Législatives du 28 avril prochain : Le gouvernement entérine la poursuite du processus

Par Josué F. MEHOUENOU,

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Le gouvernement s’aligne sur la position des présidents d’institutions qui ont convenu de ce qu’il faut « respecter scrupuleusement l’ordre constitutionnel établi, ne permettre aucune violation des lois en vigueur, poursuivre le processus pour la tenue des élections à bonne date ». Au cours du Conseil des ministres de ce mercredi 3 avril, le président de la République a fait au Conseil, le point des démarches entreprises pour le bon déroulement du scrutin législatif du 28 avril 2019, indique le communiqué du Conseil des ministres. A l’occasion de son traditionnel point de presse, le ministre en charge des Sports, Oswald Homeky, a rappelé
qu’ « à la suite de ses échanges avec la classe politique sur le constat de la non qualification de partis se réclamant de l’opposition pour ledit scrutin, et acquis à l’idée que toutes les tendances politiques devraient pouvoir prendre part aux élections, le président de la République avait mandaté le président de l’Assemblée nationale aux fins de rechercher, avec les autres acteurs politiques concernés, le consensus autour des lois applicables au scrutin». Mais, poursuit-il, « après plusieurs semaines de rencontres et concertations, le président de l’Assemblée nationale l’a informé en retour du défaut de consensus, qui induit le statu quo législatif ».
Par la suite, « et à l’initiative de leur coordonnateur, les présidents d’institutions constitutionnelles, auxquels se sont joints le médiateur de la République et le président de la Commission électorale nationale autonome (Céna), ont tenu une séance de concertation avec le chef de l’Etat, le 1er avril 2019 ». Il ressort du compte rendu de cette séance que « tous les participants ont admis, sans réserve, que le défaut de consensus ne saurait être un motif pour remettre en cause l’ordre constitutionnel, et que le président de la République ne peut, en l’espèce, se substituer au Parlement en faisant usage de mesures exceptionnelles sortant totalement du cadre constitutionnel ». Y procéder ainsi reviendrait, pour le président de la République, à s’arroger, de fait, tous les pouvoirs, rapporte le ministre Homeky dans sa présentation du communiqué issu du Conseil des ministres. Dans la même logique que « les acteurs politiques, les organisations syndicales et celles de la société civile, le peuple entier qui demeurent attachés à la préservation de l’ordre constitutionnel », le gouvernement opte également pour le respect des dispositions légales et donc pour la poursuite du processus déjà engagé. « Appréciant la situation, le Conseil a décidé que le gouvernement prendra toutes les dispositions nécessaires à la bonne tenue du scrutin législatif du 28 avril» et « invite par conséquent les populations à faire preuve de discernement, afin que les élections se déroulent dans la paix et la sérénité ».

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