Libération des espaces publics à Parakou: Le préfet opte pour la politique de la carotte et du bâton

Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori,

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A la tête d’une délégation, le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, a sillonné, hier mercredi 11 août, les principales artères et rues asphaltées de la ville de Parakou. C’est pour sensibiliser ceux qui ont entrepris, à nouveau, d’occuper anarchiquement les espaces publics à les libérer, s’ils ne veulent pas subir les affres de la phase répressive appelée à démarrer aussitôt.

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A Parakou, les espaces publics ont, à nouveau, été pris d’assaut par les populations. Préoccupé par la situation, le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, a parcouru quelques artères et rues asphaltées de la ville. C’est pour constater l’ampleur de la situation, sensibiliser les occupants illégaux en les invitant à libérer les lieux, sous peine de subir les affres de la phase répressive qui va immédiatement suivre.
Après les abords de la préfecture et de la place Tabéra, où les mendiants de la ville semblent avoir établi leur quartier général, sans oublier la grande insalubrité qui y règne, le préfet et les membres de sa délégation étaient à la place Bio Guera, devant le Centre hospitalier et universitaire départemental (Chud) du Borgou-Alibori. Ils ont également parcouru l’artère qui part de l’Eglise des Assemblées de Dieu jusqu’au marché de Guéma, en passant par le marché de Zongo.

C’est à Dépôt que cette descente sur le terrain a pris fin. Le long du parcours, l’autorité, aidée par le maire de la ville, ainsi que des conseillers municipaux et des cadres techniques de la mairie, sans oublier les responsables de la Police républicaine dans le département, puis le directeur départemental du Cadre de vie, a échangé avec les occupants de ces espaces pour les convaincre.
Avant la descente sur le terrain, le préfet a tenu une séance de travail avec les membres de sa délégation. La ville de Parakou, a-t-il rappelé, est en train de gagner en modernité avec les travaux d’asphaltage dont certaines de ses rues et artères ont bénéficié. «Nous sommes admiratifs de la métamorphose survenue. Au départ, par rapport à la libération des espaces publics, les populations du
Borgou avaient souscrit à l’initiative. Il fallait maintenir le cap. Ce qui n’a pas été le cas », a expliqué le préfet. Estimant que la libération desdits espaces est une action de salubrité publique qui incombe à la municipalité, il a mis le maire Inoussa Chabi Zimé devant ses responsabilités. Il a, toutefois, insisté que sa démarche n’est orientée contre personne. En dehors de l’occupation anarchique des espaces publics, la plupart des intervenants ont également déploré l’incivisme, les excès de vitesse en agglomération, le non-respect des feux tricolores et l’insouciance en matière sécuritaire qui règnent à Parakou. Selon eux, la ville est tellement sale qu’ils craignent, si rien n’est fait, de la voir courir le risque d’être déclassée.

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