Jean-Marie Houègbonou, Ddit Ouémé/Plateau: « Le pont de Tovègbamè, c’est 10 ans de garantie »

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau,

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Le nouveau pont de Tovègbamè dans la commune d’Adjohoun est désormais ouvert à la circulation avec une garantie de dix ans. Le directeur départemental des Infrastructures et des Transports de l’Ouémé et du Plateau, Jean-Marie Houègbonou, revient ici sur les caractéristiques de ce joyau financé par la Banque islamique de développement (Bid) et le budget national.

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La Nation : La circulation est désormais plus confortable sur l’axe Akpro-Missérété- Dangbo-Bonou-Kpédékpo à hauteur de Tovègbamè à Adjohoun où un nouveau pont a été construit…

Jean-Marie Houègbonou : Exact ! Le pont de Tovègbamè est aujourd’hui une réalité. L’ouvrage a été provisoirement réceptionné et mis en service depuis le 12 mai dernier. La réception provisoire sera suivie après de la réception définitive. L’ouvrage est sous garantie pendant dix ans mais il peut tenir pendant plusieurs décennies. C’est un pont à poutres en béton armé qui est composé de trois travées de 20 m chacune avec une largeur totale de 10 mètres. Il a deux voies de circulation de largeur 3,5 m chacune et deux trottoirs de part et d’autre qui permettent aux piétons d’aller et de revenir.

Qu’est-ce qui change par rapport à l’ancien pont ?

L’ancien pont, ce n’est qu’une seule allée, c’est-à-dire quand un usager en voiture quitte par exemple Bonou pour Adjohoun et croise un autre véhicule à hauteur du pont venant du sens inverse, il faut que l’un s’arrête d’abord avant que l’autre ne passe. Ce n’est plus maintenant le cas avec le nouveau qui a une largeur plus grande. Le nouveau pont a 7 m de large, c’est-à-dire 3,5 m de part et d’autre puis deux trottoirs de 1, 5 m
chacun de part et d’autre. Ce qui fait une largeur totale de 10 m. L’ancien pont n’avait pas une telle dimension. C’est au plus 5 m avec une piste de circulation qui est de 3,5 m et un trottoir de 1,5 m. Le nouvel ouvrage va permettre d’assurer la fluidité de la circulation et la sécurité des usagers. C’est un bon joyau qui a été construit par l’entreprise grâce à l’Etat qui a mis les moyens suffisants pour qu’il soit réalisé. Le pont a coûté plus de sept milliards F Cfa dont six milliards pour les travaux et près d’un milliard pour le contrôle. L’entreprise est restée dans le temps. C’est vrai, à un moment donné, elle a connu quelques perturbations liées aux intempéries. Ce qui l’avait contrainte à arrêter les travaux. Sinon, en dehors de cette difficulté, tout s’est déroulé comme sur des roulettes pour l’entreprise sur le chantier. C’est vrai, je n’étais pas chaque fois sur le terrain. Mais, je n’ai eu vent d’aucune difficulté majeure qui a fait bloquer les travaux. L’entreprise a terminé complètement les travaux. Elle a même déjà démoli sa Base-vie pour se mettre sur un autre chantier au Nord-Bénin.

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Monsieur le directeur, une rumeur avait circulé l’année dernière comme quoi, au regard du niveau de l’eau par rapport au nouveau pont, qu’il y a risque que l’ouvrage soit submergé un jour en cas de forte crue du fleuve Ouémé ?
Avez-vous été informé de cette inquiétude ?

Oui j’ai eu vent de ça. Et le directeur général des Infrastructures a été aussi informé. Il m’a dit d’aller sur le terrain suite à cette rumeur faisant croire que l’eau a failli submerger l’ouvrage. Je m’étais rendu sur le chantier dans le temps. Mais j’ai constaté qu’il y a eu plus de peur que de mal car j’ai vu que l’eau n’a pas dépassé le niveau du pont. En fait, avant de réaliser un ouvrage de cette envergure, il faut nécessairement faire une étude. L’étude du nouveau pont de Tovègbamè a été réalisée. La hauteur de l’ouvrage a été déterminée après une étude complète. Il ne peut donc pas avoir de l’eau qui puisse dépasser la hauteur du pont. Pas possible !
Mieux, quand on veut réaliser un ouvrage de cette envergure, il y a ce qu’on appelle le Tirant d’air qui est la hauteur entre la surface de l’eau et le dessous du pont. Cette hauteur a été déterminée avec une marge. Que les usagers soient rassurés. Le niveau du fleuve Ouémé ne pourra jamais monter un jour jusqu’à submerger le pont.

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Le nouveau pont est mis en service à un moment où la voie elle-même est déjà en dégradation avec des nids de poule à plusieurs endroits.

C’est vrai. Mais l’étude est en cours pour le resurfaçage de la voie. Il y avait eu le resurfaçage de la section de Kpédékpo jusqu’à Bonou sur près de 72 km. L’étude en cours va consister à faire le resurfaçage du reste de la voie pour venir jusqu’au carrefour d’Akpro-Missérété. Si tout va bien, d’ici la fin de cette année 2020 ou le début de 2021 au plus tard, ce resurfaçage va démarrer pour renforcer la voie.

Quel est le sort de l’ancien pont ?

L’ancien pont sera laissé comme ça d’abord. On ne peut pas laisser le nouveau pont, un joli joyau pour emprunter le vieux pont. C’est le cas aussi de Porto-
Novo. Quand on a construit le nouveau pont on a laissé l’ancien. Ce sera la même chose pour Tovègbamè. Je salue l’effort fourni par le gouvernement qui a mis près de sept milliards F Cfa pour l’achèvement de l’ouvrage de cette importance. Je salue ensuite la célérité et le soin avec lesquels l’entreprise a réalisé les travaux. Maintenant, il faut que la population oeuvre à prendre soin de l’ouvrage pour que le pont ne subisse pas des actes de vandalisme, notamment les garde-corps et autres. Parce que le pont a été réalisé à grands frais. La population doit y veiller pour en jouir aussi longtemps que possible.

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