Mahiédine Moussaoudou au sujet du concours panafricain #Fast Track Tech:« Ce prix est une reconnaissance et un véritable encouragement… »

Par Christian HOUNONGBE,

  Rubrique(s): Société |   Commentaires: Commentaires fermés sur Mahiédine Moussaoudou au sujet du concours panafricain #Fast Track Tech:« Ce prix est une reconnaissance et un véritable encouragement… »


En novembre dernier, la start-up Azowato.com a remporté le concours organisé par #Fast Track Tech et Afric Arena au profit des start-up prometteuses au Bénin, en Côte d’Ivoire, en Éthiopie, au Mali, au Rwanda, en Tanzanie et en Zambie. Dans cette interview, Mahiédine Moussaoudou, fondateur de cette start-up parle de cette innovation qui leur a permis de gagner 5 000 Usd en espèces de #FastTrackTech et 25 000 Usd de crédit Amazon Web Services (Aws) et plaide pour la pérennisation de cette initiative.

LIRE AUSSI:  Comité national d’interopérabilité: Les membres installés

La Nation : Dans le cadre du projet #Fast Track Tech, vous avez remporté le concours panafricain des start-up tech au niveau du Bénin. Quelles sont vos impressions ?

Mahiédine Moussaoudou: Nous sommes très heureux d’avoir remporté cette compétition panafricaine. Ce prix est une reconnaissance du travail bien fait et un véritable encouragement pour notre équipe. Le parcours de toute start-up est jonché de difficultés, mais lorsqu’une institution internationale reconnaît vos mérites, cela donne envie de se surpasser.
Qu’est-ce qui a milité en faveur de votre start-up pour lui valoir ce prix ?

Azowato.Com est une plateforme web collaborative de mise en relation entre les talents africains dans les domaines du graphisme, du développement web, de la rédaction web, du référencement web avec les entreprises et particuliers qui souhaitent se faire réaliser des tâches ponctuelles rapidement et à juste prix. Nous avons participé à cette compétition avec une ferme conviction de proposer une véritable solution qui servira à la jeunesse africaine en général, et celle béninoise en particulier. En plus d’avoir une grande expérience dans ce type de compétition, nous nous sommes vraiment apprêtés pour attirer l’attention du jury. Nous avons également été focus sur ce que nous souhaitons faire avec les ressources qui nous seront allouées.

LIRE AUSSI:  Affrontements entre militaires et zémidjan à Akpakpa: Un mort et des dégâts matériels

Vous bénéficiez d’un appui de 5 000 Usd pour mettre en œuvre des activités liées au développement de l’entreprise. Comment vous y prenez-vous ?

Avant de participer à cette compétition, nous avons toujours eu une feuille de route stricte. Nous savions à l’avance ce que nous allions faire en cas d’entrée de ressources techniques et financières. C’est d’ailleurs les différentes actions à mener, ainsi que les indicateurs de performances que nous avons décrits au jury lors de la compétition. Actuellement, nous avons démarré les actions prévues.

Ce concours a été organisé dans le cadre du projet Fast Track Tech. Que pensez-vous de cette initiative ?

Au lancement du projet Fast Track Tech, nous n’avons pas cru en son efficacité, car de nombreux programmes naissent, mais n’aident pas vraiment les entrepreneurs. Généralement, tout se limite à des séries de formations. Avec Fast Track Tech, nous sommes allés au-delà des formations et du coaching personnalisé. Nous avons bénéficié d’une diversité d’expertises en fonction de nos besoins. Pas de contrainte ! Nous sommes libres de participer à la formation de notre choix. Ce qui nous permet d’optimiser notre temps et nos ressources. Nous avons également eu l’opportunité de participer à deux évènements internationaux, dont Afric Arena (Afrique du Sud) et Web Submit 2020 (Portugal). Nous avons également bénéficié de 25 000 $ de crédit Aws Amazon et de nombreuses réductions sur des solutions numériques.

LIRE AUSSI:  Incendie à Porto-Novo : Trois boutiques consumées au marché d’Ahouangbo

Pensez-vous que la pérennisation du projet pourra contribuer à l’éclosion des start-up ?

Oui, les start-up africaines ont besoin de programmes performants comme Fast Track Tech. Si nous avions connu ce type de programme dès nos débuts en 2017, nous serions peut-être déjà très loin. Nous souhaitons vivement que ce programme se pérennise et soit soutenu davantage par les partenaires techniques et financiers.

En dehors de ce prix, avez-vous déjà reçu d’autres lauriers ?

Bien sûr, Azowato s’est toujours démarquée dans l’écosystème entrepreneurial. Elle a démarré ses activités en 2017 et depuis ce temps, elle a remporté plusieurs prix et participé à plusieurs événements internationaux : Lauréat Tony Elumelu Fondation 2018, “Meilleures start-up Made in Benin 2018”, lauréat du programme « 100 African Startups Initiative 2018 » de Wyf en Egypte, finaliste « Prix Afrique » de « 10 000 Start-up pour changer le monde » de La Tribune et Bnp Paribas ; finaliste Get In The Ring Bénin 2019 ; Start-up incubée et accélérée par le programme Incubima de Sèmè City.

LIRE AUSSI:  Fonctionnement du Parlement: Le personnel militaire parlementaire aguerri sur ses rôles

Quelles sont vos relations avec les autres start-ups surtout en cette période de crise sanitaire due au coronavirus ?

Azowato collabore beaucoup avec les autres start-ups de son écosystème, car elles sont ses premiers clients, surtout lorsqu’elles démarrent leurs activités. C’est le moment propice pour les aider à bénéficier de l’expertise de nos free-lances sans exploser leur portefeuille. Depuis l’avènement de la crise liée au Covid-19, nous facilitons la continuité des activités sans contact physique et le respect des mesures barrières pour éradiquer ce virus.

Quels sont vos conseils aux jeunes pousses ?

Au regard de notre expertise dans l’univers des start-up, je pense qu’il faut commencer petitement, sacrifier du temps et de l’énergie, accepter mettre ses propres ressources pour évoluer jusqu’à un niveau donné avant de prétendre bénéficier d’un appui quelconque. Même vos proches et amis veulent être convaincus que votre solution ou produit marche avant de le tester.