Journée internationale de la biodiversité édition 2021: Pour la préservation des espèces de la terre

Par Alexis METON  A/R Atacora-Donga,

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Biodiversité, vue d'ensemble

Le Bénin n’est pas resté en marge de la célébration de la journée internationale de la biodiversité. Vendredi 21 mai dernier, la directrice de cabinet du ministère du Cadre de vie et du Développement durable a lancé les activités prévues à cet effet à la direction générale des eaux forêts et chasse, en présence des acteurs d’Organisations non gouvernementales qui militent en faveur de la préservation de la nature.

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Le clou des manifestations entrant dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la biodiversité au Bénin est l’animation de stands par divers acteurs d’Ong et des organismes impliqués dans la défense de la nature dans les locaux de la direction générale des eaux, forêts et chasse (Dgefc). Pendant plusieurs jours, les populations pourraient découvrir les merveilles tirées de la nature qu’il est impérieux de préserver.
Sous le thème « Nous faisons partie de la solution », les autorités du ministère du Cadre de vie et du Développement durable profitent de cette édition pour présenter aux participants le projet d’immortalisation de l’hippopotame appelé ‘’Papa’’, un animal sacré à histoire très riche. Ce pachyderme mort le 2 septembre 2019 dans la commune d’Allada a été immortalisé sur instruction du ministre José Tonato.
Le Fonds national de l’environnement et du climat et la Dgefc ont suivi à cet effet le processus conduit par Nature tropicale Ong.
Selon le colonel Razack Adjibi, présentant le projet, suite à la mort de l’hippopotame dans le lac Ahémé, la Dgefc et le Fnec ont été instruits par le ministre du Cadre de vie et du Développement durable pour l’immortaliser afin de contribuer à la connaissance et à la valorisation de la biodiversité des zones humides du sud Bénin.
« Il s’agit de traiter et de sécuriser la dépouille de l’animal, empailler l’animal grâce à la taxidermie, de reconstituer le squelette de l’animal à des fins scientifiques, éducatives et touristiques. À la fin du processus, l’hippopotame empaillé et son squelette sont exposés dans les locaux de la Dgefc », a-t-il indiqué.

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Les ressources naturelles, la solution

Il s’agit d’un projet d’un coût global de 23 290 000 exécuté par l’Ong Nature tropicale sous la supervision technique de la Direction générale des eaux, forêts et chasse. Il est financé à hauteur de 9 606 040 francs Cfa par le Fonds national pour l’environnement et le climat (Fnec). Le reste du financement est assuré par l’Ong Nature tropicale, la société civile et l’ensemble des passionnés de la conservation de la nature à travers divers dons. Il a suggéré qu’à l’avenir, tout projet qui contribue à la préservation de la nature fasse l’objet de beaucoup plus d’attention.
Pour le colonel Rémi Hèfoumè, directeur général des eaux, forêts et chasse, la journée internationale de la biodiversité est célébrée parce que l’ensemble des êtres vivants terrestres comme aquatiques, l’homme y compris, sont exposés à des pressions sans cesse croissantes menaçant même la survie de l’humanité.
« De géantes espèces végétales comme animales ont déjà disparu, il y en a même qui sont menacées d’extinction. Face à cela, les Nations Unies ont décidé de consacrer une journée par an pour faire l’état des lieux et entrevoir des actions à mettre en œuvre pour renverser la tendance », a expliqué le colonel Rémi Hèfoumè. Il estime que l’homme doit utiliser les ressources naturelles pour régler ses problèmes et non pour faire disparaître cette diversité biologique.
Au Bénin, souligne-t-il, la situation n’est pas reluisante, mais les efforts sont en cours et l’espoir est permis. « La criminalité transfrontalière, le blanchiment d’argent, le terrorisme et toute autre menace ne rendent pas la tâche facile. Le phénomène est tel que la communauté internationale doit se donner la main. Le gouvernement du Bénin a entrepris des réformes hardies dans le sous-secteur forestier. Celles-ci reposent, entre autres, sur trois piliers à savoir l’anticipation, la tolérance zéro en matière de criminalité et l’amélioration de la gouvernance de la ressource naturelle », ajoute le colonel Rémi Hèfoumè. Profitant de l’occasion, il rappelle un certain nombre d’actions menées ou en cours d’exécution dans le domaine forestier. Il espère encore beaucoup tout en s’engageant à poursuivre la mise en œuvre des réformes pour donner plus de visibilité aux actions du gouvernement en faveur de la préservation de la biodiversité.
S’il y a un intérêt à préserver la biodiversité, c’est qu’elle constitue une source de revenus pour les populations. La directrice de cabinet, représentant le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, Jeanne Josette Acacha Akoha l’a rappelé avant de souligner les causes de la dégradation de la biodiversité.