L’éditorial de Paul AMOUSSOU: Réinventer le logiciel politique

Par Paul AMOUSSOU,

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On attend vivement les offres que vont faire les différentes chapelles politiques engagées dans la course pour les prochaines législatives. Quelles seront-elles ? Etre de l’opposition n’est pas une offre politique en soi, tout comme être de la mouvance présidentielle n’en est pas une non plus. Un petit discours, un coup de com’, une opération de charme et puis s’en va. Telle va encore être la substance de la campagne législative ? On connait bien la ritournelle des acteurs politiques, celle qu’ils jouent en petit comité ou lors des meetings politiques.

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Même sans avoir subi les rayures du temps, ce disque devra être cependant rangé. Et pour de bon, entendu que la réforme du système partisan vise à donner un certain relief au débat politique désormais au Bénin. D’où l’exigence qu’il convient d’avoir désormais vis-à-vis des acteurs politiques nationaux, à les amener à changer de disque, à réinventer leur logiciel.
Le tout, en effet, n’est pas d’opérer de grands rassemblements, dynamique qui est loin de résulter des efforts des acteurs politiques en tant que tel, car elle est imposée par les orientations et inclinaisons du code électoral dont certains politiciens ne voulaient pas avant de s’en accommoder par la force des choses. En raison de quoi, le mérite desdits acteurs serait aujourd’hui d’étoffer le débat politique, la plus-value qu’ils apporteraient serait de faire émerger des sujets qui touchent aux réalités quotidiennes des Béninois, de sorte que désormais puissent figurer sur l’échiquier politique national de grandes tendances, de grands courants non pas philosophiques mais pragmatiques. Point n’est besoin qu’ils soient, en effet, mordicus, idéologiques. Les idéologies pétrifient plus dans l’inaction qu’elles ne font évoluer. Tout au contraire du pragmatisme qui est dynamique. Il suffirait donc que ces tendances souhaitées se dessinent avec des contours de démarcation nets, qu’elles soient discursives, révélant clairement les contradictions qui, par essence, constituent le moteur de toute démocratie digne de ce nom. Le tout n’étant pas d’être de l’opposition, de l’opposition dure que d’aucuns revendiquent, ou de la mouvance.
Attention aussi à ce que ne s’invitent dans le jeu les contradictions vaines et stériles, celles consistant à jeter l’anathème sur le positionnement de ses vis-à-vis sans propositions alternatives et crédibles. Le propre des démagogues, des partis sans contenu et offre substantielle ! Auquel cas, rien qui contribuerait véritablement à faire avancer les choses, à améliorer le pouvoir d’achat ou la prise en charge socio-sanitaire des Béninois, à façonner le Bénin que nous voulons aujourd’hui et celui de demain…

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