L’éditorial de Paul AMOUSSOU: Cataclysme politique ?

Par COMLAN ERIC,

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Le Prd est de ces partis ayant un Adn, une identité forte en plus d’être des tout premiers partis depuis 1990, parti au marqueur fort sur le paysage politique national. Le rendez-vous manqué, au moment de la fondation des partis de la mouvance à laquelle il appartient pourtant, doit être perçu comme tel, c’est à dire un accident de parcours. Car le Prd a été présent, de bout en bout, depuis l’initiative de la réforme du système partisan béninois, et ne s’est jamais manifesté contre cette mutation. Tout au contraire, à sa prise de fonction en tant que président de l’Assemblée nationale en 2015, Adrien Houngbédji, son président historique, a axé son discours d’investiture sur la nécessité de réformer le système partisan béninois, et a pris une part active aux
dynamiques y liées. Seulement, au moment de se jeter à l’eau, ce parti a eu, comme qui dirait, quelque frilosité. Et peut-être était il convaincu de pouvoir continuer à faire cavalier seul, fort de ses acquis passés. Mais c’était sans compter avec les exigences des nouvelles dispositions qui régissent désormais les
partis politiques. Le Prd a tergiversé avant de se rendre à l’évidence que experimentum pericolisum, l’expérience est périlleuse ! Et elle le fut pour ce parti
habitué à positionner les siens dans les instances électives de décision, mais sorti sans ménagement de la carte politiqueaux dernières élections législatives et
communales ! La répétition d’une telle malheureuse perspective, aux prochaines élections, a pu assagir les caciques du Prd et à les engager à intégrer la dynamique en cours depuis 2019. Il était plus que temps. Et, l’aiguillonnage manqué va être rattrapé, car il y a tout lieu de croire que les petits plats sont mis dans les grands pour réussir l’opération, l’attelage du Prd au train des grands ensembles politiques en marche, pour en finir avec les chapelles et écuries qui n’avaient de sens que de servir leurs tenanciers, et non pas mettre en relief les enjeux cruciaux du pays. Il s’agit d’un cataclysme politique qui sauve le Prd d’une perdition certaine, tant la problématique de sa survie se posait, bien au-delà de la succession de son charismatique fondateur.

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