Mauvaise gestion au Fnm: Probable mandat d’arrêt international contre l’ancien Dg Komi Koutché

Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau,

  Rubrique(s): Actualités |   Commentaires: Commentaires fermés sur Mauvaise gestion au Fnm: Probable mandat d’arrêt international contre l’ancien Dg Komi Koutché


L’ex-directeur général du Fonds national de la microfinance (Fnm), Komi Koutché, est dans de beaux draps. Un mandat d’arrêt international sera probablement décerné contre lui par le juge du tribunal de première instance de première classe de Cotonou en charge de l’instruction de l’affaire de mauvaise gestion présumée au Fnm. Cette décision fait suite à l’absence répétée du mis en cause qui n’a pas répondu aux différentes convocations à lui adressées par le juge. Un mandat d’amener sera aussi lancé contre Jean Panti qui a succédé à Komi Koutché à ce même poste. Ces deux anciens directeurs généraux du Fnm activement recherchés par la police sont tous deux cités dans cette affaire dans laquelle ont été placés sous mandat de dépôt dans la même soirée de ce vendredi 23 février, dix agents du Fnm, du Trésor public, des Services financiers décentralisés. Ils ont été incarcérés par le juge après plusieurs heures d’auditions. Des sources proches du tribunal de première instance de première classe de Cotonou renseignent que les mis en cause sont écroués pour des chefs d’inculpation de détournements de deniers publics, de blanchiment d’argent et d’escroquerie.  

LIRE AUSSI:  Du social au profit des travailleurs : La Cnss va financer 3175 logements économiques

Il faut rappeler que l’ouverture de cette information judiciaire fait suite à la transmission à la justice du rapport d’audit organisationnel, comptable et finances du Fnm au titre des exercices 2013 à 2016 commandité par le gouvernement du Nouveau départ. Lequel audit a révélé de nombreuses irrégularités portant préjudice à l’Etat, renseigne le communiqué du Conseil des ministres en date du 2 août 2017 qui a délibéré, entre autres, sur le dossier. Il a été noté des pertes de ressources publiques à hauteur de 40,6 milliards FCfa, un montant total d’impayés évalués à près de 20 milliards F Cfa au 31 décembre 2016, l’identification de près de 23 milliards F Cfa de crédits irrégulièrement accordés par le Fnm et 315 millions FCFA de dépenses jugées non pertinentes et non justifiées. Aussi, l’audit a-t-il relevé de graves irrégularités dans la gestion des marchés publics. Ici, spécifiquement, les contrôles ont permis de constater un montant total de 202 millions F Cfa de marchés de gré à gré passés sans autorisation préalable de la direction nationale de contrôle des marchés publics et des pratiques collusoires sur des marchés publics évalués à 197 millions F Cfa, détaille le même communiqué du Conseil des ministres. Face à ce scandale financier présumé, le gouvernement a instruit le ministre chargé de la Justice, d’engager des poursuites judiciaires appropriées contre les mis en cause, en relation avec son collègue d’Economie et des Finances. La procédure judiciaire a fait son petit bonhomme de chemin. Elle a livré ses premiers secrets dans la soirée de ce vendredi 23 février dernier avec l’incarcération de certains mis en cause.

LIRE AUSSI:  Conseil des ministres: Les prix des produits pétroliers ajustés

Les choses se compliquent ainsi pour Komi Koutché contre qui la justice avait déjà engagé au Parlement via le ministre chargé de la Justice, une procédure de traduction devant la Haute Cour de justice pour détention illégale d’une forte somme d’argent à domicile, alors ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances.

L’ex-directeur général du Fonds national de la microfinance (Fnm), Komi Koutché, est dans de beaux draps. Un mandat d’arrêt international sera probablement décerné contre lui par le juge du tribunal de première instance de première classe de Cotonou en charge de l’instruction de l’affaire de mauvaise gestion présumée au Fnm. Cette décision fait suite à l’absence répétée du mis en cause qui n’a pas répondu aux différentes convocations à lui adressées par le juge. Un mandat d’amener sera aussi lancé contre Jean Panti qui a succédé à Komi Koutché à ce même poste. Ces deux anciens directeurs généraux du Fnm activement recherchés par la police sont tous deux cités dans cette affaire dans laquelle ont été placés sous mandat de dépôt dans la même soirée de ce vendredi 23 février, dix agents du Fnm, du Trésor public, des Services financiers décentralisés. Ils ont été incarcérés par le juge après plusieurs heures d’auditions. Des sources proches du tribunal de première instance de première classe de Cotonou renseignent que les mis en cause sont écroués pour des chefs d’inculpation de détournements de deniers publics, de blanchiment d’argent et d’escroquerie.  

LIRE AUSSI:  Montage des dossiers de microcrédit: Le Fnm et l’Apsfd outillent les gestionnaires de prêt

Il faut rappeler que l’ouverture de cette information judiciaire fait suite à la transmission à la justice du rapport d’audit organisationnel, comptable et finances du Fnm au titre des exercices 2013 à 2016 commandité par le gouvernement du Nouveau départ. Lequel audit a révélé de nombreuses irrégularités portant préjudice à l’Etat, renseigne le communiqué du Conseil des ministres en date du 2 août 2017 qui a délibéré, entre autres, sur le dossier. Il a été noté des pertes de ressources publiques à hauteur de 40,6 milliards FCfa, un montant total d’impayés évalués à près de 20 milliards F Cfa au 31 décembre 2016, l’identification de près de 23 milliards F Cfa de crédits irrégulièrement accordés par le Fnm et 315 millions FCFA de dépenses jugées non pertinentes et non justifiées. Aussi, l’audit a-t-il relevé de graves irrégularités dans la gestion des marchés publics. Ici, spécifiquement, les contrôles ont permis de constater un montant total de 202 millions F Cfa de marchés de gré à gré passés sans autorisation préalable de la direction nationale de contrôle des marchés publics et des pratiques collusoires sur des marchés publics évalués à 197 millions F Cfa, détaille le même communiqué du Conseil des ministres. Face à ce scandale financier présumé, le gouvernement a instruit le ministre chargé de la Justice, d’engager des poursuites judiciaires appropriées contre les mis en cause, en relation avec son collègue d’Economie et des Finances. La procédure judiciaire a fait son petit bonhomme de chemin. Elle a livré ses premiers secrets dans la soirée de ce vendredi 23 février dernier avec l’incarcération de certains mis en cause.

LIRE AUSSI:  Viabilité des Systèmes financiers décentralisés: Réflexions sur l’efficacité des systèmes d’information et de gestion

Les choses se compliquent ainsi pour Komi Koutché contre qui la justice avait déjà engagé au Parlement via le ministre chargé de la Justice, une procédure de traduction devant la Haute Cour de justice pour détention illégale d’une forte somme d’argent à domicile, alors ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances.