Lancement des activités de la Fondation Zakari Djibril Sambaou: L’œuvre et le combat de l’avocat immortalisés

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Trois ans après le décès de Me Zakari Djibril Sambaou, une fondation portant son nom est née et fait sa première sortie officielle. Le lancement officiel, samedi 19 novembre dernier, des activités de cette structure destinée à pérenniser l’œuvre et le combat de l’avocat des sans voix et des opprimés, s’est doublé du lancement d’un recueil de témoignages intitulé « Et le ciel s’est assombri !»

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19 novembre 2013 – 19 novembre 2016. Trois ans déjà que Me Zakari Djibril Sambaou, avocat au barreau béninois est décédé. Pour ne pas laisser mourir son œuvre et son combat pour «les sans voix et les opprimés», ses proches ont procédé au lancement des activités de la Fondation Zakari Djibril Sambaou «Droits de l’homme, justice et paix».

Au cours de la cérémonie de lancement des activités, Lisette Houénou de Dravo Sambaou, présidente de la fondation, a évoqué la douleur laissée par la disparition de son époux aussi bien à son niveau qu’au niveau des populations. Il a été un avocat qui s’est battu contre la révision opportuniste de la Constitution, en tant que coordonnateur du mouvement «Mercredi rouge » et autres, rappelle-t-elle. Mais cette douleur, a-t-elle fait savoir, s’est cristallisée en une force pour poursuivre l’œuvre du défunt. Son époux, au vu de ses actions et prises de position, apparaît comme un condamné à perpétuité pour la défense des nobles causes de l’humanité, laisse-t-elle entendre. C’est pourquoi cette fondation portant son nom est créée avec des objectifs allant dans le sens de la défense des droits de l’Homme. Entre autres, il s’agit de défendre les droits de l’Homme, de promouvoir les devoirs de l’Homme ; de protéger les droits des handicapés, des mineurs et des femmes, d’améliorer les conditions de vie des prisonniers surtout des femmes et des mineurs ; de s’engager à défendre partout où besoin sera la démocratie et la bonne gouvernance au Bénin, en Afrique et dans le monde. En termes d’actions, il faut noter que la fondation prévoit de contribuer au désengorgement des prisons civiles au Bénin, d’améliorer les conditions de vie et de traitement des dossiers des détenus devant les juridictions, l’aménagement des espaces sportifs en milieu carcéral, l’appui éducatif, professionnel et médical aux détenus surtout indigents pour leur insertion sociale, des dons de matériel aux maisons d’arrêt. Elle compte également construire des écoles dans les maisons d’arrêt du Bénin, une maison d’accueil des détenus ayant purgé leur peine.
Pour sa part, Inès Hadonou Toffoun, représentante du garde des Sceaux, reconnaît la pertinence de ces objectifs et assure qu’ils correspondent aux attributions du ministère de la Justice. Aussi, entrevoit-elle à travers la jeune fondation une partenaire. Le représentant du ministre des Sports, Bellarminus Kakpovi, promet que son ministère ne marchandera pas son appui à la fondation pour la construction des espaces sportifs en milieu carcéral.
Au nom de la corporation des avocats, Me Serge Pognon, est revenu sur la vie de son confrère avant de souhaiter que la fondation ne soit pas une coquille vide mais qu’elle immortalise vraiment son œuvre et son combat.
Il faut noter qu’à l’occasion, un documentaire de 13 min a été projeté sur la vie de Me Zakari Djibril Sambaou. De quoi donner de vives émotions ! De même, un recueil de témoignages intitulé «Et le ciel s’est assombri !»préfacé par le professeur Albert Tévoédjrè a été lancé avec l’annonce de la sortie prochaine d’un documentaire de 52 min sur la vie de «l’avocat des sans voix et des opprimés».

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