Loi sur la protection des défenseurs des droits humains: Les acteurs clés de la société civile amendent l’avant-projet

Par Anselme Pascal AGUEHOUNDE,

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Réunis en atelier, ce mercredi 26 septembre à Cotonou, la plateforme des défenseurs des droits humains au Bénin et Amnesty international ont procédé à la pré-validation de l’avant-projet de loi sur les défenseurs des droits humains. Les travaux ont connu la participation de représentants de diverses Organisations de la société civile (Osc) et de décideurs.

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Après des mois de réflexion, la plateforme des défenseurs des droits humains au Bénin est parvenue à élaborer un avant-projet de loi sur la protection et la promotion des défenseurs des droits humains. Avant de la soumettre à l’appréciation du gouvernement et du Parlement, les acteurs clés de la plateforme avec le soutien d’Amnesty International se sont rassemblés pour amender le texte en plénière au cours d’un atelier et élaborer une stratégie de plaidoyer efficace à l’endroit des décideurs. 

Les travaux ont été ouverts par la directrice de l’administration pénitentiaire et de la protection des droits de l’Homme, Inès Toffoun en présence du directeur exécutif d’Amnesty International Bénin, Fidèle Kikan et du président de la Coalition des défenseurs des droits de l’Homme, Serge Prince Agbodjan. Pour ce dernier, il est une nécessité pour le Bénin de se doter d’une loi de protection et de promotion des défenseurs des droits humains. « Aujourd’hui, les défenseurs des droits humains font l’objet de grandes difficultés, de représailles, d’assassinat, de violation des droits élémentaires et des libertés publiques dans le monde. Le Bénin, un pays qui se réclame comme un modèle de démocratie et de paix, et ayant des défenseurs des droits humains, a l’obligation de les protéger et de les promouvoir. Le Bénin ne peut ne pas entrer dans cette dynamique dans la mesure où sur le continent africain, certains pays ont déjà pris le lead. Il s’agit en l’occurrence de la Côte d’Ivoire qui est la toute première à se doter d’une pareille loi, du Burkina Faso et du Mali depuis janvier 2018 », a expliqué Serge Prince Agbodjan. Il ajoute que l’adoption de cette loi répond à la Déclaration des Nations unies sur la protection des défenseurs des droits humains qui, en son article 3, recommande que les Etats internalisent ladite déclaration et fassent en sorte que la protection et la promotion des droits humains soient une effectivité qui relève de leurs obligations. Une exigence que confirme la directrice de l’administration pénitentiaire et de la protection des droits de l’Homme, Inès Toffoun. « Le Bénin doit se doter de cet instrument juridique », a-t-elle martelé avant d’encourager les participants à des échanges nourris.
Il est utile de rappeler qu’Amnesty International considère comme défenseur des droits humains, toute personne qui, individuellement ou en association avec d’autres, agit pour la défense et/ou la promotion des droits humains au niveau local, national, régional ou international. Il peut s’agir de journalistes, d’avocats, de professionnels de la santé, d’enseignants, de syndicalistes, de lanceurs d’alerte, de victimes ou de proches de victimes de violations des droits humains ou d’atteinte à ces droits, de membres d’organisations de défense des droits humains (dont Amnesty International).

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