Jean-Claude Talon, président de la Fédération béninoise de Tennis : « Le tennis sur terre battue construit son avenir au Bénin »

Par LANATION,

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Jean-Claude Talon, président de la Fédération béninoise de Tennis

L’actualité sportive au Bénin est animée par le tennis à travers l’organisation des compétitions comme les Play-Off du Groupe mondial II de la Coupe Davis à Cotonou, les championnats nationaux et régionaux ainsi que des initiatives éducatives et sociales. Dans cet entretien, Jean-Claude Talon, président de la Fédération béninoise de tennis, parle de son ambition pour le tennis béninois et du projet de la construction prochaine de l’Académie francophone de tennis d’Avlékété.
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La Nation : Dans le contexte sportif actuel, quelle place occupe le tennis au Bénin et quelle est l’ambition de la fédération que vous dirigez pour son développement?

Jean-Claude Talon : Depuis plusieurs années, le tennis écrit de belles pages de l’histoire du sport béninois et son potentiel de développement est énorme. C’est un sport original qui invite à l’excellence, au défi personnel mais qui cultive toujours le plaisir de jouer dans un partage collectif. Jeune ou aîné, fille ou garçon, compétition ou loisir, le tennis est un sport individuel accessible à tous.
Les sports collectifs ont leurs vertus, le tennis a les siennes, c’est une voie d’apprentissage de l’effort qui récompense très vite ses pratiquants dans une confrontation ludique, avec soi et avec l’autre. C’est l’école du challenge offerte à chacun et à tous et cela ressemble vraiment à l’esprit béninois.
C’est aussi un sport spectacle qui rassemble un large public, bien au-delà des pratiquants. L’ambition de notre fédération est d’offrir au plus grand nombre de pratiquants à tous les niveaux de performance, ce formidable outil d’émancipation et de plaisir.

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Quels sont les outils dont vous disposez à cette fin ?

Toutes les conditions sont réunies, il nous suffit, grâce au soutien affiché des pouvoirs publics de redoubler d’efforts. Le tennis doit et peut être un sport populaire ouvert au plus grand nombre, d’autres pays l’ont démontré, la France par exemple et j’en ai fait moi-même l’expérience. C’est une question de volonté collective. Nos actions au bénéfice du milieu scolaire avec l’Initiative tennis à l’école (Ite) et les classes sportives portent cette possibilité et on n’a pas nécessairement besoin de beaucoup de moyens pour initier un grand nombre d’enfants au tennis. Évidemment, il faut des terrains et nous avons un ambitieux programme de construction de courts avec le ministère des Sports pour pallier notre déficit actuel.
Par ailleurs, notre fédération porte un ambitieux projet de développement pour réaliser ses ambitions.

Qu’en est-il du projet de l’Académie francophone de tennis d’Avlékété ?

L’Académie, c’est le projet phare de notre action. C’est un projet inclusif où convergent tous les enjeux du Programme d’action du gouvernement (Pag) : excellence sportive, éducation, formation professionnelle, tourisme… C’est un projet national ouvert au monde francophone et même au-delà. Le tennis est un sport international, c’est donc un formidable outil d’ouverture et de dialogue. C’est un outil de relation avec le monde. Et le Bénin, depuis plusieurs années, se révèle au monde avec succès. Le tennis sur terre battue construit son avenir au Bénin. Le tennis béninois veut contribuer à cette réussite, en partenariat notamment avec la Fédération française de tennis, fort des encouragements des autorités politiques des deux pays?