Le ministre Gaston Dossouhoui dans la Vallée de l’Ouémé: Dangbo aura beaucoup perdu, si la commune perd Paia-Vo

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau,

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Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, a effectué une descente, vendredi 26 janvier dernier à Porto-Novo et à Dangbo. Il est allé toucher du doigt les différentes réalisations du Projet d’appui aux infrastructures agricoles pour la valorisation de la vallée de l’Ouémé (Paia-Vo) et les difficultés dans l’exécution du projet, notamment la résistance de certains propriétaires terriens à certains endroits pour faciliter la mise en place des ouvrages agricoles.

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Le siège du Projet d’appui aux infrastructures agricoles pour la valorisation de la vallée de l’Ouémé (Paia-Vo) à Porto-Novo a été la première étape du périple du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep), vendredi dernier. Au pas de charge, Gaston Dossouhoui est allé s’enquérir de l’évolution des réalisations de ce projet. Il a été accueilli par le coordonnateur du Paia-Vo, Jean Sènou Kokoyè. Selon ce dernier, le projet a une durée de vie de six ans. Il ferme bientôt ses trois premières années, pour un taux d’engagement de 50 % et un taux de financement de 34 % à la date du vendredi 26 janvier dernier, explique le coordonnateur au ministre. Jean Sènou Kokoyè a évoqué les avancées et les difficultés du projet. 

Au nombre des difficultés, il évoque la résistance de certains propriétaires terriens à Dangbo qui ne veulent pas collaborer en laissant passer sur leur terre, les aménagements agricoles et des pistes de désenclavement prévus dans le cadre de la mise en œuvre des activités de ce projet. Ces goulots d’étranglement pourraient entraver la bonne exécution de ce projet pourtant très bénéfice pour la région, alerte le coordonnateur Jean Sènou Kokoyè. Il anticipe et propose à l’autorité ministérielle une éventuelle réorientation du projet vers d’autres communes telles que Zogbodomey, Zagnanado et Covè où les études techniques sont aussi favorables, au cas où les communautés à la base de Dangbo où est concentré l’essentiel du projet, resteront campées sur leur position. Des informations suffisamment graves qui ont résolu le ministre Gaston Dossouhoui à descendre sur le terrain. A Dangbo, l’autorité ministérielle a rencontré, tour à tour, les communautés à la base et le conseil communal. Elle leur a dit ses quatre vérités.

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Fermeté

D’un ton ferme, le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche relève qu’il n’y aura pas « la démocratie musculaire » en matière du développement des filières agricoles. « On ne peut pas s’affronter pour développer l’agriculture même si la démocratie nous confère la liberté d’agir chacun à son niveau », souligne, en langue vernaculaire, Gaston Dossouhoui aux producteurs agricoles de Dangbo, à qui il a remis du matériel de traitement des semences et des outils agricoles de norme internationale tels que les filets anti-aviaires de protection des cultures et des bâches de séchage des produits agricoles. Il a montré à ces derniers tout l’intérêt qu’ils ont à profiter de ce projet qui constitue une aubaine pour le développement de la Vallée de l’Ouémé. Le ministre a gardé le même ton devant le conseil communal de Dangbo. « Je ne suis pas venu ici pour faire du sensationnel. Le temps du tourisme agricole où on s’asseye pour partager des perdiems, c’est fini. On a trop fait la politique contre la vallée de l’Ouémé. C’est terminé avec les complaisances. Je veux qu’on parle du concret. Le projet Paia-Vo est une solution adéquate pour l’agriculture ici. Nous avons 5000 hectares à aménager dans la vallée. Nous sommes à 50 % de taux d’engagement et 34 % de taux de financement pour ce projet. Et le temps ne nous attend pas. La Vallée de l’Ouémé a trop souffert de la politique politicienne », a signalé le ministre à l’endroit de l’équipe communale de Dangbo. Et ceci, pour montrer son indignation face à la résistance que rencontre, à certains endroits, la mise en œuvre du projet sur le terrain.
Il invite le maire, les conseillers communaux, les sages et notables et les leaders d’opinion à s’impliquer aux côtés des responsables en charge du Paia-Vo pour combattre les résistances. « Si nous réussissons le pari, les producteurs de Dangbo seront heureux. On sera fier d’avoir le riz de Dangbo, le maïs de Dangbo, l’ananas de Dangbo… Si vous perdez Paia-Vo, vous perdez beaucoup. Et je ne veux pas ça», fait remarquer Gaston Dossouhoui. Le maire de Dangbo, Mathias Kouwanou s’est réjoui de cette visite du ministre sur le terrain avant de prendre, au nom des conseillers, le ferme engagement de travailler à accélérer les mécanismes indispensables à la bonne exécution du projet dans sa commune?