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) et du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep).

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Elles sont fonctionnelles et aguerrissent les producteurs dans la surveillance, l’alerte et le contrôle de la chenille légionnaire d’automne, insecte ravageur du maïs, qui sévit au Bénin depuis avril 2016. La maitrise du comportement de ce ravageur ainsi que les moyens de contrôle vulgarisés et appliqués par ces comités locaux de veille phytosanitaire et d’alerte dans les diverses localités du Bénin où l’ampleur des attaques de la chenille légionnaire est préoccupante ont permis de minimiser l’impact des attaques de la chenille légionnaire sur les récoltes de maïs et de renforcer les capacités des producteurs dans la détection précoce et le contrôle du ravageur en vue d’aborder plus sereinement la prochaine campagne agricole.
«Les attaques de la chenille légionnaire étaient observées depuis les premières semaines de semis du maïs. Mais les traitements appliqués dans les champs de maïs contre ce ravageur avec l’assistance des brigades phytosanitaires ont permis de minimiser considérablement les dégâts. Le rendement moyen pour le maïs tourne finalement autour de 2 tonnes à l’hectare», se réjouit le Chef Division Réglementation et Contrôle des végétaux et produits végétaux à la Direction Départementale de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Ddaep) de la Donga, Eugène Hounkou, pour illustrer l’efficacité du système de surveillance et de lutte contre la chenille légionnaire d’automne mis en oeuvre par les brigades phytosanitaires. Au nombre de 160, elles avaient été installées à la suite d’une mission d’identification des arrondissements à forte production de maïs au Bénin en avril 2018. Des sessions de formation ont été organisées à leur intention par le projet Tcp/Ben/3605 «Appui à la lutte contre la chenille légionnaire au Bénin» en Mai et Juin derniers, qui les a équipées de smartphones dotés de l’application Famews développée par la Fao pour la collecte de données sur la chenille légionnaire, de matériels de pulvérisation et de pièges à phéromones. Leurs interventions au chevet des producteurs ont démarré à un moment où les attaques de la chenille légionnaire dans les champs de maïs étaient déjà à un niveau critique. «L’espoir des producteurs était presque perdu devant l’ampleur des attaques de la chenille légionnaire. On enregistrait plus de champs de maïs dévastés et détruits, avec des tiges et des feuilles perforées par l’insecte ravageur», se rappelle M. Hounkou.

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Les dégâts minimisés

Grâce à la lutte mécanique menée par les brigades phytosanitaires contre la chenille légionnaire, les champs de maïs ont régénéré et les dégâts minimisés, au grand bonheur des producteurs. «Les producteurs venaient nous solliciter dès 06 heures du matin pour des traitements de leurs champs très tôt le matin comme au coucher du soleil. A l’arrivée, nous étions tous satisfaits puisque les récoltes ont été sauvées et les pertes ne sont pas si grandes comme elles l’étaient les années précédentes», indique le président de la brigade phytosanitaire de l’arrondissement de Bori, dans la commune de N’Dali, Gounou Ngobi. Selon lui, les séances de restitution aux producteurs des formations reçues dans le cadre du projet Tcp/Ben/3605 «Appui à la lutte contre la chenille légionnaire au Bénin» ont permis d’impliquer ces derniers pour assurer la détection précoce de l’insecte ravageur pour une réponse rapide. Ainsi, sous la supervision des agents de contrôle au sein des Ddaep, les seuils d’infestation et les types de réponses spécifiques sont déterminés dans les délais pour recourir seulement en dernier lieu à l’application de pesticides appropriés. Résultat : les dégâts et pertes de récoltes sont maintenus à des niveaux faibles, les producteurs sont formés sur les options de contrôle du ravageur, notamment les pratiques culturales, les extraits de plantes et autres solutions locales pour le traitement biologique des champs, et le système de surveillance communautaire pour assurer une alerte précoce au sujet de la chenille légionnaire est opérationnel dans chaque localité du pays, avec l’implication des chefs de village qui font intervenir régulièrement des crieurs publics pour sensibiliser les populations à la menace de la chenille légionnaire et aux mesures de contrôle nécessaires. En vue d’optimiser ces résultats, le coordonnateur du projet Tcp/Ben/3605 «Appui à la lutte contre la chenille légionnaire au Bénin», Eric Adossou, qui a conduit du 16 au 21 décembre dernier une mission de suivi des activités des brigades phytosanitaires dans les communes de Copargo, Ouaké, Djougou, Bassila, N’Dali, Parakou, Tchaourou, Savè, Dassa, Savalou, Djidja, Bohicon, Abomey, Klouékanmè, Aplahoué, Lokossa, Houéyogbé et Allada, a exhorté ces comités locaux de veille sur la chenille légionnaire à maintenir la surveillance à travers le rapportage des données sur les attaques du ravageur via les smartphones et l’application Famews mis à disposition par le projet et à régulièrement se rapprocher des agents de contrôle dans les Ddaep pour les informations utiles sur l’insecte prédateur du maïs. Il a indiqué que d’autres sessions de formation et autres appuis matériels leur seront apportés par le projet.
Source: FAO