Le Dob au sujet du baccalauréat 2018 : « Les candidats auront des épreuves à leur portée »

Par Anselme Pascal AGUEHOUNDE,

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Dès le 16 juillet prochain, les candidats au baccalauréat 2018 plancheront. Depuis jeudi 7 juin dernier, ceux-ci ont commencé à retirer leurs convocations. Le directeur de l’Office du baccalauréat, Alphonse da Silva, fait le point de l’organisation et des dispositions prises pour que les compositions se déroulent de la façon la plus crédible. Il rassure par ailleurs que les épreuves seront abordables pour les candidats.

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La Nation : Monsieur le directeur de l’Office du baccalauréat, nous sommes à un peu plus d’un mois des compositions, où en êtes-vous dans l’organisation du baccalauréat ?

Alphonse da Silva : L’organisation du baccalauréat commence dès le début de l’année scolaire. Nous avons à cet effet un calendrier très précis. Actuellement, nous sommes à la distribution des convocations. Les convocations ont été envoyées à tous les départements. Jeudi 7 juin dernier, nous avons procédé à la remise officielle dans les départements de l’Atlantique et du Littoral dans lesquels il y a un fort taux de candidats. Les convocations sont données après avoir examiné les candidatures. Cette année, le taux général de candidature est moins élevé.  L’année dernière, nous avions eu plus de 115 000 candidats. Cette année, nous aurons 108 000 candidats. Vous vous demandez certainement ce qui explique cette baisse du taux. C’est parce que, d’une part, il y a eu un fort taux d’admission l’année dernière et d’autre part, les candidats, leurs parents et les enseignants respectent effectivement les consignes qui sont données pour que les candidats qui ne sont pas bien préparés, ne se présentent pas au baccalauréat pour un pèlerinage ou un échec. Lorsque vous allez au baccalauréat, c’est pour réussir. Donc les candidats et leurs parents en ont pris conscience. Cette année, il n’y a pas seulement baisse du taux d’inscrits. De nouveaux centres ont été aussi ouverts notamment le centre de Boukombé dans lequel je me suis rendu. Les  élèves et les enseignants de ce collège ont demandé qu’on ouvre ce centre. J’ai donc été inspecter les lieux et j’ai constaté que la clôture a bien été reprise. Il y a aussi le centre d’Agouagon qui est ouvert. Globalement, nous nous préparons pour que cet examen emblématique sur le plan national et international se passe dans les meilleures conditions possibles.

Pour assurer les meilleures conditions au déroulement de l’examen et pour renforcer sa crédibilité, quelles sont les mesures prises ?

L’examen du baccalauréat, c’est toute une entreprise, toute une industrie et nous avons commencé très tôt. Nous avons la collaboration, je dirai même intime, de tous les trois ordres d’enseignement notamment avec nos collègues du secondaire qui sont à plus de 75 % les acteurs intervenant dans le bac. Avec les inspecteurs, nous sommes en bonne relation et avec eux nous discutons de l’amélioration des conditions dans lesquelles se déroule cet examen. Il y a également des enseignants du supérieur qui interviennent en tant que superviseurs et certains enseignants du primaire qui interviennent dans le secrétariat. Le bac est donc un examen national et même international puisque dans l’espace Uemoa, ce sont les mêmes réformes que nous mettons en œuvre avec nos collègues du Togo, du Niger, du Sénégal… Tout se passe bien. Actuellement, je suis, comme on le dit, dans la chambre noire, pour examiner et voir comment tirer les épreuves issues du tri. Évidemment les compositions tiendront compte aussi de l’ambiance nationale sans dégrader la qualité de ces épreuves. Je ne dirai pas plus parce que ça fait partie du confidentiel. Bref, les candidats auront des épreuves à leur portée et le candidat moyen devrait réussir.
 
Les années antérieures, il y a eu des réformes visant à garantir la sécurité dont l’ajout de la photo du candidat sur sa convocation. Peut-on dire que l’examen du bac est complètement sécurisé, qu’il  n’y aura plus de fraudes ?
 
La perfection à 100 % n’est pas encore de ce monde. Toutefois, nous tendons quand même vers elle. Depuis quelques années, nous ne parlons plus de fraudes, de fuite de sujets parce que les précautions qui sont prises en amont sont très méticuleuses. Tout se passe plutôt bien et nous allons travailler davantage pour atteindre la perfection. Je reste convaincu que la préparation du baccalauréat béninois est un travail fait dans la plus grande sécurité. C’est pourquoi ce bac est toujours convoité dans la sous-région.

L’année scolaire a été plutôt secouée. Les candidats, en l’occurrence du public, ont subi trois mois de grève. Ils doivent bientôt affronter les épreuves vaille que vaille. Un mot d’apaisement à leur endroit ?

C’est vrai, ce n’est pas seulement au Bénin qu’il y a eu des débrayages. Au Sénégal, au Togo, au Burkina Faso, il y a eu aussi des remous qui ont affecté le calendrier. Les compositions étaient normalement prévues pour le 18 juin. Cette année, les conditions sont différentes à celles de l’année dernière. Mais nous tenons compte de ces situations pour mettre les candidats dans des conditions physiques et psychologiques optimales pour leur réussite. Les épreuves ne sont donc pas choisies au sort mathématiquement. Je suis comme le père ou comme le grand-père d’une grande famille avec des enseignants, et des candidats. Les candidats sont mes chouchous et je veux les mettre en confiance. Elles tiennent compte aussi de l’environnement. J’exprime mes sincères remerciements à tous mes collaborateurs en leur rappelant que le travail reste encore à faire. A tous les surveillants de salle, les correcteurs, les secrétaires et à mes collègues du supérieur, je demande beaucoup d’abnégation pour vaincre tout ce qui pourra constituer une barrière tendant à hypothéquer la réussite des candidats

Propos recueillis par Anselme Pascal AGUEHOUNDE

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