Meurtre (23e dossier): Koffi Zingli condamné à 12 ans de travaux forcés

Par Didier Pascal DOGUE,

  Rubrique(s): Société |   Commentaires: Commentaires fermés sur Meurtre (23e dossier): Koffi Zingli condamné à 12 ans de travaux forcés


A l’occasion de sa session supplémentaire 2018, la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou a connu du vingt-troisième dossier inscrit à son rôle, vendredi 10 août dernier. Il a porté sur le meurtre commis par Koffi Zingli sur Alexis Zoungbénou. Après délibérations, l’accusé Koffi Zingli a été condamné à 12 ans de travaux forcés. Il retourne en prison pour deux ans encore.

LIRE AUSSI:  Décision de la Fbf relative au barrage Asvo Fc#Upi-Onm: Valère Kakaï-Glèlè relève des incohérences

Douze ans de travaux forcés, c’est la sentence qui a été retenue à l’encontre de Koffi Zingli, reconnu coupable de meurtre commis sur la personne d’Alexis Zoungbénou.
A la barre, vendredi 10 août dernier, l’accusé n’a pas nié les faits pour lesquels il était poursuivi. Prié de décrire les circonstances dans lesquelles le crime est intervenu, il s’est expliqué tentant de voiler certains détails. Détails que la finesse et le professionnalisme de la cour auront permis de dévoiler. Puis la lecture de certaines pièces a permis aux membres de la cour d’établir définitivement, peut-on avancer, leur religion sur le crime ainsi commis.
L’avocat général n’a pas tardé à retenir la culpabilité de Koffi Zingli. Pour lui, les éléments constitutifs du crime de meurtre sont réunis : les éléments légal, matériel et intentionnel.
S’agissant de l’élément légal, le ministère public prend appui sur les articles 295 et 304 du Code pénal. Il ne fait l’objet d’aucun doute que tout le corps du délit est constitué, selon lui.
En ce qui concerne l’élément matériel, l’accusé a poignardé la victime qui s’est effondrée dans une mare de sang. Il l’a reconnu à la barre, indique l’avocat général.
Par rapport à l’élément intentionnel, il se déduit de l’élément matériel. Dès lors, conclut l’avocat général, l’accusé est accessible à la sanction pénale, parce qu’il est pénalement responsable. Il ne souffre d’aune altération de ses facultés mentales, relève le ministère public. Il requiert donc de condamner Koffi Zingli à 20 ans de travaux forcés.
Des réquisitions qui ne rencontrent pas l’assentiment de Me Louis Fidégnon, commis pour défendre Koffi Zingli. La défense réclame une justice humaine, car il s’agit du procès de la pauvreté, apprécie Me Louis Fidégnon. Son client, selon lui, a déjà accompli dix ans de détention préventive. La victime, relève la défense, devrait réclamer sa dette par voie légale. Au lieu de s’en prendre physiquement à son vis-à-vis. L’accusé, justifie-t-il, n’avait aucune envie de tuer. Il sollicite alors que la cour requalifie le meurtre en coups mortels qui tombent sous le coup de l’article 309 alinéa 4 du Code pénal. Me Louis Fidégnon embraie sur l’excuse de provocation et demande alors de condamner son client au temps déjà passé en prison.
La cour s’est retirée et après délibérations a condamné Koffi
Zingli à 12 ans de travaux forcés.
Pour les intérêts civils, le frère aîné de la victime, Valentin Zoungbénou s’est constitué partie civile et a réclamé 10 millions de francs Cfa à titre de dommages-intérêts pour s’occuper des orphelins et de leur mère. Des prétentions révisées à la baisse par la cour à 5 millions de francs Cfa que Koffi Zingli devra payer au frère aîné de la victime.

LIRE AUSSI:  Grande campagne d’évangélisation à Natitingou: Per Hyldgaard mobilise des peuples pour Jésus

Résumé des faits

Courant 2008, le nommé Alexis Zoungbénou a sollicité l’intervention de Koffi Zingli pour l’aider à prendre en mariage sa jeune sœur
Véronique Zingli. En contrepartie pour ce travail, il a reçu de l’argent de la part d’Alexis Zoungbénou. Mais Véronique Zingli aurait refusé ce mariage arrangé en choisissant son mari de qui elle serait tombée enceinte.
Mécontent, Alexis Zoungbénou a commencé par exiger de Koffi Zingli le remboursement de son argent. C’est dans cette situation que les deux protagonistes se sont rencontrés fortuitement sur la route de Soyo dans la commune d’Allada dans la soirée du 29 avril 2008. Une altercation est survenue entre les deux et Koffi Zingli a poignardé Alexis Zoungbénou qui rendit l’âme sur le champ dans une mare de sang.
Interpellé et poursuivi pour meurtre, Koffi Zingli a reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure?
Composition de la cour

Président : Wulfran Gbaguidi
Assesseurs : Martial Boko
Serge Tchina
Jurés : Bouraïma Kotchégbé
Hélène Dagba
Sosthène d’Almeida
Pélagie Lokossou

LIRE AUSSI:  Conférence administrative départementale de l’Ouémé: Le préfet Joachim Apithy délocalise la réunion mensuelle à Dangbo

Ministère public : Marc Robert Dadaglo
Greffier : Félicien Fatondji