Lancement de la commercialisation du coton graine: Des prix les plus avantageux dans la sous-région

Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori,

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La campagne de commercialisation du coton graine 2017-2018 a été officiellement lancée, vendredi 20 octobre dernier dans l’arrondissement de Sèkèrè, à Sinendé. Pour offrir la possibilité de mieux rémunérer les producteurs et les inciter à toujours battre les records, l’Association interprofessionnelle du coton (Aic) a retenu les prix d’achat les plus avantageux au niveau de la sous-région.

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Depuis des décennies, c’est pour la première fois que la campagne de commercialisation du coton graine a été précocement lancée, soit au mois d’octobre. Par le passé, elle avait difficilement lieu en novembre.
Le top de la vente a été donné, vendredi 20 octobre dernier à Sèkèrè, dans la commune de Sinendé, pour permettre aux producteurs de récolter à temps leur coton afin de ne pas courir les risques liés à la mouille et aux incendies. Dans le septentrion, le coton n’attend qu’à être récolté pour son évacuation vers les usines.
L’autre nouvelle dont se réjouissent les producteurs, c’est le prix d’achat du coton graine que les égreneurs se proposent de leur payer, au cours de la campagne actuelle. Il sera de 275 F Cfa le kilogramme dont 260 F Cfa pour le producteur, en ce qui concerne le coton graine premier choix et 210 F Cfa s’agissant du coton graine deuxième choix. A ce prix, il faudra évidemment ajouter les 15 F Cfa de fonction critique mis à la disposition de l’Aic.
Pour le président de l’Aic, Mathieu Adjovi, c’est le prix d’achat le plus élevé pratiqué par les égreneurs au niveau de la sous-région. Il s’agit, a-t-il expliqué, d’éviter toute sortie frauduleuse du coton béninois hors du territoire.

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Un autre record en vue

La campagne 2017-2018 porte sur 530 000 ha d’emblavure mesurée au GPS dont 65 000 ha ayant subi la méthode d’intensifiés. « Nous espérons une production graine de plus de 550 000 tonnes », a laissé entendre Mathieu Adjovi.
Au cours de la campagne précédente, c’est une production record de 451 000 tonnes de coton graine qui avait été réalisée. Ce record s’apprête donc à être battu, ont fait constater le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé et le maire de Sinendé, Akibou Yaya. Ils se sont, tous les deux, réjouis du choix porté sur l’arrondissement de Sèkèrè pour accueillir cette cérémonie de lancement.
Procédant au lancement de la campagne, le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Lazare Sèhouéto a assuré que son démarrage en octobre devrait pouvoir satisfaire les transporteurs sans lesquels il ne saurait y avoir d’égrenage et de commercialisation du coton. « Le temps qui sera mis pour procéder à l’évacuation du coton produit en si grande quantité, leur permettra de ne pas avoir le stress et de travailler méthodiquement, conformément au plan établi par l’Aic », a indiqué le ministre. Il a, par ailleurs, attiré l’attention de l’assistance sur l’état de décrépitude du parc gros porteurs et la nécessité pour les transporteurs de le réhabiliter. Son souhait est de ne plus voir les efforts des producteurs échoués au bord de la route. Le ministre a souhaité que la campagne se déroule avec les meilleures pratiques.
Avant lui, son collègue de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Delphin Koudandé, a invité les producteurs à ne vendre que dans leurs Coopératives villageoises de producteurs de coton (Cvpc) d’origine. « Le plan d’évacuation indiquant pour chaque commune l’usine de destination devra être rigoureusement respecté », a insisté le ministre.
D’ores et déjà, les transporteurs présents à la cérémonie ont promis jouer leur partition pour la réussite de la campagne. Il en est de même pour les égreneurs qui ont également fait procéder à la révision de leurs usines. Pour accompagner le programme d’intensification élaboré par l’Aic, ils ont mis à sa disposition environ 3 milliards de francs Cfa pour 100 000 ha d’emblavure. Le président de l’Aic, Mathieu Adjovi, a tenu particulièrement à remercier la Société de développement du coton (Sodeco), l’Association internationale des contrôleurs d’assurances (Aica) et le Label coton du Bénin (Lcb) pour leurs appuis à la filière. Il s’est également prononcé par rapport aux doléances soulevées par le président de la Fédération nationale des Cvpc, Tamou Gani Badou. Le Gouvernement a déjà mis à la disposition du ministère en charge des Travaux publics, une enveloppe de 4 milliards F cfa pour la réfection des pistes cotonnières. Les problèmes de l’octroi des crédits récoltes et du paiement des prestations de marché coton n’ont pas été occultés. Enfin, les cotonculteurs seront payés au fur et à mesure de l’évacuation de leurs récoltes vers les usines. C’est par l’ouverture du marché que la cérémonie a pris fin?