Lutte contre la propagation du Covid-19: Les formations sanitaires et les pharmacies du Borgou mises en garde

Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori,

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Face à la situation épidémiologique inquiétante avec le nombre de cas qui ne cesse d’augmenter au Bénin, depuis quelques semaines, le directeur départemental de la Santé du Borgou, Ibrahim Mama Cissé, a effectué une sortie samedi 20 juin dernier à Parakou. Il a saisi l’occasion pour mettre en garde les formations sanitaires ainsi que les responsables des officines de pharmacie fonctionnelles dans le département.

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La virulence avec laquelle la pandémie du coronavirus se propage actuellement au Bénin exige un rappel à l’ordre des populations, par rapport au respect des mesures barrières édictées par le gouvernement. En témoignent les derniers chiffres enregistrés et qui donnent la trouille. Au cours d’une sortie, samedi 20 juin dernier à Parakou, le directeur départemental de la santé du Borgou, colonel Ibrahim Mama Cissé, est monté au créneau pour fustiger le comportement des formations sanitaires de son département, sans oublier les responsables de certaines pharmacies. D’eux, il attend plus d’implication dans la lutte engagée contre la pandémie au Bénin.
Pour riposter à la pandémie du coronavirus, informe-t-il, 29 formations sanitaires publiques comme privées du Borgou ont reçu des intrants. « Nous avons distribué les kits de dépistage au Pcr, des tests de dépistage rapide avec leurs lancettes, de la chloroquine et des masques. Environ 5 000 tests de dépistage rapide ont été distribués. Toutes les grandes cliniques de Parakou et des huit communes du Borgou, sans oublier tous les hôpitaux de zone du département ont été servis », a-t-il précisé. « Mais, force est de constater que ces formations sanitaires publiques et privées ne font pas de dépistages. Aucun de ces centres n’a déclaré un cas testé, ne serait-ce que négatif », a déploré le colonel Ibrahim Mama Cissé.
«Ils sont restés silencieux. Font-ils le dépistage ou ne le font-ils pas ? Leur silence indique qu’ils ne le font pas», a-t-il fait observer. «Si chacun d’eux a reçu 25 tests de dépistage rapide et un mois après, ils n’ont plus rien réclamé, cela veut dire qu’ils ne les ont pas utilisés», s’est-il indigné.
Pour les entreprises, sociétés et autres endroits de grande affluence, il recommande le dispositif de lavage des mains à pied. «C’est avec les pieds qu’il faut le manipuler et non les mains. Ce qui réduit le risque de voir la maladie se transmettre par les mains, grâce au toucher », a expliqué Ibrahim Mama Cissé. Il met surtout en garde les responsables des différentes pharmacies de la ville de Parakou qui n’ont pas encore respecté cette mesure. « C’est triste de constater que certaines pharmacies ont des dispositifs de lavage des mains à robinet manuel. Elles ont une semaine pour procéder à leur remplacement », a-t-il averti. « La prochaine fois, lorsque nous ferons le tour, ce sera la répression, allant même jusqu’à la fermeture de la pharmacie qui ne se serait pas conformée », a poursuivi le directeur départemental.
Par ailleurs, Ibrahim Mama Cissé a annoncé que des séances d’échanges et de sensibilisation sont également prévues, demain mardi 23 juin, avec les leaders religieux, les têtes couronnées et les responsables des forces de l’ordre. L’occasion permettra de leur rappeler le devoir qui leur incombe de continuer à faire respecter les mesures barrières.
« Les imams, pasteurs, prêtres et autres autorités religieuses seront appelés à respecter les engagements qu’ils ont pris avant le 2 juin, de faire respecter les mesures barrières dans les lieux de culte », a fait savoir le directeur départemental de la santé du Borgou.

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