L’éditorial de Paul Amoussou: Le révélateur

Par Paul AMOUSSOU,

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L'éditorial de Paul Amoussou

En compétition de football, l’équipe qui obtient un penalty ou avantage sur l’autre s’en réjouit forcément, peu importe si l’arbitrage est défectueux ou judicieux. Il en est de même en politique. Lorsqu’un acteur obtient gain de cause, surtout devant les juridictions, il crie sa joie et clame sa foi en un système qui lui apparaît de ce fait irréprochable. Mais pour peu qu’il en soit autrement, le même crie au scandale et à l’iniquité, retirant sa confiance soudainement à la même institution qui trouvait pourtant grâce à ses yeux précédemment.
Il en va de la mauvaise foi chez certains acteurs politiques comme chez les acteurs du football : l’un comme l’autre commet-il un impair ? Il jure ses grands dieux qu’il n’en est rien ! Et pour bien illustrer cet état d’esprit, il suffit d’observer les comportements en cours de jeu. Un penalty n’est jamais judicieux pour l’équipe aux dépens de laquelle il est sifflé. On entend crier à l’erreur d’arbitrage ! Sauf quand on en a le gain. Chez les politiciens, l’enfer c’est toujours l’autre, et l’autre ne l’aurait emporté qu’en empruntant des moyens frauduleux. A en croire une telle disposition d’esprit, la transparence n’est de mise que si soi-même on remporte le gain du jeu, en l’occurrence d’une élection !
Ce phénomène est perceptible chez les politiciens pour qui le jeu n’est démocratique que si eux en tirent bénéfice. Cette propension, faiblesse humaine, et preuve de leur mauvaise foi épaisse, est facile à observer en cas de contentieux électoral, pic des intérêts et enjeux politiques. C’est en toute conscience de cette subjectivité, presque consubstantielle au jeu politique, que les juridictions, notamment la Cour constitutionnelle ou la Cour suprême, parviennent à se soustraire aux pièges et manœuvres politiciens et ainsi asseoir leur crédibilité. Et par la variation de leurs décisions, en rendant à César ce qui est à César, constance et jauge de leur crédibilité, ces hautes juridictions permettent de révéler l’objectivité ou la subjectivité chez les acteurs politiques, selon le cas. Un exercice de haute voltige, tant sous leur masque de démocrates, les politiciens sont de redoutables finasseurs, plus rusés que le renard, et surtout prêts à tout renverser pour leurs petits intérêts.

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Il en va de la mauvaise foi chez certains acteurs politiques comme chez les acteurs du football : l’un comme l’autre commet-il un impair ? Il jure ses grands dieux qu’il n’en est rien ! Et pour bien illustrer cet état d’esprit, il suffit d’observer les comportements en cours de jeu. Un penalty n’est jamais judicieux pour l’équipe aux dépens de laquelle il est sifflé. On entend crier à l’erreur d’arbitrage ! Sauf quand on en a le gain. Chez les politiciens, l’enfer c’est toujours l’autre, et l’autre ne l’aurait emporté qu’en empruntant des moyens frauduleux. A en croire une telle disposition d’esprit, la transparence n’est de mise que si soi-même on remporte le gain du jeu, en l’occurrence d’une élection !
Ce phénomène est perceptible chez les politiciens pour qui le jeu n’est démocratique que si eux en tirent bénéfice. Cette propension, faiblesse humaine, et preuve de leur mauvaise foi épaisse, est facile à observer en cas de contentieux électoral, pic des intérêts et enjeux politiques. C’est en toute conscience de cette subjectivité, presque consubstantielle au jeu politique, que les juridictions, notamment la Cour constitutionnelle ou la Cour suprême, parviennent à se soustraire aux pièges et manœuvres politiciens et ainsi asseoir leur crédibilité. Et par la variation de leurs décisions, en rendant à César ce qui est à César, constance et jauge de leur crédibilité, ces hautes juridictions permettent de révéler l’objectivité ou la subjectivité chez les acteurs politiques, selon le cas. Un exercice de haute voltige, tant sous leur masque de démocrates, les politiciens sont de redoutables finasseurs, plus rusés que le renard, et surtout prêts à tout renverser pour leurs petits intérêts.

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