Le social sous la Rupture: Bilan et perspectives exposés

Par Isidore Alexis GOZO (gozoalexis6@gmail.com),

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Le social souqs la rupture

Les réformes entreprises durant les cinq dernières années pour l’amélioration des conditions de vie des Béninois de même que celles en cours ont été au cœur d’une conférence publique, samedi 17 juillet dernier à l’Université d’Abomey Calavi. Organisée par le ‘’Groupe de réflexions alternatives prospectives’’ (Grap), cette conférence qui a permis d’exposer et de partager avec le monde universitaire les prouesses du gouvernement et les perspectives dans le domaine social a connu la présence de plusieurs personnalités politico-administratives.

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« Le social sous la Rupture: Acquis, questions et contributions », c’est le thème de la conférence publique qui a réuni étudiants, enseignants et membres du gouvernement, samedi 17 juillet dernier à l’Université d’Abomey Calavi. Cette conférence a été une occasion pour les participants de comprendre, à travers plusieurs communications, les actions menées par le gouvernement pour impacter positivement la vie des Béninois dans le domaine social.
Séraphin Agbahoungbata, président de l’Autorité de régulation des marchés publics, a expliqué que le ‘’Groupe de réflexions alternatives et prospectives’’ (Grap) n’est pas un parti politique ni une Organisation non gouvernementale mais une plateforme d’agrégation d’intelligence. Le credo du Grap, selon lui, est d’agir pour rendre irréversible le processus actuel de la Rupture.
Cyrille Gougbédji, l’un des panélistes, a animé une communication sur le ‘’Social et le numérique’’. Il affirme qu’au 21e siècle, le monde est gagné par le numérique dans tous les domaines. Le numérique, d’après lui, se déploie dans un tissu social parce que sa portée n’est pas le relationnel d’individu à individu mais le maillage du grand nombre. Selon lui, les gouvernements qui prennent l’option de faire du numérique un tremplin pour l’amélioration des conditions de vie des populations investissent dans l’identification de ces dernières. Il précise que, si le problème de l’accès de tous au numérique n’est pas bien réglé, cela peut créer des fractures. Mais dans le contexte du Bénin, ce risque est maitrisé parce que depuis 2017, le gouvernement investit massivement dans la mise en place d’un registre national biométrique de la population dont l’objectif est d’attribuer un identifiant unique et national à chaque individu. Cyrille Gougbédji ajoute que le rapport du numérique au social est un rapport indéfectible.
A sa suite, Véronique Tognifodé Méwanou, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, a fait l’état des lieux du social au Bénin. Elle affirme que dans le Programme d’action, le social englobe quatre éléments à savoir l’assurance maladie, la formation, le crédit et l’assurance retraite, qui ont connu des succès remarquables grâce aux différentes mesures prises par le gouvernement. Véronique Tognifodé Méwanou a aussi expliqué les avantages du microcrédit digital Alafia. Dans ce secteur, ajoute-t-elle, la baisse du taux d’intérêt appliqué aux bénéficiaires est passée de 8,5 % à 4 % semestriel et la limitation des frais d’accès est désormais à 1000 F. Elle souligne aussi que le gouvernement du président Patrice Talon a pris de nombreuses mesures sociales pendant la crise de la pandémie de Covid-19 où près de 10 milliards F Cfa ont été affectés pour soutenir les artisans et autres personnes touchées. Véronique Tognifodé Méwanou reconnait que des efforts louables ont été faits par le gouvernement, ces cinq dernières années, pour soulager et accompagner les plus vulnérables.

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Transformations structurelles

Dans le secteur de l’emploi, des réformes significatives ont été engagées. Charlemagne Lokossou, Coordonnateur du Programme social d’insertion dans l’emploi, a fait savoir que ce secteur permet non seulement d’offrir l’emploi mais surtout l’emploi productif. Le gouvernement, selon lui, a pris l’option de mettre en emploi 2000 personnes par an. Mais pour mériter ces deux mille emplois, il faudrait que les jeunes aient les compétences requises, ce qui constitue l’une des actions majeures que mène le Psie. Il affirme que le social développé par le gouvernement est un social responsable et responsabilisant des bénéficiaires. « C’est un social de l’effort et dans l’effort », argumente-t-il.
Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement, a abordé secteur par secteur, les réformes engagées. Il explique qu’au plan social, l’acte le plus important posé par le gouvernement est la sécurisation des recettes de l’Etat. Il annonce que pour 2021-2026, il y aura une ligne de financement appelée ‘’Appui à l’investissement’’ qui permettra aux jeunes qui sortent des ateliers de formation ou des écoles d’avoir accès au financement mis en place par l’Etat et l’action sociale du gouvernement va davantage impacter le secteur agricole ainsi que d’autres secteurs. Des mécanismes, selon lui, sont mis en place pour que les producteurs agricoles aient accès au crédit.
« Le social, c’est faire en sorte qu’on ait en permanence l’électricité même dans les villages. Le social, c’est faire en sorte que la nourriture soit disponible et qu’on ne dépense pas plus qu’il n’en faut. Le social, c’est faire en sorte que l’école béninoise fonctionne de mieux en mieux et que les enfants ne soient plus abandonnés parce que les enseignants ne sont pas là », souligne-t-il. Wilfried Léandre Houngbédji fait observer que c’est parce que les Béninois ont été habitués au défaut de rigueur que, durant les premières années, les réformes engagées ont paru si dures mais fort heureusement, chacun commence par comprendre que c’était le passage obligé.

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