Journée mondiale des océans: Agissons avant qu’il ne soit trop tard

Par Collaboration extérieure,

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Cette année, la Journée mondiale de l’océan est célébrée alors que la deuxième évaluation mondiale des océans a confirmé que de nombreux avantages qu’ils nous procurent sont compromis par notre propre action. Les émissions de carbone provoquent le réchauffement et l’acidification de l’eau, la destruction de la biodiversité et l’élévation du niveau de la mer qui menace les côtes densément peuplées. La surpêche entraîne également une perte annuelle de près de 90 milliards de dollars de bénéfices nets et met en danger les populations qui dépendent des poissons pour survivre.

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Le thème pour 2021, «L’océan : vie et moyen de subsistance», souligne l’importance cruciale de l’océan en tant que source de vie et de moyens de subsistance. Ce sujet est particulièrement pertinent dans la perspective de la Décennie des Nations Unies pour les Sciences océaniques au service du développement durable qui débute cette année et s’achèvera en 2030. Elle a pour but de renforcer la coopération internationale pour développer la recherche scientifique et les technologies innovantes pouvant relier les sciences océaniques aux besoins de la société.
L’Unesco met en avant la manière dont le patrimoine mondial marin, réparti en 50 sites situés dans 37 pays, renforce la résilience de l’homme et de la nature. L’abondance de leur vie marine est essentielle pour assurer la subsistance des communautés autochtones, des entreprises locales et des artistes.
Selon l’Onu, l’océan couvre plus de 70 % de la planète et produit au moins 50 % de l’oxygène de la planète. Il abrite la majeure partie de la biodiversité terrestre. C’est notamment la principale source de protéines pour plus d’un milliard de personnes dans le monde. De plus, c’est un élément vital de l’économie mondiale avec environ 40 millions de personnes employées par les industries océaniques d’ici à 2030.
Nous constatons que 90 % des populations de gros poissons sont déjà épuisées. C’est la raison pour laquelle la Directrice-générale de l’Organisation mondiale du Commerce (Omc), la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala, et l’Ambassadeur Santiago Wills de Colombie, Président des négociations sur les subventions à la pêche, profitent du 8 juin pour appeler les membres de l’organisation à parvenir à un accord pour réduire le financement de la pêche nuisible. Ils déclarent que « deux décennies, c’est trop long pour mettre fin aux subventions qui financent la surexploitation incessante de notre océan ». Ils espèrent que des solutions de compromis seront trouvées lors de la réunion ministérielle du 15 juillet.
Les récifs coralliens ne sont pas épargnés ; 50 % sont détruits. Des programmes tels que l’Initiative Récifs Résilients, permettent, grâce à un partenariat public-privé, d’aider les personnes qui en dépendent, de protéger les 29 sites inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, qui devraient blanchir d’ici 2040.
Le chef de l’Onu, Antonio Guterres, déclare que « pour protéger et préserver l’océan et tout ce qu’il soutient, nous devons donc créer un nouvel équilibre ancré dans une véritable compréhension de l’océan et de la façon dont l’humanité y est liée ». Cela sera essentiel pour accomplir les Objectifs de Développement Durable (Odd), atteindre l’objectif de 1,5 °C fixé dans l’Accord de Paris et garantir la santé de nos océans pour les générations actuelles et futures.

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Par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée à l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse)