Lancement du projet « Tovi dagbé fô didé »: SOS Civisme prône la culture de la citoyenneté

Par Claude Urbain PLAGBETO,

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SOS Civisme Bénin et Changement social Bénin ont procédé, vendredi 20 décembre dernier à Allada, au lancement du projet « Tovi dagbé fô didé » (Bon citoyen). Ce projet vise à éduquer les jeunes à la citoyenneté pour une meilleure participation au développement de la cité.

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Faire du jeune Béninois un citoyen de type nouveau, digne, patriote et engagé pour le respect du bien public, et travaillant résolument au développement durable. Telle est l’ambition affichée à travers le projet «Tovi dagbé fô didé » (littéralement en langue fongbé : Agir en bon citoyen) initié par les Ong SOS Civisme Bénin et Changement social Bénin. Il a été lancé, vendredi dernier à Allada, en présence du représentant du maire d’Allada, Salomon Tonegnikes, en marge d’une formation de deux jours des formateurs devant participer aux activités de cette initiative.
D’une durée de dix-huit mois, le projet a pour principal objectif d’instaurer une culture à la citoyenneté responsable, à la promotion de la démocratie, de l’Etat de droit et de la paix à travers la formation des jeunes pour une participation active à des instances de prise de décisions, selon Estelle E. Akpa-N’Kakou, coordonnatrice du projet. A l’en croire, il vise à atteindre 1435 jeunes, à travers des séances de sensibilisation, des formations, des débats publics et autres initiatives relatives aux élections communales et locales de 2020 et au contrôle de l’action publique, dans les sept communes cibles à savoir Abomey- Calavi, Allada, Ouidah, Bohicon, Bembèrèkè, Parakou et Malanville.
Financé par l’Union européenne (Ue) à travers son programme Renforcement et Participation de la Société Civile (RePaSOC), le projet vient combler quelque peu le vide laissé par le retrait de l’éducation civique des programmes d’enseignement. « Ce que nous voulons, c’est qu’à la fin de ce projet, les écoles deviennent des centres où l’on forme à être des citoyens modèles, où chaque apprenant est libre de demander des comptes aux responsables administratifs lorsqu’il se sent lésé sans que ceux-ci ne se fâchent », indique Romain S. Boko, membre de l’équipe de pilotage.
Revenant sur les constats qui ont conduit à sa formulation, la coordonnatrice du projet insiste sur la méconnaissance par les jeunes de leurs droits et devoirs, des attributs et symboles de l’Etat et du sens de la République ; la faible participation des jeunes au débat public ; le faible militantisme des jeunes dans les associations et mouvements politiques ; la corruption ; le régionalisme. Elle cite également le népotisme, les actes d’incivisme et de cybercriminalité, l’intoxication de l’opinion publique via les réseaux sociaux ainsi que les conflits intergénérationnels. Toutes choses qui font des jeunes des vecteurs de violences et constituent une menace pour le vivre ensemble, dira Germain F. Djossou, représentant de la direction départementale de l’Enseignement secondaire de l’Atlantique, qui salue la pertinence de l’initiative.

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