Journée africaine de l’état civil: Les recommandations de l’Ua

Par Maryse ASSOGBADJO,

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La Journée africaine de l’état civil, célébrée le 10 août, repose sur le leadership pour un service essentiel. Il s’agit de « construire des systèmes d’enregistrement des faits et de statistiques d’état civil résilients en Afrique qui fournissent des services innovants, intégrés et décentralisés pour la période post Covid-19 ».

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La question du « leadership pour un service essentiel» est au cœur de la Journée africaine de l’état civil, édition 2021. La journée vise à sensibiliser à l’importance de l’enregistrement des événements vitaux dans les délais requis, notamment les naissances et les décès.
Selon l’Union africaine (Ua), il s’agit, à travers cette initiative, de célébrer « la reconnaissance de l’identité légale de toutes les personnes de la naissance à la mort, l’affirmation d’importants droits humains et civils, dont le droit d’être connu et d’avoir une personnalité légale, l’inclusion et le droit de participer à la société, à l’économie et d’accéder aux services sociaux ».
Ces droits et libertés civils sont promus par des systèmes d’enregistrement et de statistiques de l’état civil universellement inclusifs, permanents, continus, obligatoires et confidentiels par nature.
La Journée africaine de l’état civil offre l’occasion aux pays de plaider pour un leadership et des stratégies efficaces afin d’accélérer l’amélioration et la transformation des systèmes d’état civil. A ce titre, tous les pays sont appelés à défendre le rôle et l’importance des systèmes d’enregistrement et de statistiques de l’état civil en tant que service essentiel pour faciliter la reconnaissance de l’identité légale de toutes les personnes de la naissance à la mort et la disponibilité des données pour informer la planification, la politique, la prise de décision et la bonne gouvernance.

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Inadéquation des systèmes d’enregistrement

La Covid-19 a montré l’inadéquation des systèmes d’enregistrement des faits d’état civil actuellement en vigueur dans de nombreux pays africains. L’Union africaine relève que la plupart d’entre eux ont été affectés par les mesures de confinement alors qu’ils étaient plus sollicités dans cette période. Elle dénonce également l’inexistence de plans de continuité des activités dans la plupart des centres d’état civil. « Alors que la Covid-19 continue de faire des ravages sur le continent et dans le monde, l’importance de systèmes d’enregistrement et de statistiques de l’état civil performants devient évidente, car les gouvernements doivent surveiller en permanence la mortalité par cause, par sexe et par localité afin de formuler des interventions efficaces et d’informer les politiques de santé publique qui permettent une réponse immédiate dans les zones touchées », peut-on noter dans la note aux médias adressée par l’union.
L’accélération des progrès vers l’enregistrement universel des faits d’état civil et les systèmes intégrés de gestion de l’identité sera un catalyseur pour atteindre plus de 70 % des Objectifs de développement durable. C’est pourquoi, l’Union africaine mise sur l’intégration, la décentralisation et la numérisation, notamment par l’utilisation de technologies innovantes, pour améliorer considérablement les systèmes d’enregistrement des faits et de statistiques d’état civil.
Selon l’institution, les systèmes d’enregistrement des faits et de statistiques de l’état civil doivent exploiter le potentiel des technologies innovantes largement disponibles. Elle recommande l’utilisation des téléphones mobiles dans la collecte et la gestion des données pour améliorer l’efficacité opérationnelle des systèmes d’enregistrement des faits d’état civil à travers l’Afrique.
Aussi, suggère-t-elle aux pays africains d’augmenter le nombre de points d’enregistrement par la décentralisation afin de déléguer les responsabilités en matière d’enregistrement aux autorités locales et aux systèmes de santé nationaux. A terme, l’Ua préconise aux gouvernements de réfléchir aux changements nécessaires à opérer dans les lois et règlements relatifs à l’enregistrement des faits d’état civil et d’envisager les possibilités d’une transition en douceur vers des liens plus étroits entre l’enregistrement des faits d’état civil et les services de santé ainsi que vers des services numériques.

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