Lutte contre le trafic de stupéfiants: 4, 700 tonnes de produits prohibés détruites

Par LANATION,

  Rubrique(s): Actualités |   Commentaires: Commentaires fermés sur Lutte contre le trafic de stupéfiants: 4, 700 tonnes de produits prohibés détruites

stupéfiants

Le ministère de la Justice a détruit par combustion, vendredi 30 juillet dernier, une quantité importante de divers stupéfiants sur le site y dédié dans la localité de Ouèssè commune de Ouidah. C’était en présence du directeur adjoint de cabinet dudit ministère et sous l’œil vigilant des forces de défense et de sécurité.

LIRE AUSSI:  Grève dans l'Enseignement maternel et primaire: Une indifférence totale au mot d’ordre de suspension à Parakou


Au total, 4 tonnes 700 kg de stupéfiants ont été brûlées à Ouèssè dans la commune de Ouidah dans le cadre de la lutte contre le trafic de ces produits au Bénin.
Après avoir mis feu aux produits déchargés dans un grand trou, Gilbert Ulrich Togbonon, directeur adjoint de cabinet du ministre de la Justice et de la Législation, explique ce geste du ministère. Il souligne que lorsque dans l’exercice de leurs prérogatives, les juridictions constatent des stupéfiants, elles ordonnent leur destruction après leur saisie. Cela traduit, laisse-t-il entendre, la volonté du chef de l’Etat et de son gouvernement d’éviter que le Bénin devienne une plaque tournante du trafic des stupéfiants. « C’est pour exécuter les décisions rendues par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) et le tribunal de première instance de première classe de Cotonou», poursuit-il. Les personnes impliquées sont des Béninois mais aussi d’autres nationalités qui ont été condamnées. A propos de la provenance des stupéfiants détruits, il indique qu’ils sont arraisonnés suite aux fouilles effectuées soit au Port de Cotonou, soit à l’aéroport international Bernardin Cardinal Gantin de Cotonou. Leur quantité est estimée à 4,700 tonnes dont 613 kg de cocaïne et d’héroïne.
Selon Séïdou Boni Kpégounou, directeur des Affaires pénales et des grâces, cette incinération traduit une réponse de l’Etat au trafic des stupéfiants et constitue l’aboutissement des activités de la commission de destruction des scellés des stupéfiants. Soutenant qu’il s’agit des stupéfiants, il assure que «des tests de confirmation de ces produits ont été faits dans des laboratoires agréés avant cette opération d’incinération».
La destruction des produits obéit à certaines règles. Ainsi, pour s’assurer qu’elle s’est déroulée dans les normes, Rosaire Attolou, directeur départemental Atlantique de l’Environnement et du Cadre de vie, s’est déplacé sur les lieux avec ses collaborateurs. Selon lui, toutes les dispositions environnementales sont prises pour que la destruction de ces stupéfiants se passe dans les règles de l’art.

LIRE AUSSI:  Présentation de vœux au médiateur de la République: 473 dossiers de réclamations vidés en 2017

Par Alain ALLABI