Lutte contre les hépatites virales: De fortes initiatives pour l’élimination du mal à l’horizon 2030

Par Isidore Alexis GOZO (gozoalexis6@gmail.com),

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L’Alliance Afrique francophone contre les hépatites (Aafhe) accompagne les Etats et les Organisations de la société civile à prendre des initiatives fortes pour l’élimination de l’hépatite à l’horizon 2030. Ceci dans le cadre du Projet d’appui à l’intensification des initiatives de lutte contre les hépatites virales en Afrique francophone (Pailhevaf) qui a connu l’adhésion des parlementaires béninois à la faveur d’un atelier tenu, jeudi 5 août dernier à Cotonou.

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Une nouvelle dynamique est impulsée à la lutte contre les hépatites virales en Afrique francophone. A travers le projet d’appui à l’intensification des initiatives de lutte contre les hépatites virales en Afrique francophone (Pailhevaf), l’Alliance Afrique francophone contre les hépatites (Aafhe) entend associer toutes les parties prenantes en vue d’engager une croisade contre les hépatites virales dans la région francophone. C’est en accompagnant les Etats et les Organisations de la Société civile (Osc) à prendre des initiatives fortes pour l’élimination des hépatites à l’horizon 2030.

A la faveur d’un atelier tenu, jeudi 5 août dernier à Cotonou, les parlementaires béninois se sont engagés dans cette bataille.
Nicolas Kodjoh, président de l’Alliance béninoise des Organisations de la Société civile contre les hépatites (Aboschvi), dans sa communication, au cours des travaux, a mis un accent particulier sur la prévention des hépatites. Les virus B et C déterminent, selon lui, les cas les plus graves, car ils peuvent durer plus de six mois et devenir chroniques, aboutir à des complications mortelles (cirrhose et cancer du foie) et la majorité des personnes malades (80 %) ne présente aucun signe apparent. Il précise que les hépatites virales posent un problème majeur de santé publique au Bénin, et les complications ont un impact négatif sur le développement, motif pour lequel il est important de vulgariser les moyens efficaces de contrôle et de traitement, car les hépatites B et C sont évitables.

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Partition des parlementaires

L’hépatite ne doit plus être une cause de mortalité au Bénin. Pour y arriver, Nicolas Kodjoh propose de mettre en place un système de renforcement des connaissances sur la maladie, la promotion des actions de prévention, du dépistage et de la vaccination, la prise en charge des gestantes séropositives, et sensibiliser pour limiter les modes de transmission et les facteurs à risque. « L’hépatite ne peut plus attendre ! Il est temps d’agir pour sauver des vies », a-t-il martelé. Romuald Djivoessoun, secrétaire permanent de l’Affhe, quant à lui, a animé une communication sur le thème « Rôle et engagement des parlementaires béninois pour intensifier les actions de lutte ». Il explique qu’au regard du contexte actuel, avec l’hépatite virale qui représente l’une des menaces les plus graves auxquelles l’Afrique est confrontée, le rôle des parlementaires dans la riposte est majeur.

Après un bref rappel des rôles traditionnels reconnus aux parlementaires, le communicateur a dressé en quatre points la responsabilité déterminante des élus du peuple dans ce combat, à savoir : porter les préoccupations des populations, des Osc et des malades de l’hépatite à travers des questions au gouvernement, s’assurer, avant le vote du budget général de l’État, que des ressources suffisantes sont prévues pour la prévention, les soins et le traitement de l’hépatite et saisir toutes les opportunités pour plaider auprès des Partenaires techniques et financiers à accompagner le Bénin dans sa volonté d’éliminer l’hépatite à l’horizon 2030. Il s’agira aussi d’organiser des missions parlementaires pour évaluer les politiques et décisions prises par l’Exécutif en ce qui concerne la vaccination des nouveau-nés dès la naissance et de planifier des initiatives et actions parlementaires pour un suivi des interventions visant l’élimination de l’hépatite. « La voix des parlementaires doit faire échos dans les débats nationaux, régionaux et internationaux sur les hépatites, et ils doivent veiller au respect des engagements pris par les autorités en matière de lutte contre les hépatites virales», a-t-il fait savoir.
Pour finir, il a indiqué qu’avec l’avènement du Réseau des parlementaires de l’Afrique francophone contre les hépatites et l’engagement remarquable de ses membres, l’Afrique francophone en général et le Bénin en particulier ont de fortes chances d’être hissés au rang des pays ayant fait de progrès remarquables pour l’élimination de l’hépatite d’ici 2030, mais pour qu’il en soit ainsi, chaque parlementaire a un rôle déterminant à jouer. Au terme des travaux, des recommandations ont été formulées et un appel à l’action des parlementaires a été lancé pour une mobilisation politique, un renforcement des politiques de prévention, une stratégie active de dépistage, un accès aux traitements pour tous, une intensification des efforts de recherche pour la guérison de l’hépatite B et un renforcement des politiques d’information des citoyens, de respect des personnes et de formation des professionnels.