Marché de bétail de Tohoué à Sèmè-Podji: Ultimatum aux vendeurs de moutons pour déguerpir

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau,

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Les vendeurs de moutons du marché de bétail de Tohouè risquent gros

Les vendeurs de moutons et autres acteurs du marché illégal de bétail de Tohouè dans la commune de Sèmè-Podji ont été une énième fois sommés de vider sans délai les lieux pour regagner le site de Zè réservé par le gouvernement à cette activité.

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Autrement, ils subiront les conséquences de leur entêtement pouvant aller jusqu’à leur arrestation par la Police. Le préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou, a été on ne peut plus claire avec eux lors de sa visite, mercredi 8 septembre dernier sur le terrain. Mais, à la date de ce lundi 13 septembre, les intéressés n’ont pas bougé. C’est le statu quo sur le site laissant croire que l’autorité préfectorale a prêché dans le désert lors de sa dernière visite inopinée où elle a relevé le caractère illégal du marché de bétail de Tohouè. Et elle a invité les occupants du site à cesser de faire de la rébellion et la sourde oreille à la décision du gouvernement les sommant de rejoindre le marché de bétail de Zè. « Lorsque l’État prend une décision, celle-ci doit être exécutée. C’est après avoir fini de l’exécuter que l’on peut maintenant faire des doléances et être mieux écouté », a insisté le préfet de l’Ouémé. Cette descente de Marie Akpotrossou intervient après une énième visite de son prédécesseur sur le même site. «Je ne suis pas contente de vous. Ici, ce n’est pas un marché, il faut écouter et respecter la décision du gouvernement. En tant que bons croyants, vous devez respecter celui que Dieu a placé devant vous », a fait observer Marie Akpotrossou. Elle a sensibilisé ses interlocuteurs en langue française, fon et dendi afin de mieux faire passer son message.
Le préfet de l’Ouémé a poursuivi en constatant avec amertume que l’opération menée par la Police républicaine, le 15 juillet dernier, où la saisie d’une vingtaine de bêtes a été opérée n’a pas du tout servi de leçon aux intéressés pour les amener à quitter les lieux. Ce sera désormais des hommes, qui seront arrêtés prochainement en plus des bêtes si les vendeurs de moutons continuent de faire la sourde oreille, menace Marie Akpotrossou.
Le président des vendeurs du marché de bétail de Tohouè, Arouna Moumouni, et la représentante des femmes, Djémilath Idohou, disent ne pas être contre la décision de leur déguerpissement prise par le gouvernement. Ils affirment même être prêts à l’instant pour partir. Seulement, ils plaident que l’Etat leur trouve un autre endroit dans la commune de Sèmè-Podji. Pour eux, le site de Zè est trop éloigné pour leurs clients dont la grande partie habite les régions de l’Ouémé-Plateau et le Nigeria. L’autorité préfectorale était accompagnée, pour la circonstance, des cadres techniques et administratifs de la préfecture de Porto-Novo ainsi que de ceux des directions départementales de l’Elevage et de la Police nationale de l’Ouémé.

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